L. 407.  >
À Hugues de Salins, le 13 juillet 1655

Monsieur, [a][1]

J’ai, Dieu merci, reçu la vôtre avec réjouissance, pour laquelle je vous remercie, aussi bien que des deux papiers qui étaient dedans, dont il n’y en a qu’un qui vienne de moi, qui est celui contre Alstedius. [2] Pour l’autre, je l’ai tout lu, mais il n’est pas mien, même il y a des auteurs que je n’entends point ; [1] il est pourtant bon en plusieurs endroits. Je pensais que mademoiselle votre femme [3] fût de Beaune même. Vous a-t-elle fait un garçon, quel nom a-t-il ?

Francesci Porti Decas medica [4] est un fort bon livre pour les scolies qui y sont en prose. [2] Ex posterioribus Græcis optimus est Areteus, ceteri possunt negligi tamquam simiæ Galeni. Celsus est author purissimæ latinitatis ; multa desumpsit ex Hipp., sed numquam fecit Medicinam ; ut pote qui Medicus non fuit, at Sophista ; de multis aliis rebus et artibus scripsebat, teste Quintiliano[3][5][6][7] Il y a quelque chose de bon dans les trois premiers livres de Celse que vous pouvez lire sans commentaire ; ubi de morbis[4] Galien [8] et Fernel [9] ont bien mieux débuté que lui.

Iulii Cæs. Scaligeri libri Poetices [10] est de Genève in‑8o et in‑fo, je l’ai céans des deux façons, il est très bon. C’est un auteur qui peut entrer en comparaison et certare cum veteribus in illo opere[5] Il met partout le doigt sur les difficultés plus notables des poètes et est admirable au jugement qu’il en fait dans le sixième livre.

Il y a deux Du Moulin, Charles et Pierre. Charles [11] était un savant, hardi et fameux avocat à Paris il y a cent ans qui a écrit adversus parvas datas, etc[6] L’autre est Pierre, [12] ministre de Sedan [13] âgé de 84 ans, encore vivant, qui multa scripsit[7] Les papes les ont tous deux haïs quia moverunt Camarinam[8][14] Tout ce qu’ils ont fait tous deux est fort bon, principalement le ministre : La Nouveauté du papisme, L’Accomplissement des prophéties, sa Philosophie, Vates, Hyperaspistes, ses Sermons, etc., [9] bref, tout ce qu’il a fait. On a ici imprimé depuis deux ans la vie de Charles Du Moulin en un petit volume in‑4o, elle est fort gentille et de bonne main, savoir de feu M. Brodeau, [15] avocat en Parlement[10]

Le Symmachus [16] est un bon auteur, grand homme d’État et plâtreur d’affaires à ce que dit le P. Garasse ; [17] mais son latin n’est point bon, son style est africain, rude et scabreux. [18] Ce M. Juret, [19] fils du greffier du parlement de Dijon, [20] était un habile homme. Voyez votre Symmachus, lib. x, epistola 54, pag. mihi 289[11] c’est là qu’il dit en parlant de la religion Uno itinere non potest perveniri ad tam grande secretum[12]

Denis Lambin [21] était un fort savant homme, professeur du roi à Paris. Tout ce qu’il a fait est fort bon : Scaliger a dit quelque part que son Horace laborat mole commentariorum[13][22] Le meilleur Horace est celui de Gualterus Chabotius [23] in‑fo. C’était un savant Poitevin huguenot [24] qui s’en alla demeurer à Bâle, [25] son livre est imprimé à Bâle. [14] Le meilleur commentaire sur Juvénal est de Eilhardus Lubinus ; [15][26] sur Plaute [27] est de Fredericus Taubmannus [28] in‑4o ; sur Virgile, La Cerda [29] jésuite espagnol, en trois volumes in‑fo[16]

L’Epitome de Sennert [30] in‑fo est d’Avignon et ne vaut rien. Lisez Sennertus hardiment et l’abrégez vous-même, c’est un auteur digne de louange et qui a bien mérité de la postérité par le grand soin qu’il a eu de tout compiler et de réduire toute la médecine à tant de lieux communs. Dans deux mois, nous l’aurons en deux volumes in‑fo de Lyon, de lettre plus petite que par ci-devant, mais qui sera bon et le meilleur de tous. [17]

Je baise très humblement les mains, et vous prie bien fort de le leur dire, à mademoiselle votre femme, à monsieur votre père et à monsieur votre frère.

Tous les recueils de consultations de médecine ne sont pas bons. [31] Entre les bons, je mets des premiers ceux de Baillou, [32] Trincavel, [33] Montanus, [34] Mercurial, [35] Scholzius. [18][36] Ces derniers ne sont point mauvais, je les ai autrefois lus tous entiers, mais il les faut choisir car il y en a de bien chétifs et où il y a bien des fautes.

