Visites guidées de l’exposition « Etienne-François Geoffroy et la table des affinités »

« Table des affinités ». Histoire de l’Académie Royale des Sciences, 1718, p. 212. Source : BIU Santé

En 1718, il y a tout juste 300 ans, le chimiste Étienne-François Geoffroy (1672-1731) publiait sa fameuse «Table des différents rapports observés en chimie entre différentes substances», mieux connue sous le nom de «Table des affinités», qui constituait une première tentative de rationalisation de la chimie expérimentale. Chaque colonne est surmontée par le symbole d’une substance et les autres substances sont classées par affinité décroissante pour la première.

Pour commémorer cette importante étape de l’histoire des sciences, la Société d’Histoire de la Pharmacie a organisé avec le concours de la BIU Santé une exposition autour d’Étienne-François Geoffroy et de la famille d’apothicaires parisiens dont il représente un maillon.

Portrait par Nicolas de Largillière, Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine. Source : Banque d’images et de portraits

Une affiche accueille ainsi le visiteur et détaille sa généalogie, illustrée par des portraits, tandis qu’une vitrine présente des ouvrages publiés par des membres de cette famille. Un portrait gravé d’Étienne-François d’après Nicolas de Largillière permet de se familiariser avec le personnage. Une vitrine regroupe ensuite les œuvres de partisans de la théorie corpusculaire et une autre présente les traités de chimie dus à des apothicaires parisiens qui ont servi à son initiation. Les ouvrages principaux d’Étienne-François dans le domaine de la matière médicale ou dans celui de la chimie sont ensuite exposés, y compris un exemplaire de l’Histoire de l’Académie Royale des Sciences ou fut publiée la table, sont ensuite exposés.

Synthèse de Claude-Joseph Geoffroy illustrée par Sébastien Leclerc, 1703. Source : Medic@

Une série de livres traitant de la carrière ou de l’œuvre de Geoffroy sont ensuite réunis. Plusieurs ouvrages permettent d’admirer le superbe ex-libris de la famille Geoffroy. Enfin, la dernière vitrine propose des ouvrages ultérieurs reproduisant ou commentant la Table des affinités. Elle renferme également un exemplaire de la synthèse (sorte de programme de l’examen d’accession à la maîtrise d’apothicaire) de Claude-Joseph, le frère cadet d’Étienne-François, illustrée par Sébastien Leclerc.

Deux visites guidées gratuites sont organisées le jeudi 13 décembre à 16h et le mardi 18 décembre à 17h30. Elles seront animées par le professeur Olivier Lafont, commissaire de l’exposition. Pour vous inscrire, vous pouvez écrire à l’adresse suivante : blog@biusante.parisdescartes.fr. Merci de préciser si vous êtes accompagné(e)s et sur quelle(s) visite(s) proposée(s) vous êtes disponible. Inscription gratuite dans la limite des places disponibles.

Étienne-François Geoffroy et les Affinités
Debut: 10/01/2018
Fin: 12/21/2018
Duree:
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Séance commune de la SHP et du Groupe d’histoire de la chimie le 21/11

La séance commune entre le Groupe d’histoire de la chimie et la Société d’histoire de la pharmacie se tiendra le mercredi 21 novembre 2018, à 14h00 en salle des Actes de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

 

Source : Medic@

À l’occasion du tricentenaire de la publication de la Table des differents rapports observés en Chimie entre differentes substances, cette séance commune sera consacrée à Étienne-François Geoffroy et la Table des affinités.

Au programme : Ouverture de la séance par Danielle Fauque et Olivier Lafont Continuer la lecture de « Séance commune de la SHP et du Groupe d’histoire de la chimie le 21/11 »

[Expo] Se soigner au Japon : plantes et pharmacopée (XVIIe-XXe s.)

La Bibliothèque interuniversitaire de Santé et le Musée d’Histoire de la médecine organisent une exposition consacrée aux plantes et à la pharmacopée japonaises dans le cadre de Japonismes 2018, qui marque la célébration du 160e anniversaire des relations diplomatiques franco-japonaises et le 150e anniversaire de l’ère Meiji (1868). Intitulée «Se soigner au Japon : plantes et pharmacopée (« XVIIe-XXe siècle)», l’exposition est installée au Musée d’Histoire de la médecine, 12 rue de l’École-de-Médecine, Paris 6e, du lundi 22 octobre 2018 au mercredi 9 janvier 2019. Une sélection d’objets et documents, exceptionnellement rassemblés dans ce très beau musée, illustrent l’influence réciproque de ces deux régions du monde concernant les questions de santé et de thérapeutique, à partir de l’ère Edo et plus encore à partir l’ère Meiji en 1868.

