Mise en ligne du Libellus de Dentibus d’Eustache

Après La Fabrique de Vésale et autres textes et la Correspondance française de Guy Patin, un nouveau projet s’ajoute à la rubrique des éditions critiques de la BIU Santé : le Libellus de Dentibus de Bartolomeo Eustache.

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Portrait de Bartolomeo Eustache, extrait de Brambilla, Storia delle Scoperte Fisico Medico-Anatomico-Chirurgiche…, 1780-1782 (Cote BIU Santé 6758)

Bartolomeo Eustache (vers 1510 – 1574), anatomiste italien, a marqué l’âge d’or de l’anatomie au XVIe siècle, comme Vésale, Fallope, Colombo, ou Fabrizio d’Aquapendente. Il a décrit de nombreux organes, dont les reins, le système veineux, l’organe de l’ouïe. Il a laissé son nom à un canal de l’oreille moyenne, la trompe d’Eustache. Et il s’est, donc, intéressé aux dents. Publié en 1563, ce « petit livre sur les dents », premier ouvrage d’anatomie entièrement consacré à ce sujet, se concentre sur l’étude de la dentition humaine sous tous ses aspects (embryologie, anatomie, pathologie, etc.). La précision de ses observations, parfois inédites, et la finesse de ses déductions font du Libellus de dentibus un ouvrage majeur dans l’histoire de l’odontologie. Bien qu’admirateur de Galien, Eustache n’hésite pas à remettre en question les connaissances des auteurs antiques ; il critique aussi, avec plus ou moins de sévérité, les théories de ses contemporains, notamment celles d’André Vésale envers lequel il a semble-t-il nourri une rancœur toute particulière.

La reconnaissance complète de l’importance d’Eustache a été tardive : son œuvre aujourd’hui la plus connue est restée occultée dans l’entourage de Pietro Matteo Pini, son disciple et héritier scientifique pendant plus d’un siècle, et ne fut retrouvée et publiée par Lancisi que bien longtemps après sa mort : il s’agit des Tables anatomiques gravées, qui ne furent publiées qu’en 1714. Quant à l’œuvre odontologique, appropriée par Hémard et maladroitement retransmise, elle restera incomprise jusqu’aux découvertes de John Hunter qui en démontreront la pertinence et la précocité scientifique (Anatomy of the human teeth, 1771).

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Eustache procédant à une dissection, détail du frontispice des Tabulae Anatomicae, 1717 (Cote BIU Santé 1938)

C’est la première fois que ce texte fondamental de l’odontologie est publié et traduit en français, grâce au travail de Micheline Ruel-Kellermann et de Marie-Rolande Leyrat-Cornuejols.
Les éditrices ont travaillé à partir de la première édition du Libellus de dentibus (Venise, 1563). Elles ont joint au texte les annotations de Pietro Matteo Pini, disciple et héritier scientifique d’Eustache, publiées en annexe du volume. Ces notes sont, pour beaucoup, des références aux autorités antiques (Aristote, Galien, Hippocrate, etc.) que cite Eustache, et que son disciple a clairement identifiées. L’index a aussi été traduit par Micheline Ruel-Kellermann : Pini y reprend, classés par ordre alphabétique, les grands thèmes abordés dans le Libellus par son maître, avec un renvoi vers le ou les passages concernés. Une introduction accompagne ce travail d’édition.

Sur le modèle de ce qui a été développé pour La Fabrique de Vésale et autres textes, les textes de la traduction et de la transcription ont fait l’objet d’un premier traitement en TEI (Text encoding Initiative) ; puis, ils ont été intégrés dans une base de données FileMaker Pro associée à Lasso pour l’affichage dans une interface de consultation.

Cette interface présente dans différentes fenêtres les images numériques du Libellus, la transcription et la traduction du texte. L’écran peut par ailleurs être divisé en deux, pour mettre en regard deux parties ou deux versions du texte.
Les notes de Pini, ajoutées à la fin du volume dans l’édition originale, ont été replacées dans le texte d’Eustache pour faciliter leur consultation, et des appels de notes ont été ajoutés. L’index fait l’objet d’un chapitre à-part.
Pour plus de détails, voir le mode d’emploi de l’interface.

L’édition du Libellus de dentibus et les textes d’accompagnement sont placés sous licence Creatives Commons (BY-NC : pas d’utilisation commerciale) par ses auteurs.

Claire Ménard

Actualité du Musée virtuel de l’art dentaire

Des nouvelles du MVAD

En novembre 2014, le Musée virtuel de l’art dentaire a été présenté au colloque de muséologie médicale consacré aux collections d’art dentaire, qui se tenait à Turin.

