La littérature médicale en français de 1500 à 1600
Le latin reste la langue de savoir
jusqu’à l’époque des Lumières, et la langue qui a transmis les
textes majeurs de l’histoire de la médecine, d’André Vésale à
William Harvey (1). Néanmoins, le paysage de l’édition change à
partir des années 1530 avec les premières traductions en
français de Galien ou d’Hippocrate qui accompagnent l’essor des
publications médicales en général. En un siècle, le vernaculaire
conquiert de nouveaux espaces, par le nombre des éditions et des
lieux d’impression ou de diffusion, par la diversité des textes
et enfin par le public visé. Les dédicaces, les préfaces, les
poèmes d’hommage placés au seuil du livre permettent de retracer
ces évolutions (2). Les traductions et les ouvrages écrits
directement en vernaculaire veulent répondre à un souci de santé
publique mais aussi à un besoin institutionnel : il s’agit de
défendre le prestige de la Faculté et de l’art contre les
erreurs de tous les praticiens ignorants. Barbiers, chirurgiens,
apothicaires, sages-femmes doivent recevoir une formation qui
les distingue de tous les empiriques. En une dizaine d’années se
constitue ainsi une sorte de bibliothèque minimale pour les
barbiers et chirurgiens de robe courte : la Pratique de
Jean de Vigo, traduite par Nicolas Godin ; la Chirurgie
de Guy de Chauliac, nouvellement traduite par Jean Canappe, et
La chirurgie de Paul d’Égine, traduite par Pierre Tolet ;
mais encore les livres de Galien qui leur sont indispensables,
comme La méthode thérapeutique, Du mouvement des
muscles, ou De l’Anatomie des os ; enfin l’anatomie
avec Mondino de Luzzi dans la traduction de Richard Roussat, et
les Tables anatomiques de Vassé dans la version de
Canappe. Les apothicaires se voient proposer de même, dans le
contexte lyonnais de la querelle entre galénistes et arabistes,
l’épitomé de Symphorien Champier, tandis que les sages-femmes
disposent du traité d’Euchaire Rodion. Dans la médecine
prophylactique ou thérapeutique, deux espaces sont
traditionnellement ouverts au vernaculaire. D’abord les livres
de recettes, comme celui d’André Le Fournier, ou les Regimes
de santé qui peuvent s’inscrire dans une tradition
charitable : l’Entretenement de vie de Jean Goevrot,
répondant à la demande d’une dame soucieuse de soulager les
pauvres malades qui la sollicitent (3), se rattache par là à cette
catégorie, dont se réclame encore Claude Valgelas lorsqu’il
offre sa traduction de Jérôme de Monteux à Louise d’Ansezune (4).
L’autre domaine où les publications en français sont largement
majoritaires est celui des maladies contagieuses : les livres
sur la peste, publiés dans un contexte d’épidémie, qu’ils soient
écrits par des médecins – en majorité –, par des chirurgiens ou
des apothicaires, indiquent, à un public bien souvent dépourvu
de l’aide des médecins, les précautions à prendre. (5)
À partir des années 40 cependant, le champ du
vernaculaire s’élargit, franchissant les bornes de la seule
pratique. Si la Fabrica de Vésale reste latine, Jacques
Grévin en traduit l’Epitome, et Charles Estienne
donne une édition française de sa Dissection des parties du
corps humain. La chirurgie, outre les nouvelles traductions
de Paul d’Egine, de Guy de Chauliac, de Nicolas Godin, de
Jacques Houllier, de Jean Tagault, de Paracelse, de Jean Fernel,
s’enrichit des traités de grands praticiens de langue française
comme Thierry de Héry, Pierre Franco et Ambroise Paré surtout
qui, de 1545 à 1585, contruit la première grande somme de
chirurgie française. Les publications reflètent aussi les
exigences d’une chirurgie « rationnelle », avec les traités de
Flesselles, de Fierabras, d’Eusèbe ou de L’Alemant, vulgarisant
les principes de la théorie médicale et ses méthodes de
raisonnement. (6)
L’ampleur du corpus traduit ou écrit en
vernaculaire est aussi à la mesure de l’élargissement d’un
lectorat qui ne cherche plus seulement dans la littérature
médicale des « recettes » ou des « secrets » mais aussi une
connaissance du corps et des lois de la nature. Les dédicaces
retracent cette évolution. Dans la première moitié du siècle,
les traducteurs ou les auteurs s’adressent plus volontiers à un
