Le cabinet dentaire du Dr Klaus Simon
collectionneur à Munich

En Bavière, au centre de Munich, le Docteur Klaus Simon a la chance d’exercer dans un univers privilégié. En effet ce grand amateur d’antiquités dentaires nous accueille dans un très vaste et moderne cabinet où il a su remarquablement intégrer sa passion à son exercice professionnel quotidien.

(cliquer sur les vignettes pour les agrandir)

Photo traditionnelle d’accueil dans un cabinet Ritter des années 1930
Klaus Simon est debout à gauche.

Vues du cabinet avec de nombreux rappels historiques

L’enfilade des quatre cabinets

 

Exposées au mur quelques pages originales, avec de magnifiques cuivres gravés, des « Œuvres de chirurgie » de Jacques Guillemeau, édition de Buon à Paris 1612.

Mais venons à une vitrine qui contient les pièces maîtresses de la collection. Devant l’importance et la qualité de cette collection, avec beaucoup de difficultés, nous sommes obligés de faire une sélection des pièces les plus marquantes. Cette exceptionnelle collection pourrait quasiment se passer de commentaire.

Deux très exceptionnels forceps provenant de fouilles de sites romains en Turquie
Ca.300 apr.J.C.

Une des vitrines

 

Six instruments probablement 15-16ème dont deux remarquables abaisse-langue.

 

Trois rares pélicans métal et bois de sorbier ou buis.

 

Trois pélicans 17-18ème dont deux adaptables par mécanisme de vis sans fin.
Un plus tardif avec placages et bouton de réglage en ivoire.

 

Trois belles et curieuses clés pour extractions en forme de clés domestiques.

 

Trois clés de Garengeot particulières :
Clé «deux en un» avec l’élévateur comme levier de rotation.
Clé avec panneton dirigé (devait poser des problèmes de manipulations)
Clé avec système à double poignée de blocage du panneton.

 

Deux classiques daviers 18ème.

 
Davier à extraction verticale avec son appui postérieur sur les dents collatérales
 

Deux élévateurs tiretoires et deux autres dont un pied-de-biche, 17-18ème

 

Deux élévateurs à manches plaqués ivoire de chez Weiss à Londres 19ème

 

Porte–foret de Hickleys, ca.1860. La fraise est activée par un levier relié à un système de poulie et ressort de rappel. Un des premiers porte-foret manipulables d’une seule main

Passons à une seconde vitrine contenant aussi des pièces remarquables :

Dans sa partie supérieure sont exposés, entre autres : Une traduction allemande de 1733 du « Chirurgien Dentiste » de Pierre Fauchard , une autre traduction allemande des « Instruments de Chirurgie » de Garengeot et de nombreux livres relatifs à l’Art dentaire. Nous y trouvons aussi une série de boites à poudre dentifrice d’origine anglaise.

L’étage en dessous contient des brosses à dents et trousses d’hygiène dentaire.

Deux magnifiques brosses à dents composées de corps en vermeil et manches en nacre avec palmettes sculptées. Sur l’une incrustation d’un médaillon or, émaillé d’une pensée. Paris ca. 1825

Au niveau inférieur on peut admirer :

Deux prothèses haut et bas en ivoire avec ressorts de sustentation

 

Un remarquable modèle en ivoire montrant en position un appareillage d’orthodontie de Georges Carabelli à Vienne, milieu 19ème

 

Beau coffret à plusieurs tiroirs d’origine anglaise 19ème, où sont regroupés à la fois des instruments pour travailler en bouche et des instruments pour fabrication prothétique

 

Détail du pélican et du tiretoire adaptable du coffret

Naturellement le cabinet a une sympathique salle d’attente avec de nombreuses illustrations dont certaines humoristiques :

 "Aux grands maux
les grands remèdes"

Au hasard des couloirs deux pièces historiques :

Un grand thermos à eau chaude dont beaucoup de cabinets sans eau courante étaient équipés au 19ème

Un tour électrique Columbia de Ritter
ca. 1895

Le moteur est suspendu par son câble d’alimentation passant par les poulies de sa potence murale. Un contrepoids permet d’adapter la hauteur du tour. Il tourne de 1000 à 5000 tours minute. Equipé d’un agréable rhéostat à pédale qui en augmentait l’ergonomie, le tour Columbia fut adopté par de nombreux praticiens de l’époque.

A une extrémité du cabinet est situé un grand laboratoire de prothèse et l’accès à une salle de détente, cafétéria, garnie de nombreux documents sur les vins, autre passion de Klaus dont il est grand amateur et fin connaisseur. Mais l’endroit le plus secret de Klaus se trouve près de son bureau, à l’autre extrémité de son cabinet : C’est un laboratoire personnel d’électronique, encore une autre passion et autre détente de Klaus.

L’endroit le plus secret du cabinet !

Une fois de plus nous constatons que le patrimoine des collectionneurs particuliers est d’une très grande richesse. De plus lorsque ces collectionneurs sont des passionnés comme Klaus Simon nous pouvons alors admirer une collection exceptionnelle. Félicitations pour cette remarquable collection mais aussi pour son intégration spécialement réussie dans un exercice moderne de dentisterie.

Un excellent dessin humoristique, mais de quoi réfléchir

Reportage photographique de l’ASPAD avec la très aimable autorisation du Dr Klaus Simon que nous remercions vivement pour son accueil chaleureux.

VISITE

Collectionneur ou simplement amateur de passage à Munich n’hésitez pas à contacter Klaus :

Dr. Klaus Simon
Nordendstrasse 64
D 80801 MUNCHEN ALLEMAGNE

Tel : 089/271 25 72
Fax : 089/272 38 45
Email : simondesign@addcom.de
Web site : http://www.bestdentist.de

 
     

 

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