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HAHNEMANN (Samuel Christian F.)

Naissance 10/04/1755 - Meissen (Saxe) Décès 02/07/1843 - Paris
Fondateur de l'homéopathie. Rédige son oeuvre capitale : "Organon de l'art de guérir" qui fait l'objet de nombreuses éditions et traductions. Donne des cours d'homéopathie à Leipzig, puis s'installe à Paris pour y exercer son art les dernières années de sa vie.

Références bibliographiques

Biographie :
- Procès de Madame Hahnemann, docteur en homéopathie. Question d'exercice de la médecine.- Paris, [1847] (cote : 90945 t. 44 n° 11)
- Simon (V. L.)- Samuel Hahnemann, sa vie et ses oeuvres.- Paris, 1873 (cote : 90945 t. 29 n° 11)
- Tetau (M.)- Hahnemann : aux confins du génie.- Paris : Similia, 1997.- 221 p., XVI p de pl. en coul. (cote : 183 419)
- Gumpert (M.)- Hahnemann.- Paris, Ed. Stock, 1946, 207 p. (cote : 86.937)
- Thouret (G.)- Hahnemann, père de l'homéopathie / G. Thouret.- Alger : Baconnier, 1934 (cote : 84.348)
- Hughes (R.)- Hahnemann as a medical philosopher, the organon... / Richard Hughes.- London : E. Gould, 1882
- Samuel Hahnemann, iconographie / A. Roche in : Annales homéopathiques françaises. nov-déc. 1982. Suppt. (cote : 95 554)
- Haehl (R.)- S. Hahnemann : his life and work based on recently discovered State papers, documents, letters... ed. by J. H. Clarke, F. J. Wheeler...- New-Dehli : B. Jain Publi., 1985 (cote : 179 802)
- Schmidt (J. M.)- Bibliographie der Schriften S. Hahnemann.- Rauenberg : Verlag Franz Siegle, 1989.- p. 88 (cote : 181 897)
- Larnaudie (R.)- La vie surhumaine de S. Hahnemann fondateur de l'homéopathie, Paris, Ed. du Parthénon, 1935, p. 276 (cote : 154 579 / 159 458)
- Patients in the history of homeopathy ; ed. by M. Dinges.- Sheffield, 2002.- XIII-434 p.; ill. (cote : 187508)
- Hahnemann, de Meissen à Paris.- Riberirao Preto, Museu de homeopatia Abrahao Brickmann, 2001.- 315 p. (cote : 187481)
- Arnaut (R.)- Dr Samuel Hahnemann, père de l'homéopathie.- Paris, 2007 (cote : 234072-2)
- Les Médecins célèbres.- Genève, Ed. Mazenod, 1947. p. 130-33, portr. (cote : 210028-3)
- Progrès médical. 1943. p. 238 (cote : 90170)
- L'Homéopathie française. 1996. 4. p. 22, 24 liste bibliographique des travaux de S. Hahnemann (cote : 115695)

 

Christian Friedrich, Samuel est né le 10 Avril 1755 à Meissen, Saxe. Il fréquenta la célèbre Ecole des princes Saint Afra, qu’il quitta en 1775, y prononçant un discours d’adieu "Ueber die menschliche Hand" (à propos de la main humaine). A Pâques 1775, il entama ses études de médecine à Leipzig, puis Vienne.

Il découvrit l’homéopathie lors d’une publication de 1796 en allemand.

Fils de Christian Gottfried Hahnemann et de Johanna Christiane Soiess, son père était peintre sur porcelaine à la manufacture de Meissen.

Il commença en 1775 ses études de médecine à Leipzig, puis passa trois trimestres à Vienne, suivant les cours de clinique du Pr Joseph von Quarin. En Octobre 1777, on lui offrit le poste de bibliothécaire et médecin personnel de l’Impératrice Marie-Thérèse. Il l’accompagna à Hermannstadt (Sibiu en Roumanie), y étudiant le paludisme. Il acheva ses études de médecine à Erlangen et soutint sa thèse de doctorat le 10 Août 1779 intitulée "Conspectus ad factuum spasmodicorum aetiologicus et therapeuticus". Il s’installa à Dessau, et épousa la belle-fille du pharmacien Haessler.