confrère renommé, à un médecin dont la position universitaire
peut servir de caution à l’entreprise vulgarisatrice, ou bien
directement aux lecteurs chirurgiens qui en sont les
destinataires privilégiés. Jean Canappe, traduisant Galien,
s’adresse, en latin, à Guillaume Rondelet pour l’appeler à
encourager les traductions (7), noble tâche à la fois scientifique,
culturelle et patriotique, tout comme Tolet adresse sa
traduction de Paul d’Égine à son professeur de l’Université de
Montpellier, Jean Schyron (8). Lorsque se multiplient les
publications en vernaculaire, celles-ci cherchent plus nettement
protection et légitimité hors du champ académique. Le
dédicataire, puissant seigneur, peut être sollicité comme
protecteur « des lettres » ou mécène pour un texte utile à la
chose publique ; il peut être choisi aussi pour ses prérogatives
ou fonctions particulières : Ambroise Paré, Julien Le Paulmier,
Laurent Joubert offrent leurs traités sur les plaies
d’arquebuses à de grands capitaines ou chefs d’armée (9), tandis que
Simon de Vallambert adresse son traité de chirurgie au duc de
Savoie, grand capitaine qui connaît l’utilité de la chirurgie
dans la guerre (10). Les dédicaces à de grands seigneurs laïcs ou
ecclésiastiques, à de grandes dames, mettent aussi en avant le
changement de statut de la littérature médicale en
vernaculaire : non plus seulement « manuels » pour les
praticiens indoctes mais littérature répondant à la curiosité
d’un plus vaste public. Jean de Starach offre son Traité des
viandes au Baron de Sainct Plancard, parce qu’il connaît son
intérêt pour la médecine (11) ; Jacques Dalechamps dédie une de ses
traductions de Galien à une noble demoiselle, Jacqueline de
Montbel, dont il se plaît à rappeler l’intérêt pour l’anatomie
(12) ;
Ambroise Paré ou André Du Laurens écrivent des « Discours »
comme prolongement à une discussion scientifique, l’un avec
Christophe des Ursins, l’autre avec la duchesse d’Uzès (13) ; quant à
Laurent Joubert ou à Jean de La Fargue, ils adressent à
Marguerite de Valois leurs traités en soulignant sa grande
curiosité pour les sciences (14). Les imprimeurs-libraires jouent un
rôle majeur dans ces évolutions. À Lyon, Etienne Dolet, Jean de
Tournes, Guillaume Rouillé, savent répondre avec opportunité aux
besoins internes des professions médicales, en lançant les
traductions de Canappe ou de Tolet, en proposant des collections
de textes, en s’engageant personnellement dans la promotion de
cette littérature vernaculaire (15). À Paris, si nul libraire ne
semble conduire une politique comparable, Arnoul Langelier sait
jouer de l’effet collection en publiant la même année, le traité
de Thierry de Héry et celui de Paré, avec une page de titre
semblable, richement ornée (16). La présentation des œuvres attestent
tout autant l’évolution du marché et celle du statut de ces
textes médicaux en vernaculaire : à partir des années 1560, et
particulièrement avec les deux traités de Paré, l’Anatomie
et La méthode curative, le seuil des ouvrages
s’enrichit (17) ; le portrait de l’auteur ou du traducteur, les
poèmes d’hommage, en français, en latin ou en grec, font entrer
de plein droit la chirurgie ou médecine en français dans la
république des lettres. Un mouvement qui s’illustre également
avec les tentatives de poésie médicale d’un Gérard François ou
d’un Bretonnayau (18).
La question d’une littérature médicale en
français se pose alors à la fois dans un contexte institutionnel
et culturel. Les premières traductions françaises des médecins
grecs, sont contemporaines de l’Édit de Villers-Cotterêts (1539)
et de tous les combats autour de l’illustration de la
langue nationale. Pierre Tolet justifie sa traduction de Paul
d’Égine en arguant d’une sollicitation des compagnons
chirurgiens mais aussi des auteurs antiques déjà traduits en
vernaculaire tant en France qu’en Italie ou en Espagne (19). Comme
toutes les autres traductions, celles qui rendent accessible la
matière médicale sont profitables au progrès des sciences mais
elles répondent aussi directement aux besoins de la santé
publique : c’est ce que souligne le privilège royal accordé à
Hervé Fayard pour sa traduction Des simples de Galien
(20).
