Être magasinier à la BIU Santé

À l’accueil, des visiteurs posent parfois cette question : « Que faites-vous quand vous n’êtes pas en poste ici ? ». Cette interrogation démontre que nos métiers sont relativement méconnus, le service public n’étant que la partie visible de l’iceberg.

Ainsi, l’idée de dresser des portraits professionnels est née de la volonté de faire découvrir la diversité de nos tâches, assurées par des femmes et des hommes aux profils variés. Restait à trouver des volontaires…

Nous remercions, Florence, 48 ans, en poste à la BIU Santé depuis quatorze ans, de s’être prêtée au jeu des questions.

Pourquoi as-tu choisi de travailler en bibliothèque ?

Je savais à peine lire que je fréquentais déjà la bibliothèque de ma ville. J’aimais bien l’ambiance qui y régnait. Après des études en biologie et en agro-alimentaire, je n’ai pas trouvé de travail dans ma branche. Je me suis alors reconvertie et j’ai trouvé un poste d’aide documentaliste dans un collège. Ça a duré un an et demi.

Après cette première expérience en collège, j’ai travaillé pendant cinq ans à la bibliothèque municipale de Sceaux en tant que responsable de l’espace multimédia, puis j’ai intégré la BIU Santé en 2004 car je voulais me rapprocher de l’univers de la médecine, ayant une formation de biologiste. J’occupe maintenant le poste de magasinier principal à la BIU Santé.

 En quoi consiste ce poste ?

Florence en pleine séance de récolement.

Je fais du service public : l’accueil, la communication des documents demandés par les lecteurs (voir la vidéo « circuit d’une demande » en bas de cet article). Je m’occupe aussi de l’estampillage, de l’équipement d’ouvrages et du rangement. Ces tâches consistent à apposer le cachet de la bibliothèque sur nos collections et à les équiper d’une bande anti-vol, avant de les intégrer dans nos rayonnages.

Je peux être amenée à concevoir les plannings de mon équipe quand notre cheffe de service est absente, et j’effectue également du récolement de périodiques.

Qu’est-ce que le récolement ?

Cela consiste à dresser un inventaire de nos collections de revues, et de mettre en évidence les lacunes (numéros manquants). Grace à ce travail, nous pouvons mettre à jour les états de collection sur notre catalogue.

Extrait de notre catalogue. L’état de collection se situe sur la dernière ligne. Les numéros que nous avons en notre possession sont séparés par un point-virgule. Ici, nous possédons le n° 1 du vol. 26 de 1980. Puis le tiret indique lui, que nous avons aussi tous les numéros présents dans l’intervalle entre deux volumes : ici, vol. 28 n° 2 (1982) – vol. 43 n° 4 (1997).

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ? Et ce qui te plaît le moins ?

Ce que je préfère, c’est le contact avec le public : j’aime me sentir utile en accueillant et en orientant nos visiteurs. Et ce qui me plaît le moins, c’est travailler dans des magasins poussiéreux, ou près de la machinerie où il fait très chaud.

Comment vois-tu ton avenir dans les bibliothèques ?

Pour le moment je fais une pause en ce qui concerne les concours. J’ai tenté une fois celui pour être Bibas (bibliothécaire assistant spécialisé), mais je n’ai pas été admissible. J’aimerais continuer à occuper un poste « qui bouge », car je ne me vois pas rester devant un ordinateur toute la journée.

Comment occupes-tu ton temps libre, en dehors de la bibliothèque ?

Je fais du tennis de table – deux heures par semaine, de la randonnée, et de la peinture.

Le sang – Tableau de Florence

Tu avais d’ailleurs exposé l’année dernière dans le hall de l’université.

Oui, j’ai vendu une toile cinquante euros, qui représentait une coupe transversale du sang. C’était la première exposition que je faisais et j’aimerais en refaire d’autres.

 

Fabien LAFAGE

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