Pr Flückiger (au milieu) et Shimoyama (à droite). Collection Georgin

Organisée selon un récit en trois temps, l’exposition présente la pharmacopée japonaise ainsi qu’une sélection de plantes qui la composent. Elle s’intéresse ensuite à la figure de Junichirô Shimoyama (1853-1912), considéré comme le fondateur de la pharmacie moderne japonaise. Elle aborde enfin deux approches thérapeutiques typiquement japonaises : le moxa et la médecine Kampo, intégrée aujourd’hui au système de santé japonais.

Collection du Pr Shibata, 1957. Source : Musée François Tillequin – Collections de matière médicale

 

Les objets et documents exposés proviennent des collections patrimoniales de la Bibliothèque interuniversitaire de Santé, du Musée d’Histoire de la médecine, du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, des collections de matière médicale du Musée François Tillequin ainsi que de  collections privées.

Le Musée d’Histoire de la médecine est ouvert tous les jours de 14h à 17h30 sauf les jeudi, dimanche et jours fériés. Le musée sera fermé du 22 décembre 2018 inclus au 3 janvier 2019 inclus.

Pour aller plus loin

BLUM, Catherine ; BONTE, Frédéric. « Exposition Se soigner au Japon : plantes et pharmacopée (xviie-xxe siècle) ». Dans Histoire des sciences médicales, 2018, 52 (4), pp. 499-500.

BLUM, Catherine ; BONTE, Frédéric. « Regards sur la pharmacopée du Japon, xviie-xxe siècle ». Dans e-sfhm, n° 1, 2019, pp. 4-23.

Liste des œuvres exposées

[ANDO, Keisyu ?]. Zentai Shinron (= Western Medicine), 1857.
Collection Frédéric Bonté

BLANQUIER, Raoul (1869-?). Des magnoliacées et de leurs produits. [S.l.] : [s.n.], 1893.
Disponible dans Medic@
BIU Santé (Pôle pharmacie) : Prix Ménier 1893

BLUME, Carl Ludwig. Collection des Orchidées les plus remarquables de l’Archipel Indien et du Japon. Amsterdam, C. G. Sulpke, 1858-1859.
Disponible dans la bibliothèque numérique de l’Université Goethe (Francfort-sur-le-Main)
BIU Santé (Pôle pharmacie) : RES 27

BOYLE, James. A treatise on moxa, as applicable more particularly to stiff joints; illustrated by cases and plates, with some general observations on spinal diseases. Londres, Callow and Wilson, 1825.
Disponible dans Medic@
BIU Santé (Pôle médecine) : 35597

Échantillon d’agar-agar, modèle réduit de pilon et mortier.
Musée François Tillequin – Collections de matière médicale, Paris

Échantillons de matière médicale provenant du Japon : Cnidium officinale, Coix lachryma jobi, Coptis japonica ; Ophiogon japonicus, Scutellaria baicalensis
Musée François Tillequin – Collections de matière médicale, Paris

Ecole supérieure de pharmacie de Paris. Collection des matières médicales [carte postale] A. Breger frères (rue Thénard, Paris), 1904 (circa).
Dossier 316 pièce 16.
Disponible dans la Banque d’images et de portraits de la BIU Santé

HAGENDORN, Ehrenfrid. Tractatus physico-medicus de catechu, sive terra japonica, in vulgus sic dicta, ad normam Academiae naturae-curiosorum. Iéna, J.Bielkii ,1679.
Disponible dans la Bayerische Staatsbibliothek Digital
BIU Santé (Pôle pharmacie) : RES 19440

INABA, Fuminori. Fukusho Kiran, 1800 circa.
Collection Frédéric Bonté

KAEMPFER, Engelbert. Histoire naturelle, civile, et ecclésiastique de l’empire du Japon. La Haye, P. Gosse & J. Neaulme, 1729.
BIU Santé (Pôle pharmacie) : RES 517-1 et 2

Marcon, L. I. Dissertation sur l’action du moxa. Thèse de la Faculté de médecine de Paris. Paris, Didot, 1826.
BIU Santé (Pôle médecine) : 35597
Disponible dans Medic@

Pharmacopoea Japonica. Tokyo, Insetsu Kyoku, 1886. Note : édition latine Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
BIU Santé (Pôle pharmacie) : P 50099-1

Poupée Tsoë-Bosi, XVIIIe siècle.
Musée d’histoire de la médecine, Paris : Inv. 90.170.1

