Trouver des essais cliniques dans PubMed… et ailleurs

Récemment mis en lumière par une actualité tragique, les essais cliniques sont pourtant essentiels à la mise au point de nouveaux médicaments. Une recherche bibliographique portant sur une maladie ou un traitement peut nécessiter de cibler précisément ce type d’étude. Voici donc un petit tour d’horizon – non exhaustif – de ressources permettant de trouver des références d’essais cliniques, menés en France et dans le monde.

PubMed

La base de données Medline, produite par la NLM (National Library of Medicine, aux Etats-Unis) et accessible via l’interface PubMed, recense environ 26 millions de références d’articles, issus de plus de 5 600 revues médicales.

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Lors de l’affichage des résultats, il est possible d’utiliser dans la colonne de gauche le filtre Article Types pour limiter la recherche aux essais cliniques : pour cela, il suffit de cocher Clinical Trial.

En cliquant sur Customize sous la liste proposée par défaut, on accède à la liste complète des types d’articles référencés dans PubMed : cela permet de sélectionner les essais cliniques de phase I, phase II, phase III, etc.

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Attention, l’utilisation de PubMed est complexe et nécessite de maîtriser un langage contrôlé, le MeSH, dont l’utilisation est indispensable pour obtenir une liste de résultats courte et pertinente. Pour en savoir plus, vous pouvez assister à une formation gratuite à la BIU Santé, consulter notre tutoriel en ligne ou regarder les vidéos tutorielles DocToBib.

ClinicalTrials.gov

La base ClinicalTrials, produite par la NLM (comme PubMed), est accessible via la page d’accueil de PubMed ou directement à l’adresse https://clinicaltrials.gov/.

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Cette base donne accès à plus de 200 000 essais cliniques du monde entier. Son intérêt est qu’elle recense des essais annoncés ou en cours, donc pas encore publiés dans des revues scientifiques et non encore indexés dans PubMed. Dans la liste des résultats, la colonne Status permet de distinguer les différentes étapes de l’essai : terminé (avec résultats disponibles), terminé (résultats en cours de traitement), en cours, non débuté (en attente d’inclusion), etc.

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Un tri géographique des résultats est possible, via l’onglet On Map :

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Il permet notamment d’isoler les essais cliniques menés en France (pour cela, cliquer sur l’Europe sur la carte du monde puis sur la France elle-même).

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Pour mieux connaître le fonctionnement de ClinicalTrials, vous pouvez :

Répertoires français

En France, c’est l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) qui autorise les essais cliniques et propose sur son site la consultation du Répertoire public des essais cliniques de médicaments menés en France (y compris les essais cliniques de thérapie cellulaire ou génique).

Le répertoire comprend les principales informations concernant l’essai : titre et numéro d’enregistrement européen, identité et coordonnées du promoteur, autres pays concernés (le cas échéant), brève description, objectifs et méthodologie de la recherche, ainsi que son état d’avancement.

Outre ce répertoire, il existe pour certaines pathologies des registres spécialisés, produits par d’autres institutions, en coordination avec l’ANSM :

Pour en savoir plus, consultez les pages dédiées aux essais cliniques sur le site de l’ANSM.

Répertoire européen

Le registre des essais cliniques de l’Agence européenne du médicament (EU clinical trials register) recense les essais cliniques menés dans l’Union européenne.

Mis en œuvre en 2004 conformément à la directive 2001/20/CE relative à l’application de bonnes pratiques dans la conduite d’essais cliniques de médicaments à usage humain, il est alimenté par les organismes responsables en matière d’essais cliniques des pays de l’Union.

il recense près de 28 000 essais cliniques, ainsi qu’environ 18 000 essais cliniques en pédiatrie.

Répertoire mondial

Un nouveau portail, OpenTrials, apparu en 2015, se donne pour objectif de recenser les essais cliniques du monde entier.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article (en anglais) paru dans BioMedCentral.

Benjamin Macé

Report de la conférence sur la pénicilline

En raison des mesures de sécurité renforcées, la conférence de M. Frogerais prévue aujourd’hui est reportée à une date ultérieure.