Vous n’avez donc que le premier livre de M. Guillemeau, [37] lequel est intitulé Cani miuro fustis ; il y en a encore deux autres sur la même querelle, dont l’un s’appelle Defensio altera et l’autre Margarita e stercilinio. Adressez-moi quelqu’un à qui je les puisse délivrer avec le Rabat-joie de l’antimoine [38] qu’a fait M. Perreau, qui est in‑4o d’environ 50 feuilles, que vous trouverez beau et agréable à lire, et qui même vous détrompera puissamment de toutes les fourberies des antimoniaux. [19]

Il est mort à Angers [39] un médecin, nommé Gueliné. [40] Il avait joué et perdu son argent ; de regret de sa perte il n’en pouvait dormir, il prit de l’opium [41] et dort encore : [42] Cave canem, voyez Hofmannus [43] lib. de Medicamentis officinalibus, pag. 529[20]

M. Guillemeau travaille présentement à son livre contre l’antimoine en latin qui sera opus palmarium ; [21] et puis après, il nous donnera une Histoire latine depuis l’an 1610 jusqu’à l’an 1632, qui est le temps qu’il a demeuré à la cour. Il a encore dessein de faire imprimer quelque autre chose bientôt qui sera sa thèse [44] de Methodo medendi Hippocratica avec sa préface et ses annotations, toutes latines ; ce qui n’a pas encore été fait et qui sera fort bon. [22]

J’ai ici été consulté par un avocat de Beaune nommé M. de La Curne, [23][45][46] je vous prie de me mander qui est son médecin ordinaire.

Le roi, [47] la reine, [48] le Mazarin [49] sont à Soissons. [50] Landrecies [51] est serrée de près et sera bientôt prise si le prince de Condé [52] n’y trouve quelque remède extraordinaire. [24]

M. Riolan [53] s’en va faire imprimer un livre contre Pecquet, [54] qui sera gentil. Il est si aise d’avoir eu assez de santé pour le pouvoir achever qu’il en rajeunit. Cela nous viendra en son temps et autre chose pareillement. [25]

J’ai enfin achevé mes leçons publiques du Collège royal [55][56] au grand regret de mes écoliers, auxquels pour consolation j’ai promis de recommencer le mois de novembre prochain et que je m’en vais leur faire de bonnes leçons dans le temps qui me restera.

On imprime à Genève les œuvres de Paracelse [57] in‑fo et pour contrepoison, l’Hippocrate de Foesius. [26][58][59] Il y a bien de la peste en Hollande. [60]

On attend ici de certaines nouvelles de la prise de Landrecies que l’on tient infaillible si le prince de Condé n’a donné dans les lignes, [27] ce qui n’est pas ordinaire aux Espagnols. Je me recommande à vos bonnes grâces et à mademoiselle votre femme, à monsieur votre père et à monsieur votre frère, et suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Patin.

De Paris, ce mardi 13e de juillet 1655.


1.

Le mot auteurs remplace endroits que Guy Patin a biffé. V. note [8], lettre 401, pour ces deux transcriptions de manuscrits, qu’Hugues de Salins croyait être des leçons que Patin avait dictées à ses philiatres.

2.

V. note [2], lettre 359, pour la « Décade médicale de François Duport ».

3.

« Arétée de Cappadoce est le meilleur des Grecs les plus tardifs, on peut négliger les autres comme autant de singes de Galien. Celse est un auteur de la plus pure latinité ; il a beaucoup emprunté à Hippocrate, mais jamais il n’a pratiqué la médecine ; on peut même dire qu’il ne fut pas médecin, mais ne fut que sophiste ; au témoignage de Quintilien, il avait écrit sur beaucoup d’autres sujets et arts. »

Sceptique sur la possibilité d’embrasser tous les savoirs, Quintilien (v. note [4], lettre 244 ; Les Institutions oratoires, livre xii, chapitre 11, § xxi‑xxiv) a critiqué Homère, Platon, Caton l’Ancien, Varron, Cicéron, pour finir avec Celse (v. note [13], lettre 99) :

Quid plura ? cum etiam Cornelius Celsus, mediocri vir ingenio, non solum de his omnibus conscripserit artibus, sed amplius rei militaris et rusticæ et medicinæ præcepta reliquerit, dignus vel ipso proposito ut eum scisse omni ailla credamus.

[Enfin que dirai-je de plus ? Un Cornelius Celsus, doué d’ailleurs d’un génie médiocre, outre qu’il a écrit sur tous les arts, a laissé encore des traités plus étendus sur la stratégie, l’agriculture et la médecine ; il est sans doute digne, ne fût-ce que pour l’avoir entrepris, qu’on croie de lui qu’il possédait toutes ces sciences].

V. note [15], lettre de Charles Spon, datée du 28 décembre 1657, pour l’opinion de Johannes Antonides Vander Linden sur le fait que Celse ait ou non pratiqué la médecine.

