Société d’Histoire de la Pharmacie : séance du 20/03

La séance de la Société d’histoire de la pharmacie se tiendra le mercredi 20 mars 2019, à 16h30 en salle des Actes de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Sous la présidence du professeur Olivier Lafont, elle abordera le programme ci dessous:

Accueil  par le président.

Informations du secrétaire général. Continuer la lecture de « Société d’Histoire de la Pharmacie : séance du 20/03 »

Visites guidées de l’exposition « Etienne-François Geoffroy et la table des affinités »

« Table des affinités ». Histoire de l’Académie Royale des Sciences, 1718, p. 212. Source : BIU Santé

En 1718, il y a tout juste 300 ans, le chimiste Étienne-François Geoffroy (1672-1731) publiait sa fameuse «Table des différents rapports observés en chimie entre différentes substances», mieux connue sous le nom de «Table des affinités», qui constituait une première tentative de rationalisation de la chimie expérimentale. Chaque colonne est surmontée par le symbole d’une substance et les autres substances sont classées par affinité décroissante pour la première.

Pour commémorer cette importante étape de l’histoire des sciences, la Société d’Histoire de la Pharmacie a organisé avec le concours de la BIU Santé une exposition autour d’Étienne-François Geoffroy et de la famille d’apothicaires parisiens dont il représente un maillon.

Portrait par Nicolas de Largillière, Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine. Source : Banque d’images et de portraits

Une affiche accueille ainsi le visiteur et détaille sa généalogie, illustrée par des portraits, tandis qu’une vitrine présente des ouvrages publiés par des membres de cette famille. Un portrait gravé d’Étienne-François d’après Nicolas de Largillière permet de se familiariser avec le personnage. Une vitrine regroupe ensuite les œuvres de partisans de la théorie corpusculaire et une autre présente les traités de chimie dus à des apothicaires parisiens qui ont servi à son initiation. Les ouvrages principaux d’Étienne-François dans le domaine de la matière médicale ou dans celui de la chimie sont ensuite exposés, y compris un exemplaire de l’Histoire de l’Académie Royale des Sciences ou fut publiée la table, sont ensuite exposés.

Synthèse de Claude-Joseph Geoffroy illustrée par Sébastien Leclerc, 1703. Source : Medic@

Une série de livres traitant de la carrière ou de l’œuvre de Geoffroy sont ensuite réunis. Plusieurs ouvrages permettent d’admirer le superbe ex-libris de la famille Geoffroy. Enfin, la dernière vitrine propose des ouvrages ultérieurs reproduisant ou commentant la Table des affinités. Elle renferme également un exemplaire de la synthèse (sorte de programme de l’examen d’accession à la maîtrise d’apothicaire) de Claude-Joseph, le frère cadet d’Étienne-François, illustrée par Sébastien Leclerc.

Deux visites guidées gratuites sont organisées le jeudi 13 décembre à 16h et le mardi 18 décembre à 17h30. Elles seront animées par le professeur Olivier Lafont, commissaire de l’exposition. Pour vous inscrire, vous pouvez écrire à l’adresse suivante : blog@biusante.parisdescartes.fr. Merci de préciser si vous êtes accompagné(e)s et sur quelle(s) visite(s) proposée(s) vous êtes disponible. Inscription gratuite dans la limite des places disponibles.

Étienne-François Geoffroy et les Affinités
Debut: 10/01/2018
Fin: 12/21/2018
Duree:
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Séance commune de la SHP et du Groupe d’histoire de la chimie le 21/11

La séance commune entre le Groupe d’histoire de la chimie et la Société d’histoire de la pharmacie se tiendra le mercredi 21 novembre 2018, à 14h00 en salle des Actes de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

 

Source : Medic@

À l’occasion du tricentenaire de la publication de la Table des differents rapports observés en Chimie entre differentes substances, cette séance commune sera consacrée à Étienne-François Geoffroy et la Table des affinités.

Au programme : Ouverture de la séance par Danielle Fauque et Olivier Lafont Continuer la lecture de « Séance commune de la SHP et du Groupe d’histoire de la chimie le 21/11 »

Séance commune de la SHP et du Groupe d’histoire de la chimie, le 15/11

De l’officine au laboratoire pharmaceutique : la transformation de la fabrique familiale en entreprise internationale au XXe siècle.