André Frogerais donnera une conférence à la BIU Santé sur le thème :

Les origines de la fabrication de la pénicilline en France

501Cette conférence est organisée par la société des amis de la BIU Santé (Sabium). Elle aura lieu dans la salle Landouzy du pôle Médecine de la BIU Santé – à une nouvelle date non encore déterminée.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

En savoir plus

 

Dictionnaire de l’Académie de pharmacie

Un dictionnaire en ligne

Le 25 mars 2015 a eu lieu la présentation du nouveau dictionnaire des sciences pharmaceutiques et biologiques, œuvre de l’Académie nationale de pharmacie.

Initialement publié en format papier (1997, avec une nouvelle édition en 2001), ce dictionnaire est désormais disponible gratuitement en ligne, à l’adresse suivante :

http://dictionnaire.acadpharm.org/

Fruit de cinq années de labeur, cette nouvelle édition a été coordonnée par le Pr Francis Puisieux, aidé de plus de 150 collaborateurs différents.

Cet ouvrage rassemble «l’ensemble des connaissances touchant le médicament et autres produits de santé, les sciences physico-chimiques en rapport avec ces domaines, la biologie, la santé publique, l’environnement et la santé, la diététique, la nutrition, la cosmétologie. Sont également décrits les symptômes majeurs des principales pathologies.»

Les intérêts d’une publication en ligne sont multiples :

  • Mise à disposition gratuite pour tous, plus large diffusion des informations
  • Mises à jour facilitées. Vous pouvez d’ailleurs proposer vos contributions en écrivant à l’adresse suivante : info@acadpharm.org
  • Impact plus faible sur l’environnement

Ce dictionnaire est désormais signalé dans le catalogue national SUDOC, grâce aux catalogueurs de la BIU Santé.

Le frontispice du site présente deux personnalités déjà mises à l’honneur par la BIU Santé :

– à gauche, Antoine-Augustin Parmentier (1737-1813), auquel est consacrée une exposition virtuelle sur notre site

– à droite, François Dorvault (1815-1879), qui a donné son nom à l’une des salles de lecture de notre pôle Pharmacie.

Et la médecine ?

L’Académie nationale de médecine n’est pas en reste, qui propose elle aussi une version en ligne de son dictionnaire (édition 2010).

En attendant une nouvelle mouture entièrement révisée sur laquelle planche actuellement un groupe de travail.

En savoir plus

Présentation du projet par Jean-Pierre Foucher, président de l’Académie.

 

Palmarès Prescrire 2014 des nouveaux médicaments

La Revue Prescrire (LRP pour les intimes, disponible au pôle Médecine et au pôle Pharmacie) vient de publier son palmarès 2014 des nouveaux médicaments.

Absente des palmarès précédents depuis 2007, une « Pilule d’Or »  est décernée à nouveau cette année par la rédaction de Prescrire pour distinguer un médicament apportant « un progrès thérapeutique décisif dans un domaine où patients et soignants étaient totalement démunis ». En l’occurrence l’Orphacol® (acide cholique) destiné à traiter deux maladies génétiques rares du foie (déficit congénital de synthèse des acides biliaires), dont le seul traitement alternatif était la transplantation hépatique.

Ce médicament orphelin est le résultat d’un long partenariat entre l’AP-HP (hôpital du Kremlin-Bicêtre, équipe du Pr Emmanuel Jacquemin), son établissement pharmaceutique (l’AGEPS) et le laboratoire CTRS (Cell Therapies Research & Services) qui avait obtenu son Autorisation européenne de Mise sur le Marché le 12/09/2013, à l’issue d’une étonnante bataille juridique où le Tribunal de l’Union européenne avait donné gain de cause à ce petit laboratoire français (créé en 2002), en annulant un refus de la Commission européenne.

Photo CPRS

L’Orphacol® avait déjà été salué par le Prix Galien France 2014 de la recherche pharmaceutique le 04/12/2014, après avoir obtenu de la Haute autorité de santé (HAS) un avis favorable assorti d’une AMSR (Amélioration du service médical rendu) de niveau 1 (le plus haut niveau attribué).

La Revue Prescrire en profite également pour réitérer sa critique des médicaments « ombrelles »  (« dont les boîtes qui se ressemblent contiennent des médicaments différents », « au détriment d’une distinction selon leur contenu. Elles exposent à des confusions entre médicaments d’une même gamme ombrelle. »)

Voir aussi le site du Quotidien du médecin, avec déjà de nombreuses réactions critiques à ce palmarès (notamment dans les commentaires !) ou ce compte-rendu des présentations par le blog de docteurdu16.