Arétée de Cappadoce, médecin grec né en Cappadoce, paraît avoir vécu vers la fin du ier s. de l’ère chrétienne et au commencement du iie (et donc antérieurement à Galien). Il nous reste de lui quatre traités en dialecte ionien, divisés chacun en deux livres : 1. Causes et signes des maladies aiguës ; 2. Causes et signes des maladies chroniques ; 3. Cure des maladies aiguës ; 4. Cure des maladies chroniques. Ces écrits ne nous sont parvenus qu’avec beaucoup de lacunes, quelques chapitres manquent même entièrement. Arétée est encore lu avec plaisir et avec fruit parce qu’il a donné une grande place à la description des symptômes et de la marche des maladies, mais très petite aux spéculations sur leurs causes. Sa thérapeutique laisse moins de place que celle d’Hippocrate au bon vouloir de la Nature, elle ose souvent lui tracer le chemin. Comme théoricien, Arétée paraît avoir appartenu à la secte pneumatique, ainsi nommée parce qu’elle admettait, comme cinquième élément du corps, un esprit (pneuma) ou fluide subtil, aux modifications duquel elle attribuait toutes les maladies (G.D.U. xixe s.).

4.

« sur ce qui touche aux maladies ». Des huit livres de médecine de Celse, le 1er est une préface générale, le 2e est une autre préface sur les signes de la maladie et les secours généraux, et le 3e est le chapitre i des différentes espèces de maladies. Dans la suite de la phrase, on aurait attendu débattu plutôt que débuté ; c’est pourtant bien ce dernier mot qu’a écrit Guy Patin ; débuter a, pour Furetière, les sens de « détourner une balle, une boule qui était auprès du but » et de « commencer une partie ou quelque autre chose ».

5.

« et se mesurer aux anciens en cet ouvrage. »

Jules-César Scaliger : Poetices libri septem : i. Historicus ; ii. Hyle ; iii. Idea ; iv. Parasceve ; v. Criticus ; vi. Hypercriticus ; vii. Epinomis, ad Sylvium filium [Sept livres de Poétiques (ou plus exactement de Critique poétique) : i. Historique ; ii. À Hylès ; iii. Idée ; iv. Veille de sabbat ; v. Critique ; vi. Hypercritique ; vii. Éponyme, à Sylvius le fils] (Genève, Jean Crespin, 1561, in‑fo).

6.

Charles Du Moulin (Du Molin de Paris son véritable nom, Paris 1500-1566) descendait d’une famille noble et était parent par alliance d’Ann Boleyn (v. note [32] du Faux Patiniana II‑7), mère d’Élisabeth ire d’Angleterre. D’abord avocat, Du Moulin devint un des plus savants jurisconsultes de son temps et s’épuisa toute sa vie dans d’infinies querelles, dont les plus retentissantes touchèrent la religion : d’abord catholique converti au calvinisme, il opta pour le luthéranisme puis revint à la religion romaine, ce qui lui valut tour à tour la haine des trois partis.

De la masse des livres qu’il a laissés, Guy Patin citait ici son Commentarius ad edictum Henrici Secundi contra parvas datas et abusus curiæ Romanæ… (Lyon, 1552, in‑4o), traduit en français sous le titre de Commentaires analytiques tant sur l’édit de Henri ii contre les petites dates et abus de la cour de Rome que sur un ancien arrêt de la souveraine Cour du Parlement de Paris contre les réservations, préventions, annates, exactions, usurpations et abus des papes (Lyon, 1554, in‑4o). Ce livre portait sur les longues querelles qui divisèrent la Cour de Rome et le royaume de France. Enivrés par le pouvoir, remuants et ambitieux, les papes n’avaient pas longtemps conservé la modération que leur imposait leur double titre de prêtre et de souverain. Les finances des pays européens, toujours en assez mauvais état, étaient encore affaiblies par les singulières exigences des papes. Quand un souverain refusait les subsides réclamés par Rome, le pape s’adressait aux sujets et levant sur eux au moyen du Clergé de lourdes impositions qui se payaient toujours intégralement, il ne laissait plus rien à prendre au roi. Un tel état de choses suscitait de constantes difficultés, et ne fut pas étranger à l’empressement que mirent certains princes à protéger et à propager la Réforme. Comme l’avaient fait Pasquier ou Pithou, Du Moulin intervint par un mémoire dans cette querelle entre le roi de France, Henri ii, et le pape Jules iii. Conservant pour le chef de la chrétienté un respect sincère, Du Moulin conclut que les plus simples notions de justice étaient blessées par les prétentions de la cour de Rome.