Publicités, sac et sachets de médicaments japonais, fin xixe-première moitié du XXe siècle
LABORATOIRES MOTOSADA INUBUSHI. Keishintan, Katsujugan [Publicité]. Awa, [s.d].
LABORATOIRE TAKATA-SEYIAKU. Reizinto [Publicité pour un médicament destiné aux femmes].
Collection Frédéric Bonté

SARLANDIERE, Jean-Baptiste. Mémoires sur l’électro-puncture, considérée comme moyen nouveau de traiter efficacement la goutte, les rhumatismes et les affections nerveuses, et sur l’emploi du moxa japonais en France, suivis d’un traité de l’acupuncture et du moxa… par le chevalier Sarlandière,… Paris, chez l’auteur…, et chez Melle Delaunay…, 1825.
Disponible dans Medic@
BIU Santé (Pôle médecine) : 90958, t.416, n° 5

SHIBATA, Shōji ; OHTSUKA, Shōji ; SAITO, Hiroshi. Recent advances in ginseng studies : proceedings of the international Ginseng seminar, held in Sanjo Kaikan, University of Tokyo, April 1, 1989. Tokyo, Hirokawa publishing, 1990.
BIU Santé (Pôle pharmacie) : 117559

SHIMOYAMA, Junichirô. Pharmaceutical botany lecture. Tokyo, Meiji Medical Lecture Society, [1895].
Collection Frédéric Bonté

SHIMOYAMA, Junichirô. Pharmacognosie. 16e édition revue et augmentée par Yasuhiko Asahina et Naoichi Fujiwara, 1924.
Collection Frédéric Bonté

The Pharmacopoeia of Japan. Tokyo, Pharmaceutical Society of Japan, 1907.
Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, Paris
BIU Santé (Pôle pharmacie) : P 50099-3

THUNBERG, Carl Peter. Flora Japonica sistens plantas insularum Japonicarum secundum systema sexuale emendatum redactas ad XX classes, ordines, genera et species cum differentiis specificis, synonymis paucis, descriptionibus concinnis et XXXIX iconibus adjectis. Leipzig, I. G. Mülleriano, 1784.
Disponible sur Biodiverstiy Heritage Library
BIU Santé (Pôle pharmacie) : RES 11809

THUNBERG, Carl Peter. Voyages de C. P. Thunberg, au Japon par le cap de Bonne-Espérance, les isles de la Sonde… Paris, Benoît Dandré, 1796.
BIU Santé (Pôle pharmacie) : 5244-1 et 2

TITSINGH, Isaac. Beschreiving an het naalde steeken en moxa branden. XIXe siècle.
Disponible dans Medic@
BIU Santé (Pôle médecine) : Ms. 45

TSUDSIOKA, S. MURAI, J. Catalogue of the collection of Japanese and Chinese drugs. Tokyo, 1883.
BIU Santé (Pôle pharmacie) : 119939

YONAN. Botanique japonaise : livres Kwa-wi. Paris, F. Savy, 1873
BIU Santé (Pôle pharmacie) : 13020

 

Visite de la SHP à Baugé-en-Anjou

Plusieurs membres de la Société d’histoire de la pharmacie ont récemment participé à l’inauguration d’une nouvelle salle de l’hôtel-Dieu de Baugé-en-Anjou, à l’invitation de Jacques Gravé, président de l’association Sauvegarde du patrimoine pharmaceutique. Y sont présentées les boiseries d’une ancienne pharmacie familiale du Puy-en-Velay.

Photo Sauvegarde du patrimoine pharmaceutique

Cette officine située rue Pannessac au Puy-au-Velay a été tenue par François Chambonnet jusqu’à sa retraite en 2010. Les boiseries remarquables qu’elle abritait avaient été achetées par son grand-père, Antonin Merle, en 1900. L’association Sauvegarde du patrimoine pharmaceutique s’en est porté acquéreuse en 2011, le nouveau propriétaire des lieux ne souhaitant pas les conserver sur place. Ainsi ont-elles pu être mises en valeur, après restauration, par la mairie de Baugé-en-Anjou dans l’hôtel-Dieu de la ville. Les pots d’origine, dispersés aux enchères, ont été remplacés par des objets provenant de l’association et d’un collectionneur privé.

L’hôtel-Dieu de Baugé-en-Anjou recèle déjà une apothicairerie du XVIIe s. classée monument historique. Comportant plus de 600 objets rares, dont 150 silènes (boîtes d’apothicaire cylindriques ou rectangulaires en bois peint servant à la conservation de drogues), elle a fonctionné jusque dans les années 1960, et est désormais ouverte à la visite.