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Palmarès 2014 des nouveaux médicaments : un bon cru

Palmarès 2014 du conditionnement : une palme mais encore trop de défauts dangereux

La revue Prescrire distingue un médicament contre une maladie génétique du foie

La maladie orpheline, le médicament miracle et l’eurocrate par Jean Quatremer, correspondant du quotidien Libération, 08/01/2013

Orphacol : camouflet pour la Commission européenne par Jean Quatremer, correspondant du quotidien Libération, 05/07/2013

Le Tribunal de l’Union européenne annule la décision de refus de la Commission européenne d’autoriser la mise sur le marche de l’Orphacol [Communiqué de presse n° 84/13]

La fiche du médicament Orphacol dans le Répertoire des spécialités pharmaceutiques de l’ANSM : 50 mg gélule ; 250 mg gélule.

Alain Delaforge, David Benoist & Jeremy Schreiber

Médicaments et industrie pharmaceutique en France : aux sources de l’histoire contemporaine

La BIU Santé vient d’achever le catalogage d’une importante collection de plus de 4500 brochures provenant de 250 laboratoires pharmaceutiques. Cette collection, rassemblée au milieu des années 1990, est désormais à la disposition des usagers du Pôle pharmacie-biologie-cosmétologie, qui trouveront là une source précieuse dans au moins trois domaines de recherche :

  • L’histoire de l’industrie pharmaceutique ;
  • L’histoire des médicaments et de leur commercialisation en France ;
  • L’histoire de la publicité médico-pharmaceutique.

En effet, cette collection couvre une large période historique de près d’un demi-siècle (1945-1995 environ) et donne accès à un ensemble unique constitué de documents très divers : brochures de laboratoire destinées à la communication interne, rapports d’activité, fascicules envoyés aux médecins praticiens et aux pharmaciens d’officine, petites revues de laboratoire, fiches produits, réclames, catalogues de prix, monographies sur un médicament, une méthode thérapeutique, un traitement nouveau, une épopée industrielle, etc.

La liste des laboratoires représentés est impressionnante. On y trouve aussi bien des géants du secteur que des petites structures de recherche ou de fabrication :
Laboratoires Abbott, Adrian-Marinier, Allard, Amido, Anphar, Ardix, Arko, Arkochim, Arkodex, Armour-Montagu, Aron, Astra-Calvé et Astra Zeneca, Aventis, Badrial, BASF, Bayer, Beaufour, Becton-Dikinson, Beecham-Sévigné, Belamont, Bello, Béral, Berthier-Derol, Bertin, Besins-Iscovesco, Beytout, Billault, Biocodex, Biopharma, Bioga, Biosedra, Biothérax, Biotrol, Boehringer Ingelheim et Boehringer Mannheim, Boiron, Bonapp, Boots-Dacour, Borne, Bottu, Bouchara, Bouchard, Bouillet, Bristol, Bruneau, Buriat, Byk-Mallinckrodt, Capsugel, Carl Zeiss Jena, Carrion, Cassenne, Centocor, Centre Pharma, Cerba, Cernep, Cétrane, Chantereau, Chauvin Blache, Chefaro-Ardeval, Chibret, Choay, Ciba, Cilag, Clarins, Clin-Comar-Byla et Clin-Midy, Clintec, Coupin, Crinex, Dafray, Daltan, D’Anglas, Daniel Brunet, Dausse, Debat, Deglaude, Delagrange, Delalande, Dexo, Diamant, Dolisos, Doms, Dulcis, Dumesnil, Duphar, Dupont, Egic, Eli-Lilly, Endo, Erba, Ericson, Euthérapie, Fabre, Farmitalia, Fermé, Fournier frères, Fraysse, Galénic, Gattefossé, Geigy, Gist-Brocades, Glaxo-Smith-Kline, Goupil, Grémy-Longuet, Guerbet, Hépatrol, Hoerchst, Houdé, ICI Pharma, Inava, Inpex, INSERM, Institut de recherche biologique, Institut Pasteur, IPSEN, ISH, Janssen, Jouveinal, Kuhlmann, Labaz, Labcatal, Lafon, Laroche Navarron, Latema, Le Brun, Lederle, Lefranc, Lehring, Lematte-Boinot, Leo, Lepetit, Lesieur, Leurquin, LFPG, LFT, LHF, Libs, Lilly, Lucien, Lundbeck, Lutsia, Lyocentre, Martinet, Médiarik, Medicia, Merck-Sharp-Dohme-Clevenot, Mérieux, Mero-Rousselot-Satia, Merrell, Midy, Millot-Solac, Monal, Nativelle, Nestlé, Norgan, Novartis, Novo Nordisk, Oberlin, Oberval, Organon Teknica, Ozothine, Parke &; Davis, Perrier, Pfizer, Pharma, Pharmacia, Pharmaplantes, Pharmascience, Pharmaton, Pharmuka, Phasma, Plantier, Porcher-Lavril, Prolabo, Promedica, RIT, Reheis, Rhône Poulenc, Riom, Robapharm, Robert et Carrière, Roche, La Roche-Navarron, Roche-Posay, Roland Marie, Rorer, Roussel, Salvoxyl, Sandoz, Sanofi et Sanofi Winthrop, Sarbach, Sarget, Scherer, Schering et Schering-Plough, Searle, Sedaph, Servier, SKF, Smith &; Nephew, Smith Kline &; French, Sobio, Sochibo, Sogev, Somedia, Specia, Spret, Squibb, Stiefel, Substancia, SRV, Syntex, Synthélabo, Takeda, Thekan, Théramex, Théraplix, Thérica, Therval, Ucépha, Ugine Kuhlmann, Unicet, Unilever, Upjohn, Upsa, Valpan, Vanda, Vernin, Vitrum, Vygon, Wellcome, Wild Heerbrugg, Winthrop.