Le pape lui-même ne put se défendre de louer ce mémoire et de reconnaître sa vérité, il se montra plus raisonnable et consentit à un arrangement : « Sire, disait le connétable Anne de Montmorency en présentant Du Moulin au roi, ce que Votre Majesté n’a pu faire avec 30 000 hommes, ce petit homme (Du Moulin était très petit de taille) l’a achevé avec un petit livre » ; mais si le pape avait cédé devant le langage de la vérité, ses conseillers conservèrent toujours à Du Moulin une rancune profonde de leur échec. Ses livres furent condamnés à être brûlés, leur lecture fut déclarée criminelle et on ne l’appela plus que l’impie Du Moulin, comme on disait l’infâme Machiavel. Des émissaires de Rome pillèrent sa maison et il ne dut la vie qu’au dévouement d’un ami (G.D.U. xixe s.).

7.

« qui a beaucoup écrit. » V. note [9], lettre 29, pour Pierre i Du Moulin, qui n’était pas descendant de Charles.

8.

« parce qu’ils ont remué la Camarine. »

Camarine : « lieu puant ; c’était un marais de Sicile dont la puanteur causa la peste et que l’oracle défendit de remuer ; on a dit depuis proverbialement, en grec, en latin et en français, remuer la camarine pour réveiller les idées sales » (La Curne de Sainte-Palaye).

Movere Camarinam est un adage gréco-latin qu’a commenté Érasme (no 64) : « C’est provoquer soi-même son propre malheur. »

9.

Les ouvrages de Pierre i Du Moulin cités ici sont :

  • Nouveauté du papisme opposée à l’antiquité du vrai christianisme, contre le livre de M. le cardinal Duperron intitulé Réplique à la réponse du roi Jacques ier, roi de la Grande-Bretagne (Sedan, Jean Jannon, 1627, in‑4o) ;

  • L’Accomplissement des prophéties… (v. note [24], lettre 97) ;

  • Opera philosophica… (v. note [14], lettre 96) ;

  • Vates, seu de præcognitatione futurorum, et bonis malisque prophetis, libri v, in quibus etiam explicantur difficiliores nonnullæ veteris et novi Testamenti prophetiæ [Les Devins, ou cinq livres sur la prédiction de l’avenir, et des bons et mauvais prophètes, où sont aussi expliquées certaines prophéties des plus difficiles de l’Ancien et du Nouveau Testament] (Leyde, Jean Maire, 1640, in‑8o) ;

  • Hyperaspistes… (v. note [9], lettre 29) ;

  • Décades de sermons… (v. note [37], lettre 292).

10.

Julien Brodeau (mort en 1653, v. note [10], lettre 310) : La Vie de Maître Charles Du Molin, avocat au Parlement de Paris, tirée des titres de sa maison, de ses propres écrits, de l’histoire du temps, des registres de la Cour et autres monuments publics. Et sa mort chrétienne et catholique (Paris, Denis Bachet, 1654, in‑4o).

11.

« livre x, chapitre 54, page 289, de l’édition que j’ai ». L’édition à laquelle renvoyait Guy Patin était Quinti Aurelii Symmachi… epistolarum libri x, castigatissimi, cum auctuario duo libelli S. Ambrosii episc. ad Valentinianum Imper., eiusdemque epistola ad Eugenium, cum miscellaneorum lib. x et notis nunc primum editis a Fr. Iur. D. [Les dix livres d’épîtres de Quintus Aurelius Symmachus…, entièrement révisés avec en supplément deux opuscules de saint Ambroise, évêque, à l’empereur Valentinien ier et sa lettre à Eugenius, avec dix livres de mélanges et des notes éditées pour la première fois par François Juret de Dijon] (Paris, Orry, 1604 in‑4o). Elle est dédicacée aux frères Pierre et Jacques Dupuy [Puteanis fratribus donat Iuret].

François Juret (Dijon 1553-1626) était fils d’un greffier au bailliage de Dijon. Pourvu d’un canonicat au chapitre de Langres, il consacra l’essentiel de sa vie à éditer les classiques latins, ayant renoncé de bonne heure aux chicanes et intrigues des gens de lettres ; il poussa même l’humilité jusqu’à refuser une place de conseiller clerc au Parlement que ses amis parisiens lui avaient obtenue (Michaud).

Quintus Aurelius Symmachus (Symmaque, vers 304-vers 410), questeur puis préteur romain, suivit Valentinien ier dans sa campagne sur le Rhin, prononça le panégyrique de l’empereur et devint proconsul d’Afrique en 373. Aristocrate étroitement attaché à la tradition, il se mit à la tête de la réaction païenne. Un conflit célèbre l’opposa à saint Ambroise qui obtint la disparition de l’autel de la Victoire érigé dans la salle du sénat. Cela n’empêcha pas Symmaque, préfet de Rome (384), d’obtenir le consulat (391). On a de lui des Rapports concernant son administration, de nombreuses lettres dans lesquelles il cherche à imiter Pline le Jeune, et des fragments de Discours (G.D.E.L.).

12.