Les traducteurs ou les auteurs d’ouvrages médicaux puisent dans
des argumentaires déjà bien éprouvés dans les « premiers combats
pour la langue française » (21) mais ils doivent aussi justifier la
divulgation des savoirs médicaux, face à ceux qui, comme André
Du Breil, voient dans la multiplication des cours et des livres
en français une des causes de la décadence de la médecine (22).
L’élargissement du corpus en vernaculaire pose la question dans
des termes nouveaux : il ne s’agit plus de présenter, comme un
palliatif à l’ignorance des chirurgiens ou des apothicaires, les
connaissances nécessaires à leur pratique, mais d’affirmer la
pleine légitimité d’une médecine en français. Si Jean Canappe,
en 1539, explique qu’il n’a traduit, de La Méthode
thérapeutique de Galien, que les livres directement utiles
aux chirurgiens (23), s’il leur destine encore sa traduction de l’Anatomie
des os ou celle Des simples, une génération plus
tard, Jacques Dalechamps, traduisant aussi Galien à l’intention
des chirurgiens de Lyon, aborde dans une perspective historique
la question de la divulgation du savoir : nécessaire et légitime
aux temps archaïques de la transmission orale, le « secret » de
la doctrine devient obstacle à l’époque moderne où il faut
restituer et transmettre les connaissances des Anciens pour les
faire fructifier encore (24). La
littérature médicale en français n’est plus seulement une
concession à l’ignorance, elle devient la médiation d’un savoir
qui appartient à tous ceux qui veulent mieux connaître ce corps,
« étui » de l’âme comme l’écrit l’éditeur de Léonard Fuchs
(25). Elle
devient aussi le signe manifeste d’une évolution de la pensée
scientifique lorsqu’elle s’accompagne, comme chez A. Paré, d’une
réflexion sur l’efficacité pratique du discours médical.
Au reste, estant François, et sçachant bien
que peu de livres de la Chirurgie composez par les Grecs,
Latins, et Arabes, sont à present traduits en nostre langue, qui
fait que d'une infinité de Chirurgiens, la plus part n'apprend
ceste science qu'en son vulgaire, l'oyant par les Docteurs
Medecins, traicter et interpreter en François, dont nous voyons
pour un Chirurgien Latin, qu'il s'en trouve mille François et
plus, bien exerçans la Chirurgie : Je n'ay voulu aussi l'escrire
en autre langage que le vulgaire de nostre nation, ne voulant
estre de ces curieux, et par trop supersticieux, qui veulent
cabaliser les arts, et les serrer sous les loix de quelque
langue particuliere, entant que j'ay apprins que les sciences
sont composees des choses, non de paroles, et que les sciences
sont de l'essence : les paroles, pour exprimer et signifier. Et
ainsi chasque langue est propre à traicter les arts, et à les
donner à entendre. Ce que Celse nous a bien monstré quand il a
dict, que les maladies ne sont point guaries par paroles, ains
par les remedes que deuement on y applique (26).
Si les partisans d’une médecine en
vernaculaire reprennent, à l’envi, cette pensée de Celse, ils
n’ignorent pas cependant les obstacles auxquels se heurte
l’invention d’un discours scientifique en langue vernaculaire.
Les préfaces font écho à la fois à une position théorique, qui
s’affirme dès lors que l’on traduit les anciens – la capacité de
la langue française à transmettre les connaissances
scientifiques – mais elles expriment aussi les difficultés ou
les hésitations dans la constitution d’une nomenclature médicale
française (27). Le traducteur du Traicté familier des noms
décrit une situation de bilinguisme (28), expliquant, en grande
partie, les choix qui s’affirment dans la deuxième moitié du
siècle, d’un vocabulaire savant calqué sur le latin ou le grec
(29)
ou de la synonymie qui assure le lien non seulement entre deux
terminologies étrangères l’une à l’autre mais aussi entre deux
formes de pensée (30) : l’une plus spéculative, l’autre résolument
tournée vers la pratique. Enfin par leur réflexion sur la langue
médicale, par leur réflexion sur la divulgation des savoirs,
médecins et chirurgiens donnent aux traités en vernaculaire un
nouveau statut, exemplairement illustré par Laurent Joubert ou
par Ambroise Paré.