Il exerça ensuite à Dresde, Leipzig et Koethen, avec plus ou moins de succès, comme médecin, chimiste, traducteur et écrivain. Il délaissa même parfois la pratique médicale. Mais il lui est arrivé aussi d’être débordé par la clientèle. Cette instabilité s’expliquait en partie par les nécessités d'élever sa nombreuse famille, mais aussi les querelles du chimiste avec les pharmaciens, notamment à Leipzig. On considéra qu’il était à l’origine de la mise en quarantaine comme mesure sanitaire, alors qu’il était médecin personnel du duc de Anhalt-Cöthen (Prusse). Sa femme décéda en 1827.

Attaqué par les confrères et les pharmaciens, il vint en 1835 à Paris, après s’être marié à 80 ans avec une jeune française, Mélanie d’Hervilly, peintre, parlant plusieurs langues. Elle l’avait épousé par simple reconnaissance des soins reçus. Elle s’était rendue en fait à Köthen en Octobre 1834 et ils avaient quitté cette ville le 07 Juin 1835, arrivant à Paris le 21 Juin. Ils habitèrent d'abord chez elle, 26 rue des Saints Pères, les fenêtres donnant sur le célèbre hôpital de la Charité. Il avait obtenu l’autorisation d’exercer de François Guizot grâce aux relations de son épouse, artiste, qui avait un certain renom. Il fut soutenu aussi par le Professeur Bussy, enseignant à Ecole Supérieure de Pharmacie de Paris, dont la fille Marie-Alexandrine épousa Léon Athanase Gosselin (1815-1887) Professeur de Clinique Chirurgicale. Il put donc pratiquer l’homéopathie, avec l'appui assuré de la Société Gallicane d'Homéopathie, alors que, le 17 Mars 1835, l'Académie Royale de Médecine l’avait qualifiée d’absurdité.

Sa femme, autodidacte en homéopathie sans être médecin, âgée de 35 ans, "recevait elle même les clients (rue Madame, puis rue de Milan) et donnait les consultations, pendant que son mari, qui ne parlait pas français, placé dans un coin du cabinet, étranger à ce qui se passait, fumait, mangeait ou dormait. Malgré les honoraires élevés qu’il réclamait pour une simple consultation (dix louis)" (notes du Dr Poumiès de la Siboutie). Cependant il ne fut pas riche. Il mourut à Paris le 02 Juillet 1843 et fut enterré au cimetière du Père Lachaise. Son décès fut annoncé même dans le Medicinischer Alamanach für das Jahr 1844 (Dr. JJ Sachs, Nordhausen und Leipzig).

Sa jeune femme eut des démêlés ultérieurs avec la Justice pour exercice illégal de la médecine, sur plainte du Pr. Orfila, doyen de la Faculté de Médecine de Paris. Elle continua cependant d’exercer clandestinement. Elle mourut d’une affection pulmonaire le 27 Mai 1878, rejoignant son époux au Père Lachaise, après avoir légué sa fortune personnelle aux enfants, qu'Hahnemann avait eus de son premier mariage.

Il publia (blha) :

- Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sive in sano corpore observatis, Leipzig,2 tomes, 1805.

- Organon der Heilkunst, Leipzig, 1810, qui explique la théorie de l'homéopathie.

- Materia medica pura, compilation de rapports de preuves en homéopathie, 6 volumes, 1820-27.

- Die chronischen Krankheiten, ihre eigentümliche Natur und homöopatische Heilung, Leipzig,1828

- Organon de l’art de guérir, traduction, Paris, Baillière, 1832

- Maladies chroniques, 5 volumes, 1830-1840

- 1845 : Exposition de la doctrine médicale homéopathique, ou Organon de l'Art de Guérir, en français (BNF)

Il ne fut pas membre de l’Association des médecins allemands de Paris, créée officiellement en 1844, alors qu'il mourut un an auparavant.

Références :  BLHA, Bourdon Isidore, Illustres Médecins et Naturalistes des Temps Modernes, Paris, 1844, Poumiès de la Siboutie Souvenirs d'un médecin de Paris, Plon 1910, Handley Rima eine homöopatische Liebesgeschichte Samuel und Mélanie Hahnemann, Verlag C.H. Beck, 2006 et BIU Santé Médecine.

Notice extraite de : Jean-Marie Mouthon. Un répertoire biographique des médecins de langue allemande à Paris au XIXe siècle. - Tome 2 de la thèse : Les médecins de langue allemande à Paris au XIXe siècle : 1803-1871. - Paris : Ecole pratique des hautes études, 2010.

Présentation du répertoire

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Voir aussi, dans la bibliothèque Medic@
Il existe en outre un Dossier biographique (ou portrait) consultable à la Bibliothèque de l'Académie nationale de Médecine