Vous trouverez ci-dessous un compte-rendu de cette manifestation, rédigé par Pierre Baron et Micheline-Ruel-Kellermann.

« Le colloque de Muséologie médicale consacré aux collections d’art dentaire, principalement en Italie s’est tenu à la Dental School de Turin les 6-7 novembre 2014.

Deux communications sur vingt-quatre n’étaient pas italiennes, l’une espagnole et l’autre française présentant le MVAD. Nous en avons retenu que les conservateurs de musée sont confrontés en Italie aux mêmes problèmes qu’en France : crédits, locaux, manque de personnes compétentes et responsables et de personnel, et que les interrogations sur l’avenir sont identiques. Il y a toutefois des différences notables. Tout d’abord il y a un bien plus grand nombre de musées et de personnes passionnées de bonne volonté. Cet état de fait est dû au cloisonnement entre médecine et chirurgie dentaire quasi inexistant, prolongement logique du diplôme de stomatologiste en vigueur jusqu’en 1982 remplacé par celui de chirurgien-dentiste à cette date. Autres avantages évidents, un grand nombre de professeurs d’université, médecins, chirurgiens ou chirurgiens-dentistes consacrent du temps aux musées. Cela fait partie de leur travail universitaire. Si l’on compare à la situation française, force est de constater que nous avons

  • Moins de musées
  • Pas de chaire d’histoire de la médecine
  • Pas de professeurs d’université consacrant du temps pour les musées
  • Aucune visibilité matérielle ou financière

Mais notre MVAD s’est avéré très en avance sur le système italien. Sa présentation en italien par Pierre Baron a été saluée unanimement et suivie d’une discussion animée. Une haute responsable des musées de médecine pour toute l’Italie en concluant que l’avenir était bien le virtuel nous a confortés dans l’idée que le MVAD était totalement d’avant-garde, tant par son existence que par le choix scientifique de présentation historique.

Ce congrès a donc été très riche d’enseignement. Les Italiens projettent de faire un recensement du patrimoine de toutes les collections concernant la chirurgie dentaire, toutes époques confondues, témoin de l’évolution technique de la science odontologique, mais la France est pour l’instant en tête ! »

Interview au congrès de l’ADF

Autre manifestation, le congrès annuel de l’Association dentaire française (ADF). Dans ce cadre a été réalisée une interview filmée, qui réunissait outre Luc Lecerf, vice-président (l’animateur), le président Guy Robert, le secrétaire général, Pierre Baron et la secrétaire générale adjointe Micheline-Ruel-Kellermann.

Retrouvez également ci-dessous la vidéo de présentation du musée virtuelle, utilisée à l’occasion de ce congrès :

En savoir plus

– Interview de Guy Robert, président de l’association du Musée Virtuel de l’Art Dentaire

– La page Facebook du musée

– Le site de l’Association dentaire française

– Pour des renseignements plus précis, écrivez à : mvad2014@gmail.com

Salle Landouzy fermée vendredi matin

Attention, demain vendredi 12 février 2015, la salle Landouzy (au pôle médecine-odontologie) demeurera fermée jusqu’à 11h. Certaines ressources imprimées en odontologie seront donc inaccessibles pendant quelques heures.

La grande salle sera ouverte comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Salle Landouzy

Ouverture du Musée Virtuel de l’Art Dentaire (MVAD)

Le 17 avril dernier a été mis en ligne le nouveau Musée Virtuel de l’Art Dentaire.

Hébergé par la BIU Santé, cet ensemble est consultable à l’adresse suivante: https://www.biusante.parisdescartes.fr/mvad

Il vient rejoindre les portails de la Société française d’histoire de l’art dentaire (SFHAD) et de l’Association de sauvegarde du patrimoine de l’art dentaire (ASPAD), déjà partenaires de la bibliothèque.

À l’origine, le musée Pierre-Fauchard

En 1880 l’École dentaire de Paris s’enrichit d’un musée, déjà préfiguré l’année précédente par la constitution  du « Cercle des dentistes de Paris ». Les dons viennent peu à peu agrandir la collection, qui prend en 1937 l’appellation de musée Pierre-Fauchard (du nom de l’un des fondateurs de l’art dentaire, au XVIIe s. – auquel la BIU Santé a d’ailleurs consacré une exposition virtuelle, que vous pouvez retrouver en cliquant ici).

En 1986, le conseil national de l’Ordre prend en charge les collections du musée, avant d’en céder la propriété au musée de l’AP-HP en 2001.

Pourquoi un musée virtuel ?

En 2012 le musée de l’AP-HP est malheureusement contraint à la fermeture. Ses collections sont mises en caisse, stockées à l’hôpital Bicêtre, en attendant des jours meilleurs (peut-être à terme à l’Hôtel-Dieu de Paris ?).