La plupart de ces laboratoires sont à l’origine de médicaments qui ont joué un rôle majeur dans l’amélioration de la santé des Français au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et durant les Trente glorieuses. Citons, entre autre, l’importante émulation industrielle autour de la production et de la vente des premiers antibiotiques ; citons également à l’autre extrémité de la chronologie, les premiers essais thérapeutiques pour tenter d’enrayer la terrible épidémie de SIDA.

Enfin, les spécialistes en communication et en arts graphiques ne manqueront pas de trouver au sein de cette collection de quoi satisfaire leur goût pour l’inventivité publicitaire. Les références aux œuvres ou aux styles d’artistes de renoms sont nombreuses (Dürer, Goya, Ingres, Giorgio de Chirico, Dali, etc.). On remarque également l’influence des principaux courants artistiques contemporains (Pop Art, Art cinétique, Hyperréalisme, Support Surface, etc.) sur l’iconographie de ces publications à vocation commerciale, technique et scientifique.

Ce billet est également l’occasion pour la BIU Santé de lancer un appel à la collecte de brochures auprès de tous les acteurs de l’industrie pharmaceutique et/ou cosmétique française. Ces nouveaux dons viendront accroître et compléter des sédiments déjà plus anciens et contribueront à faire de la bibliothèque un lieu de mémoire et un outil d’enseignement et de recherche tourné vers l’avenir. Autrement dit : un remède contre la dispersion et l’oubli.

Philippe Galanopoulos, Alain Delaforge

Remerciements à l’équipe de catalogage : Françoise Monsérat, Karine Tisserant, Sylvie Cavard et Didier Paccagnella

Saisies de médicaments illicites en hausse

Trafics en augmentation

Le pôle Pharmacie de la BIU Santé vient de recevoir la dernière édition du Rapport sur les trafics illicites. Il est publié par l’Organisation mondiale des douanes (OMD), qui a fait don d’un exemplaire à la bibliothèque.

Les sections 2 et 3 sont particulièrement intéressantes pour nos spécialités : elles traitent des trafics de déchets toxiques et de produits de santé.

Les médicaments illicites se situent loin devant les autres produits, avec une hausse significative des saisies en 2013.

Ce document (ainsi que l’édition 2012) sera présenté pendant quelques semaines dans l’espace actualités de la bibliothèque de Pharmacie (364.133 OMD – Salle Dorveaux libre-accès / cote magasins : P13484). Il est également consultable gratuitement en ligne sur le site de l’OMD, en cliquant sur ce lien.