Nous remercions la Bibliothèque de l'Académie
Nationale de Médecine, la Bibliothèque Universitaire de Médecine
de Montpellier, la Bibliothèque Nationale de France, la
Bibliothèque Mazarine, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, la
Bibliothèque Municipale de Lyon, la Bibliothèque Municipale de
Poitiers, la Bibliothèque municipale de Niort, la Bibliothèque
municipale de Lille, de nous avoir aimablement autorisé à
présenter dans Medic@ des ouvrages provenant de leurs
collections. Grâce à cette collaboration, le dossier sera encore
enrichi en 2011.
Bibliographie
| Brooks, Richard A. (ed.), A
Critical Bibliography of French Literature. The
Sixteenth Century Revised, New York, Syracuse
University Press, 1985. [Paris3 - BU 840 016 CAB/ BNF
840.16 CABE c2] |
| Brunot, Ferdinand, Histoire de la
langue française des origines à 1900. Tome II Le
Seizième Siècle, Paris, Armand Colin, 1947, Livre I,
ch. V « Le français dans les sciences médicales, p.
36-61. [4-X-1372 (2)] |
| Carlino, Andrea et Michel Jeanneret
(éd.), Vulgariser la médecine. Du style médical en
France et en Italie, Genève, Droz, 2009. [BIUM
193156] |
| Chavy, Paul, Traducteurs
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moyen français (842-1600), Paris-Genève, Champion-Slatkine,
1988. [BNF 840.3 CHAV 1-3] |
| Coste, Joël, Représentation et
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imprimée de peste (1490-1725), Paris, Honoré
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| Demerson, Guy (éd.), Livres
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[BNF 4-Q-11127] |
| Durling, R., « A Chronological Census
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1961, vol. XXIV 3-4, p. 230-305. [BIUM 149179 HM Mag Med
GR 6] |
| Kozluk, Magdalena, L’Esculape et
son art à la Renaissance. Étude sur le discours
préfaciel dans les ouvrages français de médecine
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Tours et de l’Université de Lodz, 2006. [BIUM :
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| Martin, Henri-Jean et Roger Chartier
(s. la dir. de), Histoire de l’édition française.
Tome 1 Le livre conquérant. Du Moyen Âge au milieu du
XVIIe siècle, Paris, Promodis, 1982. [BIUM
10044-1] |
| Pineau, Guylaine, Des secrets de
l’art au silence éloquent : les stratégies discursives
dans les Œuvres d’Ambroise Paré, Thèse de
doctorat, Paris-Sorbonne, 2005. [BIUM 272168] |
| Sigurs, G., Contribution à l’étude
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cycle, Faculté des Lettres, Université de Montpellier,
1963-1964. [BUM de Montpellier N 215 459] |
| Stone, Howard, « Chronological list
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tome XV, 1953, p. 323-345. [BIUM 156766/242-4; HM Arm.2
Med FR 16s 5] |
| Worth-Stylianou, Valérie, Les
traités d’obstétrique en langue française au seuil de la
modernité. Bibliographie critique des « Divers travaux »
d’Euchaire Rösslin (1536) à l’ « Apologie de Louyse
Bourgeois sage femme » (1627), Genève, Droz, 2007. [BIUM
269937] |
Notes
|
1 |
[1] Voir Roger Chartier et Pietro Corsi
(s. la dir. de), Sciences et langues en Europe, Centre Alexandre Koyré, 1996 ; Emmanuel Bury (éd.),
Tous vos gens à latin. Le latin, langue savante, langue
mondaine (XIVe-XVIIe siècles),
Genève, Droz, 2005. |
|
2 |
|
|
3 |
[1]
Lentretenement de vie, summairement
compose par maistre Jehan Goevrot docteur en medecine,
et medecin du treschrestien Roy Françoys premier de ce
nom, Lyon, Thibaud Payen, c. 1530, f. A1v. [BIUM 352
204] |
|
4 |
[1]
Conservation de santé et
prolongation de la vie, Lyon, Jean de Tournes, 1559,
A noble et puissante Damoiselle, Madamoiselle Louyse
Dansezune, f. A2r-A4r. [éd. Paris, G. Chaudiere, 1572,
BIUM 39226] |
|
5 |
[1] Voir Joël Coste,
Représentation et
comportements en temps d’épidémie dans la littérature
imprimée de peste (1490-1725). Contribution à l’histoire
culturelle de la peste en France à l’époque moderne,
Paris, Honoré Champion, 2007. |
|
6 |
[1] Philippe de Flesselles,
Introductoire de Chirurgie rationele, Paris, V.