Cette phrase se trouve à l’endroit cité par Guy Patin, dans une lettre de Symmaque à Valentinien. C’est Rome qui parle, en voyant s’implanter le christianisme :

Hic cultus in leges meas orbem redegit ; hæc sacra Annibalem a mœnibus, a Capitolio Senonas repulerunt. Ad hoc ergo servata sum ut longæva reprehendar ? Videro quale sit quod instituendum putatur. Sera tamen et contumeliosa est emendatio senectutis. Ergo Diis patriis, Diis Indigetibus pacem rogamus. Æquum est, quicquid omnes colunt, unum putari. Eadem spectamus astra, commune cœlum est, idem nos mundus involuit. Quid interest, qua quisque prudentia verum inquirat ? Uno itinere non potest perveniri ad tam grande secretum.

[Notre culte a soumis le monde à mes lois ; nos rites sacrés ont chassé Annibal de mes remparts et les Gaulois de mon Capitole. Ai-je donc observé tout cela pour être maintenant blâmée comme une vieillarde ? Je verrai quoi penser de ce qui doit être institué. La conversion qui vient dans la vieillesse est cependant tardive et outrageante. Nous prions donc les dieux ancestraux, les dieux indigètes, {a} de nous accorder la paix. Tous vénèrent un seul Dieu, qu’ils pensent leur être favorable. Nous contemplons les mêmes étoiles, le ciel nous est commun, le même univers nous entoure. Qu’importe donc la connaissance qui nous fait rechercher la vérité ? Le chemin pour parvenir à un si grand secret n’est pas unique].


  1. « Nom que les Anciens donnaient à leurs faux dieux, ou pour le moins à quelques-uns de leurs dieux » (Trévoux).

13.

Joseph Scaliger, Ep. Lat, lettre iv à Juste Lipse, datée du château de Touffou en Poitou sur la Vienne, le 12 février 1577 :

Plautum Lambini si vidisti, non admiraris, certo scio. Est enim germanus plane illius Horatii Lambiniani, qui commentariorum mole laborat.

[Si vous avez vu le Plaute de Lambin, {a} vous ne l’aurez pas admiré, j’en suis certain. Il est en effet l’exact frère de son Horace {a} qui souffre par la masse de ses annotations].


  1. M. Accius Plautus ex fide, atque auctoritate complurium librorum manuscriptorum opera Dionys. Lambini Monstroliensis emendatus : ab eodemque commentariis explicatus, et nunc primum in lucem editus. Adjecta sunt Plautina loca ex antiquis grammaticis collecta : et ex commentario antiquarum lectionum Iusti Lipsii multorum Plauti locorum illustrationes et emendationes. Additi quoque sunt duo indices compiosissimi : prior verborum et sententiarum : posterior eorum quæ commentariis D. Lambini continentur [Plaute corrigé avec fidélité et sur l’autorité de très nombreux livres manuscrits par les soins de Denis Lambin, natif de Montreuil-sur-Mer. Il l’a expliqué par ses commentaires et l’a publié pourla première fois. Il y a ajouté : les fragments de Plaute recueillis par les anciens grammairiens ; des corrections et éclaircissements sur de nombreux passages de Plaute, tirés du commentaire des leçons antiques de Juste Lipse ; ainsi que deux très copieux index, le premier contient les mots et les phrases, le second, les commentaires de D. Lambin] (Paris, Jean Macé, 1576, in‑fo).

  2. Quintus Horatius Flaccus, ex fide atque auctoritate decem librorum manuscriptorum, opera Dionys. Lambini… emendatus ab eodemque commentariis copiosissimis illustratus, nunc primum in lucem editus [Horace, sur la foi et l’autorité de dix livres manuscrits, édité par les soins de Denis Lambin… et enrichi de très riches commentaires, première édition] (Lyon, Iohannes Tornæsius, 1561, in‑4o).

Denis Lambin (Montreuil-sur-Mer 1516-1572) avait déjà professé avec éclat quand il vint à Paris. Là, Amyot lui fit obtenir les chaires d’éloquence latine (1560) puis de grec (1561) au Collège royal. Il s’acquit alors une réputation immense, mais aussi beaucoup d’envieux. Lambin était à Paris le jour de la Saint-Barthélemy (1572, v. note [30], lettre 211) ; doué d’une âme pleine de tendresse et de bonté, la vue de ces horreurs le pénétra de douleur ; le massacre de son ami Ramus lui porta le dernier coup, il mourut de chagrin un mois après. Lambin était l’un des hommes les plus érudits de son siècle ; mais scrupuleux jusqu’à la minutie, s’appesantissant sur la moindre vétille, il vit ses adversaires caractériser sa consciencieuse lenteur par le verbe lambiner qui est resté dans la langue. Lambin a laissé de nombreux ouvrages savants sur l’antiquité grecque et latine (G.D.U. xixe s.).

14.