Thèses sur la contrefaçon des médicaments

Le pôle Pharmacie de la BIU Santé possède également quelques thèses récentes en rapport avec ces sujets :

1.     Contrefaçons de médicaments et dispositifs médicaux : risques sanitaires et moyens de lutte  ; [sous la direction de] Stéphane Pirnay. Auteur : BITOUN, Sabine. Thèse d’exercice : Pharmacie : Paris 5 : 2013. – 1 vol. (108 f.). Bibliogr. f. 102-108.
BIU Santé – Pôle Pharmacie. Cote : TPHA 12312.

2.     La contrefaçon de médicaments : analyse de la situation européenne et africaine ; [sous la direction de] Jérôme Peigné. Auteur : AMADOU, Myriam. Thèse d’exercice : Pharmacie : Paris 5 : 2012. – 1 vol. (95 f.). Bibliogr. f. 90-95.
BIU Santé – Pôle Pharmacie. Cote : TPHA 11966.

3.     Médicaments et internet : conséquences sur la protection de la santé publique et de la propriété intellectuelle ; [sous la direction de] Jérôme Peigné. Auteur : RIBEIRO CRESPEL, Virginie. Thèse d’exercice : Pharmacie : Paris 5 : 2010. – 1 vol. (100 f.). Bibliogr. f. 92-96. BIU Santé – Pôle Pharmacie. Cote : TPHA 11188.

4.     La lutte contre la contrefaçon des produits de santé et ses enjeux sanitaires, de la prise de conscience à l’action : cadre juridique, nouvelles technologies et perspectives ; [sous la direction de] Jean-Hugues Trouvin. Auteur : STOEHR, Alexandre. Thèse d’exercice : Pharmacie : Paris 5 : 2008. – 1 vol. (143 f.). Bibliogr. f. 127-138. BIU Santé – Pôle Pharmacie. Cote : TPHA 10392.

5.     Contrefaçon médicamenteuse : point sur les principaux moyens de lutte ; [sous la direction de] Bernard Bajou. Auteur : FLOIRAC, Alexis. Thèse d’exercice : Pharmacie : Paris 5 : 2008. – 1 vol. (145 f.). Bibliogr. f. 135-143. BIU Santé -Pôle Pharmacie. Cote : TPHA 10464.

En savoir plus

Interview (10 juin 2014) de Pierre Delval sur  « Le business de la contrefaçon » (France 24, magazine « Intelligence économique »), par Ali Laidi, docteur en sciences politiques, chercheur à l’IRIS. L’interview est accompagnée d’un reportage sur le « China Mall », un gigantesque espace commercial où règne sans entrave la contrefaçon, à Ajman (Émirats Arabes Unis).

Criminologue, Pierre Delval est notamment co-auteur de l’ouvrage :
La contrefaçon : un crime organisé / Pierre Delval, Guy Zilberstein. Paris : Éditions J.-C. Gawsewitch, 2008. 180 p. La couverture porte :  « médicaments, jouets, alcools, cigarettes… les produits qui tuent ». Cote du livre au Pôle Pharmacie : 215852 (en magasins).

– Le rapport de l’IRACM sur Contrefaçon de médicaments et organisations criminelles publié en 2013 (disponible au pôle Pharmacie, cote 364.142 IRACM).

Countering the problem of falsified and substandard drugs / Institute of medicine (U.S.), 2013 (disponible au pôle Pharmacie, cote 364.142 IOM).

Pharmaceutical anti-counterfeiting : combatting the real danger from fake drugs / Mark Davison, 2011 (disponible au pôle Pharmacie, cote 364.142 DAV)

 Alain Delaforge

Suppression de la vignette pharmaceutique

Disparition de la vignette pharmaceutique à compter du 1er juillet 2014

La vignette pharmaceutique, spécificité française introduite par le décret n°52-951 du 7 août 1952 (J.O. du 14/08/1952), était apposée sur les boîtes des médicaments remboursables. Complétée par un code-barres, elle a évolué au fil des décennies jusqu’à l’arrêté du 21 février 1996 modifié. Elle permettait de connaître le prix de chaque médicament, son CIP (code d’identification du produit à 7 chiffres) et son taux de remboursement par les caisses d’assurance maladie, taux symbolisé par des vignettes de couleurs différentes.

