Perturbations le jeudi 9 mai 2019

Attention, en raison de divers appels à la grève, l’ouverture et les services de la BIU Santé (pôles Médecine et Pharmacie) risquent d’être perturbés le jeudi 9 mai 2019.

Plus d’informations seront données ici (et sur les réseaux sociaux) dès que possible.

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Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Fermeture du 8 mai 2019

La BIU Santé sera fermée le mercredi 8 mai 2019, jour férié.

Mais elle sera ouverte normalement le reste de la semaine.

Drapeau tricolore de la libération, coll. ENVA, cote : 2006.0.00084

L’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits (dont est issue l’image ci-dessus) et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données, les revues en ligne et les livres électroniques.

Fermeture du 1er mai 2019

La BIU Santé sera fermée le mercredi 1er mai 2019, jour férié.

Mais elle sera ouverte normalement le reste de la semaine.

L’occasion de délaisser l’atmosphère studieuse de nos salles pour aller en forêt compléter vos herbiers (si le temps est clément).

Vous aurez peut-être la chance de ramasser quelques brins du fameux muguet – dans le cas contraire, vous pourrez toujours en trouver des spécimens dans notre banque d’images et portraits, accessible de partout, même par mauvais temps :

L’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits, et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données, les revues électroniques et les livres électroniques.

Van Horne, Sagemolen. Comment ça va les écorchés ? Ça va bien !

Rappelons qu’en juin 2016 à la BIU Santé, quatre grands volumes de myologie ont été attribués à l’anatomiste Johannes Van Horne (1621-1670) et au peintre Marten Sagemolen (c.1620-1669). Avec les dessins de Gérard de Lairesse pour l’anatomie de Bidloo (qui sont également à la BIU Santé), ils constituent à notre connaissance le plus vaste ensemble de dessins d’anatomie du XVIIe siècle hollandais, et l’un des plus grands fonds de dessins d’anatomie humaine pour l’époque moderne.

Après un travail de documentation qui a permis de confirmer l’identité des dessins et de retracer une partie de l’histoire de leur provenance, il fallait améliorer leur état physique et les conditions de leur conservation.

Les atlas ont été jugés suffisamment intéressants pour que soit mise en place une coopération entre la Bibliothèque nationale de France, le Centre de recherche et de restauration des musées de France et la BIU Santé. La générosité de plusieurs mécènes a permis que les bonnes intentions se transforment en une opération concrète.

Grâce à Isabelle Bonnard (experte en restauration, BnF) et Natalie Coural (responsable de la filière Arts graphiques – Photographies, C2RMF) en particulier, les opérations ont été organisées en plusieurs temps en y associant deux restauratrices indépendantes spécialisées en arts graphiques, Nadège Dauga et Nathalie Silvie, missionnées pour étudier la matérialité du corpus (techniques graphiques et papiers) et assurer la conservation curative du corps d’ouvrage des volumes :

  • Démontage des documents hors de leur reliure, en raison des contraintes exercées par les reliures sur les dessins et de l’état de conservation médiocre de la structure des reliures (coutures altérées ou trop serrées, cuir des couvertures très fragilisé). Ces états ont décidé d’un démontage justifié de l’ensemble du corpus, de façon à permettre un travail de restauration des dessins aussi efficace que possible.
  • Constat d’état très détaillé avec établissement d’une base de données informatique, prélèvements, campagne photographique, analyse des techniques graphiques, dépoussiérage approfondi, consolidations des parties en péril, rapport d’étude final. Les restauratrices indépendantes travaillent sur cette première phase dans un atelier mis à leur disposition par le C2RMF – juste en face du château de Versailles. Ce travail, long, délicat et virtuose, atteint une étape décisive : le 2 avril, trois des quatre volumes quitteront Versailles, embellis, dans un état grandement amélioré et avec une documentation très précieuse sur chacun des dessins qui les constituent. Ils seront suivis à la mi-mai par le quatrième volume. On peut espérer d’intéressants renseignements lors de la synthèse des données à propos des techniques mises en œuvre (papiers, techniques graphiques), mais aussi peut-être de l’organisation d’un atelier de dessinateur au XVIIe siècle et sur les usages ultérieurs des dessins.
  • Les quatre volumes dûment conditionnés rejoindront le Centre technique de conservation Joël-le-Theule de la Bibliothèque nationale de France, au château de Sablé-sur-Sarthe. Ils y seront d’abord numérisés : cette opération sera en effet plus facile et moins risquée à réaliser sur des dessins en feuilles séparées que sur des albums reliés.
  • Ensuite ils seront remontés dans leurs reliures originales restaurées à cette occasion par des restaurateurs de la BnF. Le parti a été pris de les remonter dans leur reliure d’origine, à l’exception toutefois des plus grands des dessins. Ceux qui portent la cote Ms 30 étaient conditionnés dans une reliure de toile noire du début du XXe siècle, fort laide, et dont
    Nathalie Silvie présente les grandes planches mises à plat et restaurées issues du Ms 27. (A droite, Isabelle Bonnard.)