En savoir plus

Retrouvez les détails de cette inauguration dans le dernier numéro de la Revue d’histoire de la pharmacie (LXVI, n°399, pp. 368-370), consultable au pôle Pharmacie de la BIU Santé.

Baugé-en-Anjou, nouveau foyer pour le patrimoine pharmaceutique par Julie Chaizemartin dans le Quotidien du pharmacien (abonnés, consultable  à la BIU Santé)

Le site de la Société d’histoire de la pharmacie

Le site de l’association Sauvegarde du patrimoine pharmaceutique

Journées du patrimoine 2018 : cacao et chocolat !

Vous êtes amateurs de chocolat ? Nous vous donnons rendez-vous le samedi 15 septembre prochain entre 10h et 19h à la Faculté de pharmacie de Paris à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2018 !

Venez découvrir l’histoire et les différentes facettes de ce mets de prédilection :  chocolats pharmaceutiques à l’origine, chocolat plaisir réservé à une élite au XVIIIe siècle, puis chocolat pour tous grâce aux découvertes des pharmaciens, médecins et chimistes qui en ont facilité la démocratisation au XIXe siècle. Ce parcours thématique est illustré par les collections du Musée François Tillequin – Collection de matière médicale et par les ouvrages anciens issus des collections de la BIU Santé pôle Pharmacie.

Musée François-Tillequin – Collection de matière médicale

Lors de cette journée, vous pourrez également visiter d’autres lieux emblématiques de la Faculté, habituellement fermés au public : la salle des Actes, lieu historique de réception des pharmaciens fraîchement diplômés, la Galerie des pots ou encore le Jardin botanique de la Faculté, où les étudiants s’exercent encore aujourd’hui à la reconnaissance des plantes.

Liste des œuvres présentées
  • HERNANDEZ, Francisco (1515-1587). Rerum medicarum novae Hispaniae thesaurus, seu plantarum animalium, mineralium mexicanorum historia. Rome :  V. Mascardi, 1651. Cote : RES 5371
  • DUFOUR, Sylvestre (1622-1687). Traitez nouveaux et curieux du café, du thé et du chocolate… Lyon : G. Girin et B. Rivière, 1685. Cote : 11081
    Disponible dans Medic@
  • BLEGNY, Nicolas de (1652?-1722). Le bon usage du thé du caffé et du chocolat pour la preservation & pour la guerison des maladies. Paris : Estienne Michallet, 1687. Cote : RES 13129
    Disponible dans Gallica
  • MERIAN, Maria Sibylla (1647-1717). Dissertatio de generatione et metamorphosibus insectorum Surinamensium. Amsterdam : Johannes va Ooosterwijk, 1719. Cote : 11.
    Edition de 1705 disponible sur Internet Archive
  • BLACKWELL, Elizabeth (1700?-1758). Herbarium Blackwellianum… — Elisabethae Blackwell ; cum praefatione D.D. Christophori Iacobi Trew ; excudit figuras pinxit atque in aes incidit Nicolaus Fridericus Eisenbergerus. Nuremberg : Typis Io. Iosephi Freischmanni, 1750-1773. RES 86
    Autre édition disponible dans Medic@
  • CHAUMETON, François-Pierre (1775-1819). Flore médicale peinte par Mme E. Panckoucke, et par P.J.F. Turpin. Tome Troisième. Paris : C. L. F. Panckoucke, 1816. Cote : 11996-2
    Autre exemplaire disponible dans Medic@
  • Menier & C.ie, pharmaciens-droguistes. Maison centrale de droguerie fondée en 1816 : Usine hydraulique à Noisiel-sur-Marne. Prix courant général 1854. Paris : Plon frères, 1854. Cote : RES 29851
    Disponible dans Medic@
  • DROUSIE, Paul-Henri-Joseph-Ghislain (1873-1933). « Notes sur l’agriculture à Sao Thomé ». Dans Bulletin agricole du Congo belge et du Ruanda-Urundi, vol III, N°4, décembre 1912. Bruxelles‎ : Ministère des colonies, 1912. Musée François Tillequin
  • WHYMPER, Robert (1885- ?). Cocoa and chocolate : their chemistry and manufacture. Londres : J.& A. Churchill, 1912. Cote : 31582
  • PARMENTIER, Antoine-Augustin (1737-1813). « Expériences qui constatent des abus dans la fabrication du chocolat ; substances avec lesquelles il est falsifié, altéré ; moyen de les reconnaître ». Dans Bibliothèque physico-économique, trimestre d’automne 1786, T. I, 6 p. Paris : Buisson, 1786. Cote : P 40035
    Disponible dans Gallica
  • DEMACHY, Jacques-François (1728-1803). L’art du distillateur liquoriste ; contenant le bruleur d’eaux-de-vie, le fabriquant de liqueurs, le débitant, ou le cafetier-limonnadier. [S.L] : [S.N], 1775. Cote : 299
    Disponible dans Gallica
  • VIDAL, Louis (1878-1945). Dictionnaire de spécialités pharmaceutiques. Paris : Office de vulgarisation pharmaceutique, 1940. Cote : P 11247
    Consultable dans Medic@
  • DORVAULT, François (1815-1879). L’Officine ou répertoire général de pharmacie pratique. Paris : Labé, 1844. Cote : RES 11492
    Consultable dans Gallica
Liste des objets présentés