Pierre-Gautier Chabot (né en Poitou en 1516, précepteur des petits-fils du Chancelier de L’Hospital) : Q. Horatii Flacci Opera omnia, a Pet. Gualt. Chabotio viro in omni literatura perfectissimo, Admiranda ingenii et iudicii dexteritate, eruditionis varietate, et linguarum elegantia, triplici artificio explicata. Nunc vero a I. Iac. Grassero C. Rom. ex ipsius Chabotii Lucubrationibus manuscriptis, tantopere aucta, emendata, et illustrata, ut nihil commentarii amplius a quoquam desiderari possit. Accessit index rerum et verborum copiosissimus [Œuvres complètes d’Horace, qui sont admirables pour l’adresse de son intelligence et de son jugement, la variété de son érudition et l’élégance de sa langue, expliquées sous ce triple jour par Pierre-Gautier Chabot, homme très accompli en tout genre de littérature. Maintenant tellement augmentées, corrigées et éclairées par Jean-Jacques Grasser, du Collège de Rome, à partir des travaux manuscrits de Chabot lui-même, que nul ne peut désirer un commentaire plus riche. Avec un index très complet des choses et des mots] (Bâle, Ludovicus Regius, 1615, 3 tomes en un volume in‑fo, première édition en 1587).

15.

Eilhard Lubin (Westerstadt, Oldenbourg 1565-Rostock 1621) acquit de profondes connaissances dans les langues anciennes, les mathématiques et la théologie. De 1595 à 1605, il fut chargé d’enseigner la poétique à l’Université de Rostock, puis y devint professeur de théologie (G.D.U. xixe s.). Son Juvénal porte le titre de D. Iunii Iuvenalis Satyrarum libri v, ex duobus manuscriptis exemplaribus et vetustissimis, manuscripto commentario plus quam ducentis locis correcti. Præterea A. Flacci Persii Satyrarum liber unus. Cum analysi et doctissimis commentariis… Eilhardi Lubini… [Cinq livres de Satires de Juvénal, tirés de deux exemplaires manuscrits et fort anciens, corrigés en plus de deux cents endroits à l’aide d’un commentaire manuscrit. De plus, un livre de satires de Perse. Avec une analyse et les très doctes commentaires… d’Eilhard Lubin…] (Hanau, C. Marnius et héritiers de J. Aubrius, 1603, in‑4o).

16.

Friedrich Taubmann (Wonsees, Franconie 1565-Wittemberg 1613), sans fortune et orphelin de bonne heure, put néanmoins faire ses études, mais se vit souvent obligé d’aller chanter dans les rues pour subvenir à ses besoins. Il parvint à se faire admettre en 1582 au Collège d’Heilbronn, compléta ensuite son instruction à l’Université de Wittemberg et en occupa la chaire de poésie et de belles-lettres de 1595 jusqu’à sa mort (G.D.U. xixe s.).

Son Plaute est intitulé M. Accii Plauti, Lat. Comœdiæ facile principis, Fabulæ xx superstites, cum novo et lucento commentario doctorum virorum, opera Friderici Taubmani, professoris Acad. [Vingt Fables qui nous restent de Plaute, sans contredit le prince de la comédie latine, avec le commentaire nouveau et lumineux d’hommes savants, par Friedrich Taubmann, professeur de l’Université] (Wittemberg, Zacharias Schurer, 1605, in‑4o) ; il est dédié opt. max. reipublicæ litterariæ triumviris [aux trois meilleurs et plus grands hommes de la république littéraire], Joseph Scaliger, Juste Lipse et Isaac Casaubon.

V. note [12], lettre 224, pour le Virgile complet de Juan Luis de La Cerda publié à Lyon en 1619.

17.

Epitome universam Dan. Sennerti doctrinam summa fide complectens, ex triplici volumine in unum congestam. Ad usum commodiorem, cum philosophorum, tum medicorum qui Catholicam et Apostolicam Fidem in veritate profitentur, ac proinde omnia diligenti cura et examine purgata ab illis, quæ Orthodoxæ Fidei puritati visa sunt adversari potissimum in tractatu de anima rationali, aliisque nonnullis, ab omni Hæreticæ pravitatis errore, et suspicione liberis. Per Claudium Bonnetium, Avenionensem Doctorem et Professorem Medicum, et celebrrimæ Aven. et Monspeliensis Academiæ alumnum, adiectis quibusdam non vulgaribus notatiunculis in praxi animadversis per asterismum designatis. Cum duplici indice, altero librorum et capitum, altero vocum et sententiarum locupletissimo [Abrégé contenant très fidèlement toute la doctrine de Daniel Sennert, condensée en un seul volume au lieu de trois. Pour l’usage plus commode tant des philosophes que des médecins qui professent en toute sincérité la foi catholique et apostolique, et par conséquent purgée avec tout le soin et le jugement requis de ce qui est puissamment contraire à la pureté de la foi orthodoxe dans le traité sur l’âme rationnelle, et dans quelques autres, libérés de toute erreur et soupçon de dépravation hérétique. Par Claude Bonnet, docteur et professeur de médecine d’Avignon, ancien élève de la très célèbre Université d’Avignon et Montpellier, qui y a ajouté certaines notes sortant du commun, relevées dans sa pratique, qui sont signalées par un astérisque. Avec deux très riches index, l’un de livres et des chapitres, l’autre des mots et des sentences] (Genève [Colonia Allobrogum, et non Avignon comme écrivait Guy Patin], Philippe Gamonet, 1655, in‑fo).