Faute d’exposition physique, il est alors décidé de créer une vitrine virtuelle pour ces collections : les livres du fonds, déjà déposés à la BIU Santé, ont pu être numérisés et mis en ligne. On complète ces documents par un choix de photographies, mettant en valeur les plus belles pièces du musée. Y sont également adjoints des objets d’autres collections, privées ou publiques (musée de la Faculté de chirurgie dentaire de Lyon, Aspad, musées de Rouen…)

Jacobus Anglicus, Omne Bonum (Opusculum), 1326-1347. BL Ms Royal 6E VI (vol. II), Fo 503b, British Library, London.

Que trouve-t-on déjà en ligne ?

« Nous voulons que ce musée virtuel soit chronologique, historique, visuel et esthétique. » Guy Robert, président de l’association du MVAD.

Le but du musée est « d’expliquer l’art dentaire depuis sa fondation ».

Ce projet n’en est qu’à ses débuts, et est appelé à s’agrandir prochainement. Des instruments, pélicans et tiretoires, sont les premiers à être mis en lumière. Les textes anciens alternent avec les photographies d’objets, le tout accompagné d’explications rédigées par des spécialistes du domaine, Micheline Ruel-Kellermann et Pierre Baron.

Les présentations sont à la fois thématiques et chronologiques, et accompagnées de références bibliographiques et iconographiques.

En savoir plus sur l’association

L’Association du Musée Virtuel de l’Art Dentaire (MVAD) regroupe l’Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD), l’Académie nationale de chirurgie dentaire (ANCD), la Société française d’histoire de l’art dentaire (SFHAD), l’Association Dentaire Française (ADF), la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) et l’Union des chirurgiens-dentistes retraités (UCDR).

Avec d’autres donateurs, ces institutions soutiennent financièrement l’association. Cette dernière fonctionne également en partenariat avec la BIU Santé , l’Association de sauvegarde du patrimoine de l’art dentaire (ASPAD), le musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et le Musée dentaire de Lyon (MDL).

En savoir plus

Interview de Guy Robert, président de l’association du Musée Virtuel de l’Art Dentaire ;

La page Facebook du musée ;

– Pour des renseignements plus précis, écrivez à : mvad2014@gmail.com

Des éditeurs soutiennent la BIU Santé

Comme vous le savez déjà, la BIU Santé a dû interrompre cette année tous ses abonnements à des revues imprimées.

Pour mémoire, vous pouvez consulter ici les raisons de cette situation inédite dans l’histoire de la bibliothèque.

Des collections de périodiques, complètes depuis l’origine, parfois uniques, ont ainsi été arrêtées brutalement début 2014. Jean Deleuze, rédacteur en chef de la Revue du Praticien, avait accepté le mois dernier de fournir gracieusement à la bibliothèque un exemplaire de chaque nouveau numéro de cette année.

Outre les donateurs réguliers qui alimentent les collections de la bibliothèque depuis toujours, d’autres éditeurs ont décidé de soutenir à leur tour la BIU Santé, en envoyant les numéros en cours de leurs revues (liste en cours de constitution, d’autres propositions continuant de nous parvenir) :

APIDPM – Santé tropicale, pour les revues Médecine d’Afrique Noire et Odonto-stomatologie tropicale ;

The British Editorial Society of Bone & Joint Surgery pour la revue The Bone and Joint Journal dont l’accès en ligne (sur place uniquement) est maintenu jusqu’à fin décembre ;

Comité international de médecine militaire pour la Revue Internationale des Services de Santé des Forces ;

– La Confédération nationale des syndicats dentaires pour la revue Le Chirurgien dentiste de France ;

Direction européenne de la qualité du médicament & des soins de santé pour l’accès à la Pharmacopée européenne ;

Edimark pour la revue La lettre du neurologue ;

Éditions CdP pour la revue Implant : Chirurgie Prothèse ;

Éditions NecPlus pour les revues Année psychologique et Enfance ;

EDP Sciences pour les revues Biologie Aujourd’hui, Médecine Bucccale Chirurgie Buccale, Movement & Sport Sciences – Science & Motricité, Orthodontie Française, Perspectives psychiatriques, Médecine/science ;

Elsevier qui maintient l’ouverture d’Embase jusqu’à fin mars ;

Espace ID pour la revue I.D. L’information dentaire ;

Fédération hospitalière de France pour la revue Techniques hospitalières ;

Global Media Santé pour les revues Concours médical, Panorama du médecin,La revue du praticien, La revue du praticien Médecine générale ;

– Le Groupe Profession Santé pour les revues Le médecin généraliste, Le quotidien du médecin, Le quotidien du pharmacien.

