Les fonds en médecine, odontologie

Histoire des fonds du pôle Médecine-Odontologie

Les origines de la bibliothèque se confondent avec celles de la Faculté de médecine, fondée au XIIIe siècle. Le plus ancien document de cette première institution qui soit conservé à la bibliothèque date de 1395.

Très modeste pendant plusieurs siècles, la collection s’est véritablement enrichie à partir de la Révolution, sous l’impulsion de Pierre Suë, chirurgien et professeur d’anatomie, qui fut autorisé par le gouvernement à visiter les dépôts où étaient conservés les biens confisqués des émigrés, et à y choisir tous les ouvrages utiles aux étudiants et aux professeurs de la nouvelle École de santé créée en 1794.

Pierre Suë rassembla, durant une dizaine d’années, quelque 15.000 livres et thèses : toutes les éditions originales des traités de médecine parus depuis la Renaissance, mais aussi des ouvrages de toutes disciplines : botanique, littérature, histoire, théologie, physique, récits de voyages en Orient, etc.

Cet aspect pluridisciplinaire du fonds a perduré jusqu’au milieu du XIXe siècle, quand la bibliothèque s’est concentrée sur les disciplines qui l’occupent uniquement aujourd’hui : la médecine tout d’abord, mais aussi l’odontologie, puisqu’elle a hérité en 1976 des collections de l’École dentaire de Paris.

Le XIXe siècle a vu l’apparition et l’explosion de la presse scientifique, et la bibliothèque a reçu régulièrement plus de 20.000 titres de journaux. Paris était alors la capitale de la médecine, jusqu’en 1870 ; la Faculté accueillait chaque année des dizaines d’étudiants et de professeurs du monde entier qui, retournés chez eux, se faisaient un honneur ou un devoir d’envoyer à Paris leurs publications et travaux. Cette collection, unique en France, s’est développée jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, et abrite des publications qui parfois ne sont plus disponibles dans leur pays d’origine.

Autres faits saillants

  • la bibliothèque possède la quasi-totalité des thèses de médecine de Paris depuis 1539, et celles soutenues dans les universités de province depuis le XIXe. Elle en reçoit encore 5.000 chaque année (médecine et chirurgie dentaire).
  • le fonds comprend aussi des milliers de brochures, tirés à part et opuscules, envois d’auteurs ou de sociétés savantes, documents rares ou méconnus, rarement signalés dans les catalogues des bibliothèques françaises et étrangères.

Aujourd’hui, le développement des collections intègre naturellement la dimension numérique : journaux en ligne, bases de données, e-books et autres ressources électroniques, toute information nécessaire aux chercheurs, étudiants et professionnels de santé dans leur pratique quotidienne. La bibliothèque acquiert des documents numériques et en produit dans le cadre de son programme de numérisation ; tous sont accessibles via son site web.

Quelques données

  • 1.100 manuscrits
  • une centaine d’incunables
  • médailles, photographies
  • 3.000 ouvrages du XVIe siècle, 6.000 du XVIIe, 12.000 du XVIIIe
  • 400.000 monographies
  • 21.000 journaux scientifiques
  • 5.000 journaux électroniques
  • 350.000 thèses
  • 2.200 vidéos (VHS, DVD) et CD-Roms.

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