Provenance : Musée François Tillequin – Collections de matière médicale

  • Fèves et cabosses de cacaoyer
  • Échantillon de fèves provenant de l’usine Menier, XIXe siècle
  • Moule à suppositoire, XXe siècle

 

Prochaine séance de la SHP le 20/06

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie (entrée libre) se tiendra le mercredi 20 juin 2018, à 16h30, sous la présidence du Professeur Olivier Lafont.

Elle aura lieu dans la salle des Actes, ou la salle Parmentier, de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Ordre du jour

1) Accueil par le président.
2) Informations du secrétaire général.

3) Communications :

Source : Medic@

M. Henri ARONIS : Pharmacie et/ou philatélie thématique (15 min).

Mme Michèle NICOLAS et Mme Afife MAT : Le musée d’histoire de la pharmacie turque à Istanbul (15 min).

M. Claude MONNERET : Histoire d’un collyre officinal, le collyre bleu Laiter (15 min).

M. Olivier LAFONT : Variations autour de quelques décors de faïences pharmaceutiques (20 min).

 

Date : Mercredi 20 juin, à 16h30.

Lieu : salle des Actes ou salle Parmentier de la Faculté de Pharmacie (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Entrée libre.

Source : Medic@

Si vous souhaitez assister à cette séance, vous pouvez contacter la Société d’histoire de la pharmacie avant le 12 juin 2018.

 

Salle des Actes (4, avenue de l’Observatoire)

Retrouvez la convocation pour la séance de la Société d’Histoire de la Pharmacie du 20 juin 2018.

 

Calendrier des prochaines séances :
– samedi 29 septembre 2018 (Nancy)
– mercredi 21 novembre 2018 (séance commune avec le Groupe d’histoire de la chimie)
– samedi 15 décembre 2018 (assemblée générale)

Séance de la Société d'Histoire de la Pharmacie
Debut: 06/20/2018 04:30 pm
4, avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Base biographique de la BIU Santé

Une nouvelle version lancée ce jeudi

La Base biographique de la BIU Santé a été restructurée, et sa nouvelle version vient d’être publiée.

La Base biographique de la BIU Santé, le 24 mai 2018

La Base biographique, c’est aujourd’hui un ensemble de 46231 fiches nominatives, et de 83761 sources distinctes. On peut espérer y trouver des informations et des références bibliographiques sur toute personne ayant contribué à l’histoire de la santé, de tous les lieux, de toutes les époques.

 

Réorganisation des données

Sans doute l’usager occasionnel de la Base biographique ne sera-t-il pas bouleversé lors de son prochain passage par le changement qui s’est opéré.

C’est même notre souhait que ses habitudes de recherche ne soient pas trop perturbées. Un outil de recherche doit être aussi simple que possible, et il n’est pas nécessaire qu’il paraisse perfectionné ou innovant, mais seulement qu’il rende le service qu’il doit rendre, et mieux qu’hier si possible.

Donc, notre chercheur percevra peut-être, cela nous l’espérons, une meilleure organisation des données. Il trouvera peut-être que les informations qui sont données sont plus claires et mieux expliquées.

Enrichissements

Un fait essentiel est toujours difficilement perceptible lorsqu’on consulte une base de données : c’est la dimension de ce réservoir d’informations. Sur ce point, nous avons la satisfaction d’annoncer que la nouvelle version contient nettement plus de données que la précédente.

Notamment, le dépouillement systématique de quelques grosses sources biographiques systématiques (par exemple le Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne d’Eloy (1778), le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales de Dechambre (1864- 1889), ou le Dictionary of medical biography de W. et H. Bynum (2007) comblent des lacunes qui résultaient du mode de constitution de la version précédente de la base biographique. Le développement de celle-ci était en effet, légitimement d’ailleurs et très utilement, fondé surtout sur le dépouillement au fil de l’eau des entrées de documents dans les fonds de la bibliothèque. On y trouvait ainsi et on y trouve toujours des sources rarement citées ailleurs, mais on pouvait regretter que certains noms importants ne soient pas du tout présents, parce que le hasard des publications et des entrées ne les avaient pas fait rencontrer. Ces lacunes devraient être plus rares.