Depuis 1999, la suppression de la vignette faisait l’objet de discussions récurrentes entre les pouvoirs publics et les professionnels du secteur. Elle devait intervenir le 1er janvier 2013 mais avait été reportée finalement au 1er juillet 2014.

Cette décision avait été précédée par un rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) remis au ministre chargé de la Santé en juillet 2012 : La suppression de la vignette pharmaceutique : évaluation des modalités de mise en œuvre : rapport / IGAS ; établi par Bruno Maquart, 2012, 111 p. : http://www.sudoc.fr/179006258

Aujourd’hui en France, la plupart des échanges avec les caisses d‘assurance maladie se font par voie électronique (télétransmission). L’usage de feuilles de soins envoyées par voie postale où le patient colle les vignettes pour obtenir le remboursement des frais engagés est devenu assez rare et la vignette a perdu une grande partie de son utilité.
Le remplacement de la vignette et du code-barres linéaire traditionnel à une dimension par un code à deux dimensions (appelé code « DataMatrix« ) va permettre d’enregistrer un nombre beaucoup plus élevé d’informations pour un coût modique et d’abandonner le CIP à 7 chiffres (devenu trop court) pour un CIP à 13 chiffres.

Modernisation et traçabilité

Pour l’État, c’est une nouvelle étape importante dans la modernisation de la gestion technique et administrative de la Sécurité sociale.

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Un chercheur à l’honneur : André Frogerais

André Frogerais, pharmacien, membre de la Société d’histoire de la pharmacie, et lecteur régulier depuis 2011 à la BIU Santé, a accepté de répondre à nos questions.

Quelle fut votre expérience à
la faculté de pharmacie en tant qu’étudiant ?
Je suis entré à la faculté de pharmacie en 1966 ; cinq années plus tard, j’étais diplômé. A l’époque, le lycée avait un côté très scolaire, on peut même dire que son organisation relevait du militaire. Quand je suis arrivé à la faculté de pharmacie, j’ai découvert un autre monde : c’était la liberté. J’ai immédiatement adoré le quartier Latin et l’ambiance de la faculté. Nous admirions beaucoup nos professeurs. Les amphis étaient surpeuplés, mais quand le professeur arrivait, il n’y avait plus un bruit. Je garde un très bon souvenir de mes études : l’éclectisme des matières enseignées, la qualité des enseignants, mes camarades. C’était une belle période, oui.

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Big Pharma et Fabrique des folies (2013)

Quelques suggestions de lecture pour les vacances de fin d’année :

Mikkel Borch-Jacobsen est philosophe de formation, historien de la psychanalyse et professeur de littérature comparée à l’université de Washington (Seattle). Il faisait partie des principaux auteurs du Livre noir de la psychanalyse publié en 2005 sous la direction de Catherine Meyer. Cet ouvrage polémique avait suscité de nombreux débats lors de sa parution. Vous pouvez le consulter au pôle médecine de la BIU Santé, ainsi que les réponses qu’il suscita (L’anti-livre noir de la psychanalyse et Pourquoi tant de haine ? : anatomie du « Livre noir de la psychanalyse »). Il a été réédité cette année au format poche dans une version abrégée (Éditions 10-18).

Notre pôle pharmacie vient justement d’acquérir le dernier ouvrage coordonné par Mikkel Borch-Jacobsen : Big Pharma, une industrie toute-puissante qui joue avec notre santé publié en septembre 2013 aux Éditions les Arènes.

À ses côtés, douze universitaires, experts internationaux, lanceurs d’alerte ou journalistes, passent en revue médicaments et traitements. « Un livre choc et salutaire pour ne plus être les cobayes d’une industrie devenue folle et redonner à la médecine son visage humain. » C’est ce que promet la quatrième de couverture. À vous de vous faire votre propre opinion en consultant ou empruntant ce livre dans les collections du pôle pharmacie.

On y trouve notamment un chapitre intitulé « Désinformer sur Internet : la “stratégie Wikipédia ». L’auteur y évoque l’enjeu stratégique que constitue la célèbre – mais vulnérable – encyclopédie participative, en matière d’information médicale, pour les départements marketing de certaines compagnies pharmaceutiques ; et comment certaines firmes tentent parfois de détourner à leur profit le succès de ce projet collaboratif en modifiant habilement le contenu d’articles, à leur avantage ou au détriment de leurs concurrents.