    la composition chimique était un danger pour les documents : elle ne sera pas conservée. Ceux qui se trouvaient pliés en accordéon à la fin du Ms 27, et qui ont beaucoup souffert de ce conditionnement, ont été démontés, mis à plat, et consolidés : nous avons trouvé que les plier à nouveau n’aurait plus été du respect pour un objet historique, mais un fétichisme de l’ancien. Comme les dessins du Ms 30, ils seront donc conditionnés dans des portefeuilles spécialement conçus, qui permettront à la fois leur bonne conservation, une éventuelle exposition sans démontage préalable, et une manipulation à des fins d’étude facilitée.

  • Enfin, après un peu plus de deux ans de travaux, ils viendront reprendre leur place à la BIU Santé, dans un meuble conçu pour mieux les stocker qui sera construit d’ici là.

Dans la seconde partie de 2020, nous espérons qu’un colloque pourra se tenir autour de ses ouvrages qui sont loin de nous avoir donné tout le savoir qu’ils peuvent nous apporter.

Nous remercions les  mécènes qui nous ont permis de mener à bien ce projet. Retrouvez-les sur notre page dédiée.

Jean-François Vincent

 

Un projet mené par la BIU Santé dans le cadre de ses missions nationales CollEx.

 

 

Don de l’Hôpital Cochin

La BIU Santé a la chance de recevoir régulièrement des propositions de dons d’ouvrages ou d’objets iconographiques, ce qui lui permet d’enrichir considérablement ses collections.

L’hôpital Cochin (AP-HP) a ainsi proposé un fonds d’ouvrages spécialisés en rhumatologie de plus de 700 volumes, ainsi qu’un fonds d’archives de clichés radiologiques à destination de la recherche en histoire de la médecine.

Un grand merci à l’hôpital Cochin AP-HP pour cette généreuse contribution !

Si vous souhaitez vous aussi faire partie de nos donateurs, vous trouverez tous les renseignements utiles ici. Vous pouvez également écrire à don@biusante.parisdescartes.fr.

Réception du don, c’est le moment de faire travailler ses biceps !
Mais que se cache-t-il dans ces boîtes…
… de magnifiques clichés radiologiques !

 

 

 

 

 

 

Fermeture du lundi de Pâques (22/4)

Attention, la bibliothèque sera fermée le lundi 22 avril 2018 (lundi de Pâques, jour férié).

Elle sera ouverte aux horaires habituels le samedi 20 avril : de 9h à 20h au pôle Médecine, et de 9h à 18h30 au pôle Pharmacie.

Le lapin sauvage (de Pâques ?) – Histoire naturelle de Buffon.

Une petite pause pour vous adonner aux saines joies de la chasse aux œufs, avant de vous replonger dès mardi dans vos études.

C’est aussi l’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits, et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes : les bases de données, les revues en ligne et les livres électroniques.

Présentation d’ouvrages sur Helena Rubinstein

Affiche de l’exposition. Source image : [Réclame Clinique de beauté Helena Rubinstein] in « La parfumerie moderne », vol. 23-24, 1930.
Dans le cadre de l’exposition «Helena Rubinstein : l’aventure de la beauté» qui se déroule jusqu’au 25 août 2019 au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, le pôle Pharmacie de la BIU santé vous propose une présentation d’ouvrages sur cette impératrice de la beauté.

La sélection d’ouvrages proposée est consultable du jeudi 11 avril au mardi 11 juin 2019. Alors n’hésitez pas à feuilleter, et même emprunter les documents les plus récents sur cette femme d’exception. À cette occasion, nous exposons également des documents issus de nos collections patrimoniales sur le thème de la beauté au début du XXème siècle.