Le mercredi 15 novembre 2017 se tiendra la prochaine séance (entrée libre) de la Société d’histoire de la pharmacie, sous la présidence du Professeur Olivier Lafont, et du Groupe d’histoire de la chimie, sous la présidence du Professeur Patrice Bret.

Elle aura lieu au siège de la Société chimique de France (250, rue Saint-Jacques, Paris 5e), à 13h45.

À l’ordre du jour :

14h-14h10 – Accueil et introduction par Danielle Fauque (GHC) et Bruno Bonnemain (SHP).

Maison de Paris, atelier de pilules, granules.
Source : Medic@

14h10-14h45 – Communication de Cécile Raynal (pharmacien, membre de l’Académie internationale d’Histoire de la Pharmacie) : La mutation du Laboratoire J. Ratié, des pilules de beauté aux médicaments.

14h45-15h20 – Communication d’André Frogerais (pharmacien, secrétaire général adjoint de la SHP) : La Cooper au service des spécialités fabriquées par les pharmaciens d’officine.

15h20-15h55 – Communication de Pierre Laszlo (professeur émérite de l’Université de Liège et de l’École polytechnique, GHC) : Une boutique en aval d’une usine.

15h55-16h15 – Pause.

Usine de Courbevoie, atelier des produits chimiques.
Source : Medic@

16h15-16h50 – Communication d’Yves Ménillet (ancien collaborateur des laboratoires Faure) et de Michel Faure (pharmacien, directeur scientifique des laboratoires Faure) : Les laboratoires H. Faure, laboratoires ardéchois spécialisés en ophtalmologie, de l’officine à l’industrie.

16h50-17h25 – Communication de Thierry Lefebvre (pharmacien, maître de conférences à l’Université Paris-Diderot, membre de l’Académie internationale d’Histoire de la Pharmacie et vice-président de la SHP) : Les chaînes de fabrication dévoilées par le cinéma.

17h25-18h – Communication de Jean-Pierre Poirier (médecin, historien de la chimie) : Quel avenir pour l’industrie pharmaceutique en France ?

Date : Mercredi 15 novembre, à 13h45.

Société chimique de FranceLieu : siège de la Société chimique de France (250, rue Saint-Jacques, 75005 Paris), l’entrée est libre.

Si vous souhaitez assister à cette séance, vous pouvez contacter Danielle Fauque et Olivier Lafont.

Sidonie Vicet

Séance commune SHP et GHC
Debut: 11/15/2017 01:45 pm
Duree: 4 heures: and 15 minutes
250, rue Saint-Jacques
Paris
75005
FR

De l’officine au laboratoire pharmaceutique. Appel à communication

Le Groupe d’histoire de la chimie et la Société d’histoire de la pharmacie lancent un appel à communication pour la journée d’étude du 15 novembre 2017, au 250 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.

De l’officine au laboratoire pharmaceutique : la transformation de la fabrique familiale en entreprise internationale au XXe siècle.

«Dès le milieu du XIXe siècle, des fabriques souvent à caractère familial se développent autour de quelques spécialités, mais la majeure partie des médicaments est fabriquée à l’officine, et l’exercice de la pharmacie est soumis à la loi du 21 germinal an XI. Si quelques réformes légales sont réalisées au XIXe siècle, il faut attendre les années 20 pour une évolution significative. La Première guerre mondiale avait révélé les fragilités de l’organisation de la production pharmaceutique en France. En effet, les premières entreprises pharmaceutiques ont un caractère de microentreprises souvent familiales réparties sur tout le territoire. Après la guerre, les conditions sont réunies pour une réforme de la législation qui ne sera effective qu’en 1926 (décret du 13 juillet).

[Pharmacie du docteur A. Gavaudan. 114, Bd de Charonne. Paris 20e art]
L’entre-deux-guerres est favorable au développement de l’industrie pharmaceutique qui prend souvent le nom de laboratoire pharmaceutique et élabore des spécialités médicales dans le même temps que la pharmacie commerciale se développe dans le respect des savoirs artisanaux dans un contexte de demande sociale plus soucieuse de sa santé. Les fabricants s’allient également à des laboratoires de contrôle à fin de certification. L’utilisation croissante des produits issus de l’industrie chimique organique et des nouvelles méthodes de recherche basées sur la science (notamment en bactériologie, biologie et médecine), sont aussi associées à de nouvelles techniques physiques d’analyse et de mesures (PHmétrie, spectroscopie, chromatographie…).

