La collection odontologique
du Musée de la Médecine d'Ingolstadt en Bavière

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Vue du musée côté jardin

Dans la vieille ville d’Ingolstadt, magnifique citée historique de Bavière, se trouve le musée allemand de l’histoire de la médecine. Ce musée est situé dans l’ancien pavillon d’anatomie de la faculté de médecine d’Ingolstadt fondée en 1472, première université bavaroise. Ce pavillon superbement restauré, avec son jardin botanique, abrite des collections très importantes et remarquablement bien présentées.

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Parmi les spécialités du musée nous nous limiterons plus spécifiquement à sa collection odontologique dont quelques pièces ont été prêtées par l’association fédérale des dentistes allemands de Cologne.

Fauteuil dentaire allemand, seconde moitié du 19ème

Magnifique fauteuil avec ses extrémités d’accoudoirs à tête de chien, ainsi que ses pieds très élégants à pattes animalières. Ce fauteuil en grande partie en bois a manifestement été inspiré d’autres fauteuils à structures métalliques des années 1860-1880. On y retrouve les réglages sophistiqués d’une têtière à repose bras adaptable en toutes orientations, d’une hauteur de dossier modifiable avec possibilité de bascule arrière couplée à un mouvement du marchepied grâce à un système de translation métallique parallélépipédique passant sous le siège. Le marchepied est à complément escamotable et à longueur modulable. De plus une manivelle permet l’élévation sur sa base de l’ensemble du fauteuil qui sur cette même base peut être complètement basculé.

Les qualités d’adaptation de ce fauteuil ne sont pas sans rappeler celles des fauteuils comme le Simplex d’Adam Schneider fabriqué à Berlin à la même époque. Il s’agit d’une superbe fabrication artisanale avec certainement recherche esthétique d’amateur d’ébénisterie tout en gardant des possibilités ergonomiques remarquables.

Au-dessus de ce fauteuil une représentation de Sainte Apolline, martyre chrétienne du 3ème siècle, huile sur toile datée de 1731, bel exemple baroque de cette sainte patronne des patients et des dentistes avec son instrument de torture et sa palme de martyre.

Sainte Apolline

Le médecin dans la poche

Mouchoir, serviette d’instruction, imprimé avec conseils d’hygiène et de soins médicaux domestiques, France vers 1830, impression rouennaise de chez E.Renault. Scène animée d’un charlatan vendant ses remèdes et arrachant une dent.

 

Examinons dans une vitrine quelques prothèses et instruments intéressants :

Prothèse japonaise en bois avec incrustations de pierres taillées à la place des dents, 18ème

Prothèse complète en céramique d’une pièce
ca. 1880

Copie de prothèse
de contention
étrusque
avec fil d’or

Prothèses en céramique articulées par deux ressorts de sustentation

Prothèse squelettée
fin 19ème

Nécessaire à dents, dans son étui, probablement 17ème Magnifique forceps 17ème Pélican à deux branches
Pélican tiretoire, France 16ème Trois daviers 18ème
Curieuse clef dentaire à système de blocage
pour extraction perpendiculaire à appui latéral
Simple clef dentaire
à manche en nacre

Une autre vitrine est consacrée en partie aux aurifications :


Maillet à aurification à percussions sur tour

Boite à or pour aurifications, avec pelotes d’or de tailles différentes. Brème ca. 1900 Maillet à aurification à monter sur tour, dans son étui Maillet électromagnétique de Bonwill, SS.White 1880
Rare maillet à aurification pneumatique Coffret de dentisterie manches en ivoire, fin 19ème Instruments dentaires fin 19ème
Masque d’application d’anesthésie au chloroforme Soufflet pour administration d’anesthésie Seringue d’anesthésie dentaire vers 1920
 
 
 

L’un des premiers stérilisateurs à pression de vapeur d’eau : Lautenschläger, Berlin 1889

 

 

Le musée possède quelques pièces des débuts des rayons X.