V. note [33], lettre 285, pour l’édition des Opera omnia de Daniel Sennert (1656), alors en cours d’impression à Lyon.

18.

Vittóre Trincavella (1476-1568), médecin de Venise, a été l’un des plus ardents et des plus subtils défenseurs des Arabes. Il épuisa tous les sophismes qu’il put imaginer pour prouver que leur pratique méritait la préférence sur toutes les autres. Il s’attacha aussi à dissiper les ténèbres de la barbarie, à rétablir le bon goût et à remettre la médecine grecque en honneur. Il rassembla les consultations de plusieurs de ses contemporains, de manière que ses ouvrages donnent une idée parfaitement exacte de l’esprit qui régnait alors parmi les médecins. Il a notamment laissé : Prælectiones de ratione curandi omnes corporis humani affectus, in xii libros distinctæ [Explications sur la méthode pour soigner toutes les maladies du corps humain, distribuées en 12 livres] (Venise, 1575, in‑fo) ; Consilia medica [Consultations médicales] (Bâle, 1587, in‑fo) ; Controversiarum medicinalium praticarum libri iv [Quatre livres de controverses médicales pratiques] (Francfort, 1617, in‑4o) (J. in Panckoucke).

Lorenz Scholz (ou Scholtz) von Rosenau (Breslau 1552-ibid. 1599), médecin et botaniste allemand, est, entre autres ouvrages, auteur du :

Consiliorum Medicinalium, conscriptorum a præstantissimis atque exercatiss. nostrorum temporum Medicis, Liber singularis. Opus, cum ad gravissimorum affectuum curationem ; tum ob doctrinæ varietatem, omnibus Medicinam exercentibus summe necessarium, ac maxime fructuosum. Adiuncto Indice rerum omnium memorabilium copiosissimo. Nunc primum studio et opera, Laurentii Scholzii à Rosenaw Med. Vratisl. hoc modo in lucem editus.

[Livre unique de Consultations médicales recueillies par les plus éminents médecins de notre temps. Ouvrage extrêmement nécessaire et profitable à tous ceux qui exercent la médecine, tant pour le traitement des maladies les plus graves, que pour la diversité de sa doctrine. Avec un très copieux index de tous les faits mémorables qu’il contient. Publié pour la première fois sous cette forme par les soins et l’étude de Lorenz Scholz von Rosenau, médecin natif de Breslau]. {a}


  1. Francfort, héritiers d’Andreas Wechelus, Claudius Marnius et Iohan. Aubrius, 1598, in‑fo, anthologie contenant 392 consultations recueillies chez de célèbres médecins allemands, italiens ou français.

Tous les autres auteurs de consultations ont déjà été mentionnés dans les lettres antérieures.

19.

V. notes [14], lettre 358, pour le Cani miuro festis… (juin 1654) et [3], lettre 390, pour la Defensio altera… (janvier 1655) de Charles Guillemeau.

Son troisième pamphlet contre Siméon Courtaud porte le titre extravagant de Margarita scilicet e sterquilinio et cloaca lenonis Cotyttii Baptæ, spurcidici, barbari solœcistæ, imo holoborbori holobarbari holosolœci, verberonis Curti, I. Heroardi, verissimi aniatri, indignissimi, quot fuerunt, archiatri, ut vulgo loquuntur, nepotis purulentia. Ad stolidos, lividos, indoctos, absurdos eius amatores, admiratores, buccinatores et infamis operæ diribitores [Une perle apparemment sortie du fumier et du ventre d’un maquereau, ce pendard de Courtaud, prêtre de Cotytto (v. note [6], lettre 3), ordurier, barbare faiseur de solécismes, ou mieux tout à fait boueux, tout à fait barbare, entièrement contraire à la langue, neveu d’Héroard, par rebut, comme on dit vulgairement, qui furent tous deux archiatres, vraiment les plus ignorants de médecine et les plus indignes. Contre ceux, stupides, envieux, ignares et absurdes, qui les aiment, les admirent, leur sonnent de la trompette et distribuent leur œuvre infâme] (sans lieu, ni nom, ni date [1655], in‑4o de 32 lettres).

V. note [3], page 380, pour Le Rabat-joie de l’Antimoine triomphant (novembre 1654) de Jacques Perreau contre Eusèbe Renaudot.

20.