Les politiques publiques essaient de contrôler plus étroitement la production pharmaceutique dans le même temps que se développent les assurances sociales. De la loi du 11 septembre 1941 à l’ordonnance du 4 février 1959, l’État encadre davantage l’industrie pharmaceutique. Dans les années 1950, le laboratoire semble être prestataire au service de la collectivité. Le contexte des années 60 et 70 change la situation, sur fond de crise économique, et accélération des échanges internationaux, l’entreprise pharmaceutique familiale est confrontée au marché mondial et à la concurrence étrangère, voire est rachetée par les groupes étrangers. On assiste alors à une restructuration du domaine, une transformation des politiques commerciales, un abandon d’une vision trop hexagonale, une influence croissante voire un rapprochement (ou une absorption par) des groupements étrangers.

Dans ce contexte d’une profonde mutation de la pharmacie au XXe siècle, nous voudrions au cours de ce colloque aborder les conditions législatives (politique publique par exemple, brevets), économiques, techniques et scientifiques de cette mutation de l’officine au laboratoire industriel, notamment à partir d’exemples de cas, soit d’entreprises familiales, ou de groupes industriels (Laboratoire Clin, Rhône-Poulenc, UCLAF, Mérieux, Sanofi, etc.), soit de «spécialités médicales» (neuroleptiques, antibiotiques, vitamines, anesthésiants, etc.), soit l’introduction et le développement de nouvelles techniques d’analyse et de mesures, etc. Des exemples étrangers seraient aussi bienvenus (CIBA, Sandoz, Roche, Bayer, etc.).»

Les propositions d’interventions, en français ou en anglais (titre et résumé de 1000 caractères ou 150-200 mots maximum) sont à envoyer à Danielle Fauque & Olivier Lafont avant le 30 septembre 2017.

Comité scientifique : les membres des conseils d’administration du GHC et de la SHP.

Une source bibliographique à consulter : Sophie Chauveau, L’invention pharmaceutique. La pharmacie française entre l’État et la société au XXe siècle (Paris, Institut d’édition Sanofi-Synthélabo, 1999). À consulter à la BIU Santé, pôle Pharmacie (cote 210776, empruntable) et pôle Médecine (cote 232987-110)

De l’officine au laboratoire pharmaceutique : la transformation de la fabrique familiale en entreprise internationale au XXe siècle
Debut: 11/15/2017
250, rue Saint-Jacques
Paris, Île-de-France
75005
FR

Société d’histoire de la pharmacie : séance du 22/03/17

SHPCe mercredi 22 mars 2017 s’est tenue la séance de la Société d’histoire de la pharmacie dans la Salle des Actes de la Faculté de pharmacie de Paris. Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y assister, en voici un bref résumé.

Après l’annonce des informations relatives à l’actualité de la SHP et de l’histoire de la pharmacie par le secrétaire général Bruno Bonnemain, quatre interventions se sont succédé durant cette séance présidée par le professeur Olivier Lafont, président de la SHP.

The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri
The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri

Bruno Bonnemain a fait le récit d’un séjour de plusieurs mois effectué en Amérique du Nord, à la découverte des monuments historiques et musées consacrés à l’histoire de la pharmacie. Parmi les lieux remarquables qu’il a eu la chance de visiter, on citera la Maison Bolduc à Sainte Geneviève dans le Missouri, le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal ou encore le Monastère des Augustines à Québec.

Remy Bellenger : Le Laboratoire Dausse, une histoire de familles, 1824-1929

Couv-DausseRemy Bellenger a retracé l’histoire d’une entreprise familiale florissante, le Laboratoire Dausse, à l’occasion de la parution de son ouvrage Le Laboratoire Dausse : une histoire de familles (1824-1929) publié aux éditions L’Hexaèdre. À partir de ses archives familiales et de nombreuses sources historiques, il a pu reconstituer le parcours de son ancêtre Amans Dausse, pharmacien de métier. Propriétaire d’une officine située au 10, rue de Lancry à Paris, Amans Dausse rencontre un certain succès dans la fabrication et la vente de remèdes et médicaments. En 1834, il fonde le Laboratoire Dausse, spécialisé dans la fabrication de médicaments à base de plantes.