Continuer la lecture de « Présentation d’ouvrages sur Helena Rubinstein »

Un nouvelle « salle » du MVAD : les miroirs buccaux

« Miroir, mon beau miroir »

Une nouvelle salle vient de s’ouvrir dans le Musée virtuel de l’art dentaire (MVAD), hébergé par la BIU Santé. Elle concerne cette fois-ci les miroirs buccaux, comme nous l’explique Micheline Ruel-Kellermann :

«Les dents ont été admirées et surtout examinées sur toutes leurs faces grâce à d’ingénieux praticiens, les Ruspini d’abord pour leur usage personnel vers 1800, puis en 1828 J.-C. F. Maury pour «pour apercevoir avec facilité les caries situées à la face interne des dents».

Bien avant l’apparition des miroirs fonctionnels et stérilisables, beaucoup sont d’abord de vrais bijoux ornés de pierreries, tout comme les faces à main qui permettent au patient de satisfaire son souci esthétique. Certains issus de collections privées sont absolument magnifiques. Belle découverte.»

Retrouvez la salle du MAVD dédiée aux miroirs buccaux et lampes buccales

Un projet mené par la BIU Santé dans le cadre de ses missions nationales CollEx.

 

Traduction de la Préface de Boerhaave et Albinus des Opera omnia de Vésale (1725)

La Fabrique de Vésale et autres textes : la traduction française des pièces liminaires des œuvres de Vésale est désormais complète sur le site de la BIU Santé

En juin 2014, sous la direction de Jacqueline Vons et de Stéphane Velut, les premiers éléments de La Fabrique de Vésale et autres textes ont été mis en ligne sur le site de la BIU Santé. Cet ouvrage de longue haleine aboutira, rappelons-le, à la publication de la première traduction française intégrale de la plus grande œuvre anatomique du XVIe siècle, le De humani corporis fabrica Libri septem (1543), associé à celle des pièces liminaires de toutes les autres œuvres publiées par André Vésale.

À côté des livres I et VII de la Fabrica déjà publiés, avec les importantes introductions qui les accompagnent, et des pièces liminaires de six autres œuvres de Vésale et de leurs propres introductions, la traduction ici annoncée complète la publication des pièces liminaires.

Vésale, André. – Opera omnia anatomica et chirurgica, cura Hermanni Boerhaave,… et Bernhardi Siegfried Albini.. Lugduni Batavorum : apud J. Du Vivie et J. et H. Verbeek, 1725. (En ligne dans Medica)

Vésale, Opera Omnia, H. Boerhaave B. Albinus (éd.), Leiden, 1725
Introduction par Jacqueline Vons et Maurits Biesbrouck

En 1725, paraissait en deux tomes in-folio la première et unique édition des Œuvres complètes de Vésale, due à deux médecins de l’université de Leyde, Herman Boerhaave (1668-1738) et Bernhard Siegfried Albinus (1697-1770), qui ont voulu rendre hommage au père de l’anatomie moderne par un très beau livre. Mais si l’on observe de près cette reprise éditoriale, on constate que les éditeurs ne se sont pas contentés de produire un fac-similé. Les planches et le frontispice ont été recomposés et regravés sur cuivre par Jan Wandelaar (1690-1759), élève de Gérard de Lairesse et artiste renommé. Tous les ouvrages de Vésale n’ont pas été repris, d’autres lui sont attribués à tort. Le texte de la Fabrique est celui de l’édition de 1555, mais ce schéma général connaît des exceptions, sans que les corrections apportées au texte original soient signalées ; c’est cependant ce texte modifié qui a été souvent cité comme étant la version authentique de 1555. La transformation la plus spectaculaire est celle qu’ont subie les illustrations ; regravées, recadrées et agrandies, signées, elles se sont pour ainsi dire libérées du texte descriptif en affirmant leur autonomie.

La préface est constituée d’une longue lettre au lecteur, contenant un éloge de Vésale et une biographie, aujourd’hui remise en question, mais qui a servi de base aux historiens de la médecine pendant près de deux siècles. Pour Boerhaave et Albinus, Vésale est à l’origine d’une nouvelle histoire de l’anatomie, mais cette dernière ne s’est pas figée à ce moment. Contrairement à la médecine de Galien, devenue au fil du temps un dogme indiscutable, les livres de Vésale ont pu être l’objet de discussions, de remises en cause et d’améliorations. Les successeurs de Vésale se sont en quelque sorte approprié ce monument et l’ont fait évoluer. Finalement, le plus bel hommage que Boerhaave et Albinus rendent à Vésale est d’avoir initié le doute dans les sciences comme facteur de progrès :

«Toutes les fois où il doutait ou restait dans l’ignorance de quelque chose, Vésale avouait son ignorance modestement, avec candeur et en toute franchise, et en honnête homme il gardait le silence» (Préface *******).