« dans le livre sur les médicaments officinaux [de Caspar Hofmann, v. note [7], lettre 134], page 529. » Dans le long chapitre clxix du livre ii, De Papavere et opio [Pavot et opium], on lit au §  16 (page 529 de l’édition de Paris, 146, v. note [7], lettre 134) :

Quo casu viso, cum in memoriam revocassem mihi admonitionem virorum eximii, D. Iac. Zvvingeri, quam pro familiaritate nostra dabat mihi tam musteo doctori, Cave canem : abstinui in posterum. Non possum autem dissimulare, quid mihi eo ipso tempore secreti (sic appellem) dederit, cum cogerem illum aperire mihi sensa animi sui. Mi Hofmanne, credas mihi, inquit, cum ingenti suspirio, Opium non minus formidabile est, quam Mercurius dugitivus Chymistarum. Quid ita vero, inquam, mi suavissime ? Habeo tot corretiones Opii, quot dicere non possum, infideles omnes præter unam, cui nunc demum incipio aliquantulum fidere. Accipio Opii et specier. Diambræ ana partes æquales. Affundo spir. vini toties, quoties ille tingit. Hoc crassamentum, abstracto iterum vino, est Laudanum meum.

[Tandis que j’observai ce cas, il me revint en mémoire l’avertissement que me donnait le plus remarquable des hommes, Me Jakob Zwinger, {a} en si doux maître et en raison de notre amitié : Cave canem ; {b} je me suis dès lors abstenu de l’opium. Je ne puis non plus cacher ce que dans le même temps il m’a donné pour un secret (au moins le tiendrais-je pour tel), comme je le poussais à m’ouvrir le fond de sa pensée : « Croyez-moi bien mon cher Hofmann, dit-il avec un profond soupir, l’opium n’est pas moins redoutable que le mercure fugitif des chimistes. » {c} « Vraiment, mais pourquoi donc, dis-je, mon très doux maître ? » « J’ai {d} l’expérience de tant de préparations d’opium que je ne puis les compter. Toutes sont peu sûres, à l’exception d’une seule, en laquelle, seulement maintenant, je commence à avoir un tout petit peu confiance : j’entends par parties égales d’opium et de confection d’ambre ; j’y verse autant d’esprit de vin qu’il en peut tremper ; ce sédiment de nouveau dissous dans du vin est mon laudanum »]. {e}


  1. V. note [44], lettre 1019.

  2. « Prends garde au chien » : les Latins avaient coutume d’inscrire Cave canem sur la porte de leurs maisons pour détourner les importuns, soit que le chien fût vivant, libre ou enchaîné, soit qu’il fût peint à fresque sur une muraille, ou exécuté en terre cuite, en marbre ou en toute autre matière.

  3. Esclave fugitif était un nom que les chimistes donnaient au mercure (vif-argent).

  4. (me répondit-il).

  5. Cette préparation était extrêmement simplifiée par comparaison avec le laudanum de Paracelse (v. note [15], lettre 75).

21.

« une œuvre digne de la palme », mais qui ne parut jamais, tout comme son Histoire latine (v. note [3], lettre 391).

22.

V. note [2], lettre 158, pour la thèse de Charles Guillemeau « de la Méthode hippocratique pour remédier » (Méthode d’Hippocrate, Paris, 1648, sans réédition) et ses onze observations en français, écrites avec Guy Patin.

Guillemeau dut renoncer à son projet d’édition latine (pour favoriser sa diffusion européenne) car je n’en ai pas trouvé de trace.

23.

Dans sa biographie de Jacques Regnier (v. note [1], lettre 779), A.L. Millin (Magasin encyclopédique… 1806, tome 1er, pages 42‑43) parle d’Edme La Curne, auteur d’un manuscrit intitulé Abrégé de la vie de feu M. Jacques Regnier, docteur en médecine demeurant à Beaune, par M. La Curne, avocat à Beaune, et probablement grand-père du lexicographe Jean-Baptiste La Curne de Sainte-Palaye.

24.

V. note [2], lettre 403, pour la prise de Landrecies par les Français, le 14 juillet.

25.

V. note [1], lettre 414, pour les deux réponses de Jean ii Riolan à Jean Pecquet.

26.

V. notes [8], lettre 392, pour les Opera omnia de Paracelse, et [41], lettre 396, pour l’Hippocrate grec et latin d’Anuce Foës.

27.

Donner dans les lignes pour dire monter à l’assaut des lignes de circonvallation françaises (« fossés couverts de parapets qui se font autour d’une place à la portée du canon, pour se défendre contre le secours qu’on pourrait craindre » [Furetière]) qui encerclaient Landrecies.

a.

Ms BnF no 9357, fos 177‑178, « À Monsieur/ Monsieur de Salins, le puîné,/ Docteur en médecine,/ À Beaune ».


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Hugues de Salins à Guy Patin, le 13 juillet 1655.
Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0407
(Consulté le 10.05.2021)

Licence Creative Commons "Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.