Vous pouvez découvrir la suite de cette saga industrielle et familiale en vous procurant l’ouvrage de Remy Bellenger ici.

Bruno Bonnemain : Le Journal de pharmacie et de chimie en 1917

Bruno Bonnemain, Secrétaire général de la SHP, a analysé la publication du Journal de pharmacie et de chimie au cours de l’année 1917, à travers le prisme de la Grande Guerre. Les nouvelles du front et le contexte politique et idéologique de l’époque influent sur le contenu d’une publication spécialisée, à travers des articles portant sur des sujets d’ordre technique (rôle des vêtements dans l’infection des blessures de guerre, accès à l’eau potable sur le front…) ou plus général (l’industrie pharmaceutique en Russie, la production des alcaloïdes en temps de guerre…). En parallèle à l’événement, le Journal de pharmacie et de chimie maintient une politique éditoriale plus classique en abordant des thèmes connexes tels que la chimie alimentaire avec la polémique autour du lait écrémé par exemple, ou encore l’histoire de la pharmacie.

Sophie Jacqueline : Étude pharmaco-archéologique des baumes de momification en Égypte ancienne

Bec d'ibis momifié, collection privée
Bec d’ibis momifié, collection privée

Sophie Jacqueline, lauréate du prix de thèse de la Société française d’histoire de la médecine, nous a présenté l’étude pharmaco-archéologique qu’elle a réalisée dans le cadre de sa thèse d’exercice sur les baumes de momification en Égypte ancienne. De nouvelles méthodes d’analyse permettent de mieux connaître les méthodes de momifications, ainsi que la composition des baumes et des substances participant à la conservation des corps. Cette étude a été conduite selon un cadre méthodologique très strict, composé successivement d’un examen macroscopique, d’un examen scannographique, d’un examen à loupe binoculaire, d’une analyse élémentaire et enfin d’une analyse chromatographique. L’examen d’artefacts et de crânes de momies datant de l’Égypte ancienne permet d’affiner et d’approfondir les connaissances historiques et scientifiques relatives aux techniques d’embaumement. Sophie Jacqueline poursuit actuellement ses études dans le cadre d’un doctorat à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines sur l’apport des techniques médico-légales dans l’art premier.

Pour en savoir plus : Jacqueline, Sophie. « Les produits d’embaumement égyptiens : nouvelles données pharmacologiques ». Histoire des sciences médicales, 2016, Vol. 50 (1), pp. 43-52.

Olivier Lafont : Masséot Abaquesne en vente publique à Paris, durant le dernier quart du XXe siècle

Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996
Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996

Olivier Lafont a reconstitué le parcours de pots de pharmacie décorés par le célèbre faïencier du XVIe siècle Masséot Abaquesne dans une série de ventes publiques qui se sont tenues à Paris durant le dernier quart du XXe siècle. Ces pots, dont certains peuvent être identifiés avec exactitude grâce à la signature du maître, se caractérisent par l’emploi de motifs en rinceaux et de figures de profil, typiques de l’école de faïencerie rouennaise de la Renaissance. Leur cote marchande a varié au cours des décennies en fonction de leur originalité, de leur rareté et de leur état, ainsi que de la fiabilité de leur attribution à Abaquesne. Ces pots ont circulé de collections privées en collections privées, réapparaissant occasionnellement lors de ventes publiques au cours des dernières décennies, jusqu’à rejoindre les collections publiques de musée pour certains d’entre eux. À travers l’histoire de ces objets se dessine en filigrane l’histoire du marché de l’art à la fin du XXe siècle.

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent admirer de plus près les œuvres de Masséot Abaquesne, une exposition intitulée « Masséot Abaquesne, l’éclat de la faïence à la Renaissance » se tient actuellement et jusqu’au 23 avril prochain au Musée de la Céramique de Rouen.

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie se tiendra le mercredi 7 juin 2017.

Catherine Blum