Série de tubes radiogénes sur râtelier de radiologie. De gauche à droite : Tube à gaz de Crookes à régulateur par étincelage, ca. 1905. Tube de Crookes, anticathode en platine avec refroidissement par aillettes, ca. 1910. Quatre tubes à vide de Coolidge, ca.1920-1930. Le plus petit, avec système de refroidissement de l’anticathode à circuit d’eau date des années 1920.

Coupe d’un générateur de Rayons X de 1935

Une révolution en radiologie dentaire : « L‘Héliosphère de Siemens », plus connue comme : « Kugel von Siemens » en 1935. Il s’agit de l’adaptation du modèle CDX ( Coolidge Dental X Rays unit) 1921, de la General Electric Co de 1933, premiers générateurs Shock Proof. Le transformateur et le tube radiologique de Coolidge miniaturisé sont concentrés de manière compacte pour offrir un maximum de sécurité dans les maniements des tubes radiogénes. Sur cette coupe on distingue en haut les enroulements des transformateurs haute et basse tensions, avec noyaux magnétiques feuilletés. En bas le tube à rayons X Coolidge compact. Le tout tient dans une sphère de vingt centimètres de diamètre. Ce générateur d’une très grande fiabilité eut un énorme succès pendant plus de vingt ans.

Collier de dentition, tissé en soie, avec émission d’électricité statique, début 20ème

Petit crachoir manuel

 

Coffret d’électrothérapie, ca. 1865

C’est une machine magnéto-électrique de Davis Kidder pour faradisation, par Cutts et Scutton de Sheffield, avec démultiplication à entraînement par engrenage. Cette machine était destinée aux troubles nerveux et psychologiques. Elle était efficace aussi pour de nombreuses pathologies, notamment pour les douleurs dentaires, les névralgies dont « Le tic douloureux ». Cet appareil d’électrothérapie figure dans le premier catalogue dentaire illustré de la maison Claudius Ash de Londres en 1865.

Nous présentons pour finir quatre autres appareils d’électrothérapie, à usage éventuellement bucco dentaire, parmi la très importante collection du musée :

Coffret pour galvanisation, ca. 1935. Permettant la cataphorèse dentaire. Coffret pour galvanisation, ca. 1950.
Appareil Monopol, Berlin ca. 1910 : Très complet pour galvanisation, faradisation, galvanocaustie et fulgarisation. Appareil Erbostat, Tübingen ca. 1920 : Pour galvanisation, faradisation, endoscopie et cautérisation.

Le musée allemand de l’histoire de la médecine d’Ingolstadt avec de nombreuses pièces exceptionnelles possède, entre autres, une collection odontologique remarquable, d’un intérêt incontestable. Le cadre magnifique, l’excellente présentation et le très chaleureux accueil bavarois font d’Ingolstadt, ville très sympathique, une étape obligatoire pour tous les amateurs d’antiquités médicales.

REMERCIEMENTS

REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE DE L’ASPAD
AVEC LA TRĒS AIMABLE AUTORISATION DU PROF. DR. CHRISTA HABRICH, CONSERVATRICE DU MUSĒE, POUR SA DIFFUSION SUR NOTRE SITE INTERNET.

INFORMATIONS PRATIQUES POUR LA VISITE DU MUSÉE

Deutsches Medizin Historisches Museum.
Anatomiestrasse 18-20
D 8070 INGOLSTADT
ALLEMAGNE
Tél: ( 08 41) 30 54 93

Le musée se trouve dans le bâtiment de l’ancien pavillon d’anatomie de la faculté, à proximité des murailles de la ville, prés de la « porte du bourreau » ( Taschenturm ).

Parking à proximité.

Ouvert tous les jours de 10h à 12 h et de 14h à 17h.

Fermé le lundi.

Entrée payante, mais libre le dimanche.

Collection permanente avec expositions temporaires.

Photographies sur autorisation écrite du musée.

Librairie de vente du musée : Bien documentée, publications du musée, nombreux livres et cartes postales.

 
     

 

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