Avec ce texte s’achève ainsi un des volets du projet Vésale, projet mené en partenariat avec le Service d’histoire de la santé et le Service informatique de la Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris), et avec la participation de chercheurs français et étrangers.

Les textes sont à la disposition des lecteurs, dans le respect de la propriété intellectuelle des auteurs, sur la page La Fabrique de Vésale et autres textes. Éditions, transcriptions et traductions par Jacqueline Vons et Stéphane Velut.

Jacqueline Vons et Stéphane Velut

La Fabrique de Vésale et autres textes – éditions, transcriptions et traductions par Jacqueline Vons et Stéphane Velut. –
Paris, BIU Santé

Contacts :

 jacqueline.vons@univ-tours.fr

info-hist@biusante.parisdescartes.fr

Un projet mené par la BIU Santé dans le cadre de ses missions nationales CollEx.

 

Mater / No Mater, exposition

Les locaux de la BIU Santé ont hébergé le temps d’une journée certains objets du musée d’Histoire de la médecine, sortis de leurs vitrines par l’artiste Marie-Hélène Le Ny. Cette dernière s’est installée à la bibliothèque pour réaliser des photogrammes, à partir d’objets du musée en lien avec la maternité. Les œuvres ainsi obtenues sont désormais présentées dans l’exposition Mater / No Mater, à La Ferté-sous-Jouarre.

Marie-Hélène Le Ny était déjà intervenue à l’université Paris Descartes dans le cadre de son exposition Infinités Plurielles, galerie de portraits de femmes scientifiques.

Marie-Hélène Le Ny nous en dit plus sur cette nouvelle manifestation : «Que les femmes soient mères ou non, la maternité apparaît comme la clé de voûte d’une organisation sociale basée sur la différences des sexes. La représentation de la maternité reste marginale pendant des siècles où les femmes n’ont pas leur place en tant qu’artistes, ni en tant que scientifiques ou médecins d’ailleurs. Le discours académique sur le corps des femmes est construit par les hommes et s’enracine souvent dans une vision très misogyne. Aujourd’hui la publicité et la vulgarisation médicale proposent des approches de la (non)maternité le plus souvent édulcorées et consensuelles, loin des ressentis des femmes et des multiples situations rencontrées, qui vont de l’effroi à l’extase. Delfine Ferré et Marie-Hélène Le Ny ont choisi d’explorer ce sujet au travers de propositions visuelles – dessins, installations, photographies, textes…- pour composer un récit polyphonique et polysémique que chacun.e est invité.e à découvrir et s’approprier.

Pour Delfine Ferré le dessin, la dentelle et les installations tiennent une place très importante dans ses œuvres réalisées dans des feuilles de polyéthylène ciselées au cutter.
Dans cette exposition, des séries élaborées durant 10 ans questionnent les
ressentis féminins à partir de la maternité et interrogent la place des
femmes dans notre société. Dessins, dentelles, collages et objets entrent en
résonance avec les recherches de Marie-Hélène Le Ny dont la photographie est l’outil de prédilection – souvent associée en polyptyques, à des textes ou des voix et parfois à des objets. Marie-Hélène Le Ny interroge le sort et
l’image des femmes dans le monde contemporain depuis une dizaine d’année – en particulier avec les séries On ne naît pas femme, on le devient… et Infinités Plurielles qui donne la parole à 145 scientifiques. Elle a commencé en 2012 un travail sur la non maternité – choisie ou subie – et les différentes façons qu’ont les femmes de la vivre aujourd’hui. Les questions liées à la mémoire et à la transmission sont au cœur de la plupart de ses recherches.

Titre de la série : Obstetricio

Ayant exposé en 2015 quelques portraits d’Infinités Plurielles au musée de l’histoire de la médecine, c’est tout naturellement qu’elle s’est intéressée à ses collections d’objets obstétricaux dans son projet [no] mater. Elle est venue y réaliser des photogrammes et a également travaillé à partir de gravures médicales anciennes. »

En savoir plus

Le site de Marie-Hélène Le Ny

Dossier de presse de l’exposition

Debut: 03/08/2019
Fin: 04/21/2019
Centre d'art de La Ferté-sous-Jouarre, 28, boulevard Turenne
La Ferté-sous-Jouarre, Île-de-France
77260
FR