De tels agissements avaient pu être mis en évidence en 2006-2007, grâce à l’outil WikiScanner, qui permettait d’identifier les « conflits d’intérêt » (pour ne pas dire davantage) de certains rédacteurs de l’encyclopédie. De nouveaux sites, comme WikiWatchdog, ont pris le relais depuis lors pour contrôler plus efficacement l’objectivité des modifications opérées en ligne.

D’autres ouvrages de cet auteur sont aussi disponibles au pôle médecine, notamment le controversé La fabrique des folies : de la psychanalyse au psychopharmarketing publié en janvier 2013 aux Éditions Sciences humaines. Y sont abordés les troubles mentaux sous l’angle de l’histoire et des disparités géographiques, sans oublier le débat sur les traitements proposés par l’industrie pharmaceutique.

De quoi réfléchir sur notre santé, physique et mentale... Bonnes lectures et bonnes fêtes de fin d’année à tous !

David Benoist, Alain Delaforge et Jeremy Schreiber

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L’Industrie pharmaceutique en images

La BIU Santé vient de mettre en ligne une série de 46 photographies d’industries pharmaceutiques. Vues du ciel, de la rue ou de l’intérieur des bâtiments, ces photographies montrent des laboratoires, parfois disparus, des machines et des procédés de fabrication. Elles sont consultables sur la banque d’images et de portraits en cliquant ici.

Les sociétés représentées sont les suivantes : Laboratoires Lamatte et Boinot, Établissements Février-Decoisy et Champion, Laboratoires Choay, Société du traitement des Quinquinas, une usine de Nativelle, Laboratoires de l’Hépatrol, une usine de fermentation de Roussel, Laboratoires Debat, Établissement des produits chimiques Poulenc frères, usine de SPECIA, la Pharmacie centrale de France, Laboratoires Dausse, Laboratoires Adrian et Établissements C. David-Rabot.

[Usine de fermentation de Roussel, construite à Romainville en 1946]
Cet ensemble conséquent fut utilisé par M. le Professeur Maurice-Marie Janot, de la faculté de Pharmacie de Paris, à l’occasion d’une conférence donnée à la maison de la Chimie, le lundi 18 décembre 1951. Elle lui servit aussi à illustrer son enseignement de pharmacie galénique et son travail sur l’histoire de cette branche de l’art pharmaceutique.

Ces photographies se présentent sous la forme de plaques de verre. Certaines possèdent une légende ; d’autres pas. Pour ces dernières la BIU Santé a sollicité l’aide de M. André Frogerais et de Mme Josette Fournier, membres de la société d’histoire de la Pharmacie et du club d’histoire de la Chimie.

Ces plaques font partie du fonds Maurice-Marie Janot, qui comprend aussi des documents d’archives et des manuscrits non encore inventoriés. Ce fonds a été confié à la bibliothèque en 2009 par M. Jacques Poisson, membre honoraire de l’Académie nationale de pharmacie. Les plaques de verre ont été retrouvées par Mme Naïma Zerrouk, enseignante à la faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques de Paris, et responsable du master de cosmétologie.

Pharmacie Centrale de France (1950). Atelier sels de quinine (extraction).

Cette mise en ligne est l’occasion pour la bibliothèque de valoriser ses collections sur l’histoire de l’industrie pharmaceutique française. Parmi les fonds documentaires qui méritent d’être signalés, citons un ensemble de 4.000 brochures de laboratoires pharmaceutiques. Les laboratoires Adrian, Choay, Dausse, Debat, Nativelle, Roussel, SPECIA ont entre autres contribué à l’alimentation de ce fonds en cours de signalement.

Pour en savoir plus sur l’histoire de l’industrie pharmaceutique :
Alexandre Blondeau : Histoire des laboratoires pharmaceutiques en France et de leurs médicaments : des préparations artisanales aux molécules du XXIe siècle (Paris : le Cherche midi, 1992-1998. Cote : BIU Santé Pharmacie 117678 ; Médecine HM Mag. SPE Pharm 55).
– Nicolas Sueur, La Pharmacie centrale de France : une coopérative au service d’un groupe professionnel. 1852-1979 (Lyon III, 2011. Accessible en ligne sur Asclépiades).

Philippe Galanopoulos et Jeremy Schreiber