Gaulterot, 1547 [BNF Td 70 1] ; Hervé Fierabras, Methode briefve et facile pour aisement parvenir à la
vraye intelligence de la chirurgie (e.o. 1550),
Paris, N. Bonfons, 1583 [BIUM 72039] ; Adrien L’Alemant,
Dialectique en françois pour les Barbiers et
Chirurgiens, Paris, T. Richard, 1553. Jean Eusebe,
La Philosophie rationale…pour les chirurgiens
françois, Lyon, J. Saugrain, 1566. |
|
7 |
[1]
Du mouvement des muscles,
Livres deux. Autheur Galien, Lyon, E. Dolet, 1541,
f. A2r-A4v. [BIUM 76863 (2)] |
|
8 |
[1]
La chirurgie de Paulus Aegineta,
Lyon, E. Dolet, 1540, p. 3-11. [BIUM 30867] |
|
9 |
[1] En 1545, Paré dédie
La Methode de
traicter les playes faictes par hacquebutes [BIUM
35186] à René de Rohan qu’il a servi dans la campagne du
Piémont ; Le Paumier, en 1569, présente son Traicté
de la nature et curation des playes de Pistolle [BIUM
35192] au Lieutenant général, en Normandie, J. de
Matignon ; Joubert, en 1570, offre son Traicté des
arcbusades [BIUM 33445 (2)] au frère du roi, Henri
d’Anjou, alors Lieutenant général du royaume. |
|
10 |
[1] S. de Vallambert,
De la conduite du
fait de chirurgie, Paris, M. de Vascosan, 1558, f.
2v-3r. [ANM D. 5908] |
|
11 |
[1]
Le livre de C. Galen traictant des
viandes qui engendrent bon et mauvais suc, mis en
François pour Monsieur le Baron de sainct Plancard,
Capitaine de Galeres, Paris, Vincent Sertenas, 1553,
f. ã2r-ã5r. [BIUM 39464] |
|
12 |
[1]
De l’usage des parties du corps
humain, Livres XVII. Escripts par Claude Galien, et
traduicts fidellement du Grec en François, Lyon,
Guillaume Rouillé, 1566, f. a2r-a5v. [BIUM 35178 (1)] |
|
13 |
[1] A. Paré,
Discours d’Ambroise Paré,
conseiller et premier Chirurgien du Roy, à sçavoir, de
la mumie, de la licorne, des venins, et de la peste,
Paris, Gabriel Buon, 1582, f. ã2r-ê2r [BIUM 6290] ; A.
Du Laurens, Discours de la conservation de la veue :
des maladies melancholiques : des catarrhes : et de la
vieillesse, Paris, Jamet Mettayer, 1597, f. ã2r-
ã6v. [BIUM 33505] |
|
14 |
[1] L. Joubert,
Erreurs populaires au
fait de la medecine et regime de santé, Bordeaux, S.