Informa pour l’accès à l’ensemble de leurs revues jusqu’à fin mars ;

JBH Santé pour la revue Réflexions rhumatologiques ;

Karger, qui propose de garder l’accès ouvert à la collection complète de revues en ligne  jusqu’à la fin du mois de juin ;

Les Études Hospitalières pour les titres Revue de droit médical et d’identification appliqués à l’odontologie et Revue Droit et Santé ;

La Ligue française contre l’épilepsie pour la revue Les cahiers d’épilespieS ;

Mary Ann Liebert Publishers pour l’accès à l’ensemble de leurs revues jusqu’à fin juin ;

Masson pour les revues Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, Éthique et santé, Journal de thérapie comportementale et cognitive, Journal de traumatologie du sport, Journal des maladies vasculaires, Journal of Neuroradiology – Journal de neuroradiologie, Motricité cérébrale, Neuro-chirurgie, Revue des maladies respiratoires & Revue des maladies respiratoires. Actualités ;

Médecins du Monde et Boris Martin pour la version imprimée de la revue Humanitaire, disponible également en ligne ;

Nature Publishing Group pour les revues Nature et Nature Reviews Drug Discovery dont les accès ont été rouverts jusqu’à fin mai ;

Société chimique de France pour L’actualité chimique ;

Société française d’éditions médicales pour La revue des SAMU – médecine d’urgence ;

Société française d’ethnopharmacologie pour Ethnopharmacologia ;

Wiley pour l’envoi de toutes leurs revues en format papier.

La BIU Santé remercie chaleureusement ces professionnels pour leur générosité. Elle permettra de faire en sorte que les numéros de l’année 2014 figurent bien dans nos collections, comme les années antérieures. En espérant que cette situation n’est que temporaire et que la bibliothèque pourra se réabonner au plus vite et à nouveau jouer un rôle actif dans la chaîne de l’édition française.

Pour mémoire, la BIU Santé est CADIST (centre d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique) pour la médecine, l’odontologie et la cosmétologie. Elle a donc pour mission de posséder une collection de référence au niveau national pour ces disciplines.

Salle Landouzy fermée vendredi matin

Attention, vendredi prochain 7 février 2014, la salle Landouzy (au pôle médecine-odontologie) demeurera fermée jusqu’à 12h. Certaines ressources imprimées en odontologie seront donc inaccessibles pendant quelques heures.

La grande salle sera ouverte comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Salle Landouzy

11 novembre, Grande Guerre et Albéric Pont

Attention, la BIU Santé sera fermée lundi 11 novembre 2013 (jour férié, armistice de 1918).

Elle sera ouverte normalement le samedi 9 novembre, de 9h à 20h.

C’est justement aujourd’hui que débutent les célébrations pour le centenaire de la Grande Guerre. Plus d’informations sur le site officiel : http://centenaire.org

Cet anniversaire est aussi l’occasion de mettre en lumière le travail du docteur Albéric Pont (1870-1960), créateur du centre de chirurgie maxillo-faciale de Lyon en 1914.

La BIU Santé a acquis en 2012 un important fonds en rapport avec ce médecin stomatologue : des albums comprenant des images commentées de mutilés de la face traités à Lyon, de nombreuses plaques de verre et photographies isolées, des moulages, des céroplasties, des objets. Ce fonds, dont l’inventaire et la numérisation seront bientôt achevés, va être exploité dans le cadre d’un projet européen, 1914 FACES 2014 (précédemment nommé Scarface.)

La fermeture du 11 novembre vous permettra également de (re)découvrir notre exposition virtuelle sur les gueules cassées :

https://www.biusante.parisdescartes.fr/1418/

Préparatifs des journées du Patrimoine

En raison des préparatifs liés aux journées du Patrimoine (le week-end prochain, voir le programme détaillé ici) :

La salle Landouzy (pôle médecine-odontologie) sera fermée vendredi à partir de 18h (au lieu de 20h) et samedi 14 septembre toute la journée. La grande salle de lecture restera ouverte ces deux jours comme à l’accoutumée ;

Salle Landouzy

Le service d’histoire de la santé (pôle médecine) fermera vendredi à 16h (au lieu de 18h30).

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée – qui nous permettra de mieux vous recevoir pour les visites exceptionnelles du samedi 14 septembre.

 

Fermeture de la salle Landouzy jeudi matin

Attention, demain jeudi 5 septembre 2013, la salle Landouzy (pôle médecine-odontologie) demeurera fermée jusqu’à midi.

La grande salle sera ouverte comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Salle Landouzy