Prise en charge de données hétérogènes

D’autre part, la nouvelle base biographique est structurée pour pouvoir prendre en charge des données de nature très hétérogène. Essayons de nous expliquer.

Et ceci se passait dans des temps très anciens…

À l’origine, la Base biographique de la BIU Santé était un fichier bio-bibliographique. Les fiches, de très petit format, comportaient un nom, quelques informations de base (dates et lieux, profession, parfois quelques indications sur la carrière), et surtout les références bibliographiques de documents imprimés et d’articles présents dans la collection de la bibliothèque.

Ce fichier a été transformé au début de notre siècle en une base de données informatique, sur le même modèle.

Complexification

Puis, peu à peu, grâce aux possibilités offertes par l’informatique, des données assez diverses se sont agglomérées autour de ce noyau principal de références bibliographiques (qui continuait à se développer).

Aux noms des personnes présentes ont été liés les portraits numérisés dans la Banque d’images et de portraits.

On a signalé également des portraits qui n’ont pas fait l’objet d’une numérisation (souvent pour des raisons de droit de propriété intellectuelle), mais qui existent dans la collection.

On y a adjoint, grâce à la coopération de la bibliothèque de l’Académie de médecine, les appartenances à cette compagnie (“Membre de l’Académie de médecine”), ou la présence d’un “Dossier à l’Académie de médecine”. On a versé l’intégralité du contenu du Fichier Laborde, un important dépouillement d’archives effectué sous la direction de Léon de Laborde, garde général des Archives de l’Empire à partir de 1857, qui permet notamment de repérer tout un monde de médecins et de chirurgiens du XVIe et du XVIIe siècles.

Des chercheurs,  Pierre Moulinier et Jean-Marie Mouthon, nous ont permis de charger des dépouillements d’archives et des notices biographiques rédigés par eux.

À mesure que les années passaient, la base de données devenait ainsi plus riche, mais aussi plus compliquée, et plus difficile à gérer et à documenter.

Une hétérogénéité inévitable

Pourtant, il était évident que cette complexité allait encore croître : en effet, le développement de la numérisation, à la BIU Santé et dans le monde, rendait indispensable de pouvoir ajouter à la base biographique une très grande diversité de données directement accessibles en ligne et de partout, et non seulement les nécessaires références aux collections imprimées consultables sur place à la bibliothèque.

C’est cette diversité de données que nous essayons de mieux gérer dans notre nouvelle base en ligne.

On trouvera déjà de très nombreux liens entre la base biographique et les ressources biographiques que fournit la bibliothèque numérique Medic@. Des milliers de liens ont été créés, principalement vers des dictionnaires pour l’instant, et vers les précieux “Titres et travaux scientifiques”, ces curriculum-vitae dont la bibliothèque conserve une riche collection largement numérisée. Mais nous verserons prochainement d’autres ressources.

Dans les prochains mois, la base biographique permettra ainsi d’exploiter le considérable fichier manuscrit que la famille de Jacques Léonard a donné à la BIUM lors du décès de ce chercheur en 1988, qui est constitué par le dépouillement de milliers de dossiers d’archives sur des médecins de l’ouest de la France au XIXe siècle.

Nous travaillons également à repérer dans les périodiques que nous avons numérisés les nécrologies innombrables qu’ils contiennent. Si nous en avions les moyens, nous pourrions également nous attaquer à des ressources qui se trouvent dans d’autres bibliothèques numériques ou bases de données en ligne.

Nous serions heureux de nouer de nouvelles collaborations avec des chercheurs ou des institutions, que ce soit pour signaler des ressources distantes ou pour inclure directement de nouvelles biographies rédigées. Le champ est immense, plus grand que nos forces. L’intérêt permanent du public pour la biographie nous semble justifier des efforts importants.

Les utilisateurs verront également que nous avons fait notre possible pour documenter les dépouillements que nous avons effectués. Il est indispensable d’accumuler des données : il est utile aussi de dire d’où elles viennent, et quelles sont les sources qui ont été exploitées (et donc quelles sont celles qui ne l’ont pas été). De plus, certaines de ces ressources – le fichier Laborde déjà nommé par exemple – ont absolument besoin d’être expliquées : la documentation des sources est une nécessité qui est liée à l’hétérogénéité du contenu. Cet effort de documentation nous est d’ailleurs indispensable à nous aussi, pour savoir où nous en sommes et mieux organiser nos dépouillements.