Millanges, 1578, f. ã2r-e1v [BIUM 71708] ; J. de La
Fargue, La composition du corps humain, et
description de toutes ses parties, Lyon, Jean
Huguetan, 1580, p. 3-10. [cote ANM D941] |
| 15 |
[1] Voir N. Zemon-Davis, « Le Monde de
l’imprimerie humaniste : Lyon », dans Histoire de
l’édition française, s. la dir. De H.-J. Martin et
R. Chartier, tome I Le livre conquérant, Paris,
Promodis, 1982, p. 267. |
| 16 |
[1] Ambroise Paré,
La maniere de
traicter les playes faictes tant par hacquebutes, que
par fleches, Paris, Arnoul L’Angelier, 1552 [BIUM
35183 (2)] Thierry de Héry, La methode curatoire de
la maladie Venerienne, Paris, Matthieu David et
Arnoul L’angelier, 1552. [BIUM 35183 (1)] |
| 17 |
[1]
La Methode Curative des Playes et
Fracture de la teste humaine, Paris, Jehan Le Royer,
1561 [BIUM 35198 et 72176] ; Anatomie universelle du
Corps humain, Paris, Jehan Le Royer, 1561 [BIUM
82949]. |
| 18 |
[1] Gérard François,
Les trois premiers
livres de la santé par M.G.F.P., Paris, J. Richer,
1583 ; René Bretonnayau, La generation de l’homme et
le temple de l’Ame, Paris, Abel L’Angelier, 1583 [BIUM
6195]. |
| 19 |
[1]
La chirurgie de Paulus Aegineta.
Nouvellement traduicte de Grec en Françoys, Lyon,
Estienne Dolet, 1540, A Monsieur Squironis, p. 4.
[BIUM 30867] |
| 20 |
[1]
Galen sur la faculté des simples
medicamens, Limoges, Guilhaume de la Noalhe, 1548,
f. A2r-A3r. [BIUM 33285] |
| 21 |
[1] Voir
Premiers combats pour la
langue française, Introduction, choix et notes de
Claude Longeon, Le livre de poche classique, 1989 ; et
Kozluk,
Magdalena, L’Esculape et son art à la Renaissance.
Etude sur le discours préfaciel dans les ouvrages
français de médecine 1528-1628, Thèse de Doctorat de
l’Université de Tours et de l’Université de Lodz, 2006,
en particulier, p. 127-159. |
| 22 |
[1]
La police de l’art et science de
medecine, contenant la refutation des erreurs, et
insignes abus, qui s’y commettent pour le jourdhuy, Paris, Leon Cavellat, 1580, p. 118 [BIUM 39421]. |
| 23 |
[1]
Le Tresiesme Livre de la
Therapeutique, Lyon, Guillaume de Guelques, 1539, p.
103-104 [ANM D612 (3)]. |
| 24 |
[1]
Administrations anatomiques de
Claude Galien, Lyon, Benoist Rigaud, 1572, f.
*2r-*4r. [BIUM 88406]. Voir Guylaine Pineau, Des
secrets de l’art au silence éloquent : les stratégies
discursives dans les Œuvres d’Ambroise Paré,
Thèse de doctorat, Paris-Sorbonne, 2005, « L’importance
du secret », p. 117-120. |
| 25 |
[1]
Methode ou Brieve introduction pour
parvenir à la congnoissance de la vraye et solide
medecine, composee par M. Leonard Fuchs et
traduite en François par maistre Guillaume Paradin,
Lyon, J. de Tournes, 1552, Au Lecteur, f. A5r-A6v. |
| 26 |
[1] A. Paré,
Œuvres, Gabriel Buon,
1585, Au Lecteur, f. e3r. |
| 27 |
[1]
La chirurgie de Paulus Aegineta,
Lyon, E. Dolet, 1540, p. 3-11. Cote 30867. S. Colin, L’ordre et regime qu’on doit garder et tenir en la cure
des Fievres, Poitiers, Enguilbert de Marnef, 1558,
f. ã 2r-ã 6r . [ANM 41127 (2)] |
| 28 |
[1]
Traicté familier des noms Grecz,
Latins et Arabicques ou vulgaires, avec les definitions
de toutes les maladies qui surviennent superficiellement
au corps humain, tres utile à tous medecins et
chyrurgiens, extraict du septiesme livre des
epistres de maistre Jehan Manard Paris, J. Langlois,
1555, f. A2v-A3r. |
| 29 |
[1]
Anciens et renommés aucteurs de la
medecine et chirurgie, Lyon, Guillaume
Rouillé, Le traducteur au Lecteur, f. †5r à †7r. [BIUM
30951] |
| 30 |
[1] J. Grévin,
Les portraits
anatomiques de toutes les parties du corps humain, Paris, André Wechel, 1569, f. *2r-*4v. [BIUM 303]
|
|
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