Une base techniquement plus ouverte

Enfin, la base nouvelle manière est plus ouverte, et nous nous efforcerons de l’ouvrir encore davantage dans la prochaine étape technique de son développement.

Ouverture aux moteurs de recherche

Jusque là, la base biographique appartenait au «web caché», comme on dit : on n’en trouvait pas tout le contenu par l’intermédiaire des moteur de recherche du web comme Google. La nouvelle architecture devrait permettre que les moteurs de recherche viennent lire le contenu de la base, et le proposent donc à leurs utilisateurs, c’est-à-dire à nous tous.

Les identifiants d’autorité à l’horizon

Notre prochaine étape technique, dans la mesure de nos forces, sera de lier nos données avec d’autres jeux de données disponibles, plus précisément d’abord avec ce que les professionnels de la documentation appellent les «données d’autorité».

Les données d’autorité répondent d’abord à un besoin pratique de gestion des collections, en différenciant les homonymes dans les catalogues, ou en liant entre eux les différents noms d’une même personne ; ainsi on peut indiquer quel est le Jean Durand qui a écrit un certain livre (qui n’est pas le Jean Durand qui a écrit tel autre livre) ; et on peut fournir, à celui qui cherche les ouvrages de Jacobus Sylvius, ceux qui sont notés sous le nom de Jacques Dubois.

Mais l’informatique a donné un rôle accru à ces données d’autorité et aux numéros d’identification qui les accompagnent : si vous savez quel est le numéro qui désigne une personne, vous avez en principe la possibilité de joindre ensemble toutes les informations qui contiennent ce numéro d’identification. Par exemple, si vous savez que Sigismond Jaccoud a un identifiant 64023688  dans la base de données internationale VIAF, vous pouvez récupérer les informations qui s’y trouvent liées parce qu’elles utilisent également cet identifiant, notamment les diverses pages Wikipedia (https://en.wikipedia.org/wiki/Sigismond_Jaccoud, https://fr.wikipedia.org/wiki/Sigismond_Jaccoud, etc.), les données de Worldcat Identities, mais aussi les données bibliographiques qui concernent Jaccoud dans les catalogues de bibliothèques, etc. Ce numéro pourrait permettre aussi, en principe, que d’autres outils informatiques viennent à leur tour puiser dans la Base biographique.

L’usage de ces identifiants devrait se développer dans les temps qui viennent : nous espérons que la base biographique est aujourd’hui mieux préparée à s’intégrer dans le paysage documentaire qui se met en place. Le chemin, il faut le dire, est encore un peu long pour nous, mais l’essentiel est de pouvoir le commencer.

Nous comptons sur les utilisateurs pour nous signaler les défauts qu’ils trouveront, et nous faisons appel à leur indulgence critique.

Jean-François Vincent
24 mai 2018

Don Flandrin : la correspondance d’un étudiant en pharmacie au milieu du XIXe siècle

Autoportrait au fusain de Joseph III Flandrin, 1874

La BIU Santé a récemment accueilli dans ses collections un fonds d’archives retraçant le parcours professionnel, politique et familial de Joseph III Flandrin (1837-1903), pharmacien originaire de Grenoble. Cet ensemble d’archives a été donné à la bibliothèque par l’un de ses descendants, Georges Flandrin, médecin et hématologue ayant effectué sa carrière aux hôpitaux Saint-Louis et Necker à Paris. Il documente plus particulièrement la période étudiante de la vie de Joseph Flandrin et la correspondance que celui-ci entretenait avec son père, percepteur et botaniste.

Joseph Flandrin appartient à une famille grenobloise composée d’artistes et de médecins. Il s’oriente vers des études de pharmacie qu’il effectue à l’École supérieure de pharmacie de Paris de 1860 à 1864, Il effectue son internat à l’hôpital Lariboisière puis à l’Hôtel-Dieu, avant de retourner dans sa région d’origine pour exercer en officine. A partir des années 1870, il s’engage dans plusieurs sociétés de secours mutuel et participe à diverses  commissions municipales portant notamment sur des questions de santé publique, telles que le travail des enfants.

Groupe d’internes en pharmacie de l’hôpital Lariboisière, 1863

Le fonds d’archives se compose majoritairement de lettres échangées entre Joseph et son père durant ses années d’études à Paris de 1861 à 1864. La fréquence et le contenu de ces lettres témoignent de l’étroite relation qui existait entre les deux correspondants. Les fondements de cette relation sont non seulement familiaux mais également intellectuels et économiques : Joseph est dépendant financièrement de sa famille. S’il reçoit plus de lettres de son père qu’il ne lui en envoie, il se montre néanmoins fort loquace dans ses écrits : il aborde le contenu académique de sa formation, les multiples événements qui ponctuent sa scolarité, comme par exemple la visite d’une délégation étrangère. Il n’omet pas non plus des questions plus triviales, telles que l’argent dont il a besoin pour faire retoucher son costume. Ses lettres fourmillent de détails et anecdotes et constitue ainsi une véritable chronique de la vie d’un étudiant parisien au milieu du XIXe siècle.

Joseph Flandrin par Auguste Mollard

Les correspondants de Joseph Flandrin se diversifient avec le temps. Il commence ainsi à échanger à partir de 1863 avec Adèle Ricard, mère de sa future épouse et fille d’un pharmacien d’officine à Grenoble. Le fonds d’archives documente également ses jeunes années au collège du Pont de Beauvoisin puis au lycée de Grenoble, ainsi que la période plus tardive de sa vie, évoquant ses multiples engagements politiques et scientifiques. Une photographie des internes en pharmacie de l’hôpital Lariboisière en 1863 ainsi qu’un autoportrait au fusain complètent et illustrent ces archives familiales.

Le fonds Georges Flandrin est actuellement en cours d’inventaire et de numérisation à la BIU Santé. Un mémoire d’étude en histoire de la pharmacie exploitant ces sources inédites est également en cours de rédaction. Pour toute question relative aux conditions d’accès à ce fonds, vous pouvez écrire à info-hist@biusante.parisdescartes.fr.

Nous profitons de cette publication pour remercier à nouveau Monsieur Georges Flandrin ainsi que son épouse pour leur don à la BIU Santé, pour l’accueil qu’ils nous ont réservé et pour toutes les informations relatives à l’histoire de leur famille et de leur collection qu’ils nous ont communiquées.

Pour en savoir plus sur la famille Flandrin :

  • Senot-Tercinet, Marie-Amélie. Jules Flandrin : examen sensible : œuvres de 1889-1914. [Exposition. Grenoble. Musée de l’ancien évêché. 2008-2009]. Lyon, Libel, 2008. Disponible sur Issuu : https://issuu.com/libel/docs/flandrin_issuu (consulté le 2 mai 2018).

Catherine Blum

Exposition « L’art des potiers d’étain » à Baugé-en-Anjou

Du 7 avril au 30 septembre 2018, l’Hôtel-Dieu de la ville de Baugé-en-Anjou accueille une exposition temporaire intitulée «L’art des potiers d’étain au service de la santé». Cette exposition a pour objectif de montrer au grand public comme aux initiés les nombreux usages de l’étain dans un Hôtel-Dieu, aussi bien dans la vie quotidienne qu’en usage médical et pharmaceutique.

 

 

 

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Prochaine séance de la SHP le 20/03

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie (entrée libre) se tiendra le mardi 20 mars 2018, à 16h30, sous la présidence du Professeur Olivier Lafont.

Elle aura lieu dans la salle des Actes de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Ordre du jour :

1) Accueil par le président.

2) Informations du secrétaire général.

Statue de Théophraste Renaudot. Source : Medic@

3) Communications :

Olivier Lafont : Le 400e anniversaire de l’arrivée de Louis Hébert à Québec (15 min).

Jean Trouchaud : Chez le docteur Théophraste Renaudot (1584-1653), inventeur du journalisme et défenseur de la médication chimique (20 min).

André Frogerais, Dominique Kassel et Annick Sultan-Paré : Le Laboratoire des Cachets Sandol, Dufour & Paré  (20 min).

Journal de pharmacie et de chimie. Source : Gallica

Bruno Bonnemain : Le journal de pharmacie et de chimie de l’année 1918  (15 min).

Les numéros de l’année 1918 du Journal de pharmacie et de chimie, dont parlera Bruno Bonnemain au cours de cette conférence, sont consultables au pôle Pharmacie de la Bibliothèque Interuniversitaire de Santé, sous la cote P 30206.

 

Date : Mardi 20 mars 2018, à 16h30.

Lieu : salle des Actes de la Faculté de Pharmacie (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Entrée libre.

Si vous souhaitez assister à cette séance, vous pouvez contacter la Société d’histoire de la pharmacie.

Séance de la Société d'Histoire de la Pharmacie
Debut: 03/20/2018 04:30 pm
4, avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR