L. 478.  >
À Charles Spon, le 24 avril 1657

Monsieur, [a][1]

Depuis ma dernière, laquelle fut du vendredi 13e d’avril, je puis vous dire que je ne crois point le bruit qui court, savoir que le roi d’Espagne [2] a retiré le prince de Condé [3] des Pays-Bas [4] pour l’envoyer en Catalogne ; [5] d’autres disent en Portugal, où l’on dit que le roi d’Espagne veut aller en personne. La duchesse de Savoie [6] nous menace de ne donner aucun passage à nos troupes si on ne lui rend Pignerol. [7] On dit que l’ambassadeur de Hollande [8] a reçu ordre de se retirer pour avoir parlé au roi trop hardiment et trop irrévéremment, et que cette rupture cuira autant et plus aux Hollandais qu’à nous, et que nous nous passerons plus aisément de leur commerce qu’eux ne peuvent faire du nôtre et de notre argent, Paris étant un petit Pérou [9] pour la Hollande, [1] ou plutôt un gouffre qui dissipe bientôt tout ce qu’on nous en apporte.

On dit ici que le voyage du roi [10] est reculé et différé jusqu’au 15e du mois de mai, vu qu’il n’y a rien en campagne qui l’oblige de se hâter.

Ce 17e d’avril. Enfin, Cromwell [11] est déclaré et souhaité roi d’Angleterre, [2] multis ita sentientibus, aliis tamen reclamantibus[3] M. de Thou [12] est au Havre-de-Grâce [13] où il attend bon vent pour passer en Hollande. Cromwell a reçu la proposition de la royauté qui lui a été offerte, mais il ne l’a pas tout à fait acceptée. Il a répondu qu’il demandait du temps pour y penser et pour en consulter Dieu et sa conscience. Je crois néanmoins qu’il prendra à la fin, comme fit Tibère, [14] ce fin renard, après la mort d’Auguste, [15] ce qui est si bien décrit par Tacite, [16] lib. i, Annalium, et dans Suétone, [17] in Tiberio, cap. 24[4]

On a ici saisi tous les effets des Hollandais, mais on dit que ceux de La Rochelle [18] et de Bordeaux n’ont pas voulu permettre qu’on fît la même chose chez eux, et qu’ils sont trop intéressés au commerce de Hollande.

On dit que le roi de Pologne [19] et l’empereur [20] ont fait un grand traité ensemble, et qu’ils sont d’accord tous deux avec le roi de Danemark [21] contre le roi de Suède. [22][23] On dit ici que la duchesse de Savoie est fort malade d’une fièvre, laquelle dure il y a deux mois, que l’on parle à la cour d’envoyer un médecin à Turin [24] et que Vallot [25] a nommé D’Aquin [26] à la reine [27] pour cet effet. [5] C’est un médecin par quartier, fils d’un juif d’Avignon qui servit de faux témoin au procès de la marquise d’Ancre ; [6][28] celui-ci était garçon apothicaire de la feu reine mère ; [29] Vautier [30] et Vallot, et l’impunité, voire plutôt l’iniquité du siècle l’ont fait passer pour médecin, à la cour et apud idiotas[7] ce qu’il est comme je suis peintre ; mais il faut de tels médecins aux princes, genus hominum quod decipit et decipitur[8]

On dit ici que tout le fort de la guerre s’en va être en Portugal, tant à cause du roi d’Espagne qui attaque, que pour ceux du pays qui se veulent bien défendre, et à cause du secours que nous leur allons envoyer ; sans compter celui que Cromwell leur enverra infailliblement.

Ce mercredi 18e d’avril. Aujourd’hui un jeune homme âgé de 20 ans a été condamné à être pendu et étranglé, au Châtelet. [31][32] Comme la sentence de mort lui a été prononcée par le greffier en présence du lieutenant criminel, il a été tellement étonné qu’il en est tombé sur-le-champ en apoplexie, [33] et aujourd’hui à cinq heures du soir il vivait encore ; c’était un valet de chambre, pour vol domestique. Adhuc vixit post quinque dies ; imo adhuc vivit et attigit septimum illum diem Hippocratis, ultra quem non potest vita protelari[9] Messieurs du Châtelet [34] m’ont fait prier de l’aller voir, mais je n’ai pu m’y résoudre tant la prison me fait horreur, j’en ai une fois été dégoûté pour trois mois et n’ai point le cœur d’y retourner.

J’ai reçu lettre de M. Falconet. Je vous supplie de lui faire mes recommandations et de lui dire que j’ai distribué ses deux lettres que j’ai trouvées dedans, avec l’aphorisme [35] du docteur B. Basset, [36] que j’ai lu, et ne le lirai plus : legi, vix intellexi, nec probavi[10] C’est grande pitié que de jeunesse, folie et ignorance ! J’ai regret que l’impression serve ici et ailleurs à imprimer tant de fadaises, et que les ouvrages des hommes savants ne peuvent trouver de presses.

Il est ici mort un de vos ministres de Charenton, [37] nommé M. Le Faucheur [38] que beaucoup de gens regrettent comme un digne personnage, et qui a été excellent opérateur en son métier. [11] Je ne saurais voir la mort des honnêtes gens sans regret.

Ce jeudi 19e d’avril. Vous savez qu’il y a grosse querelle entre le comte de Montrevel [39] et M. d’Épernon : [40] l’un se veut dire gouverneur de Bresse et l’autre, en tant que gouverneur de Bourgogne, veut qu’il ne soit que lieutenant. Cela a fait du bruit dans le pays de Bresse l’an passé et est venu jusque dans le Conseil du roi, où l’affaire n’a pas été jugée. En attendant le jugement, qui serait peut-être longtemps à venir (d’autant que les affaires sont entre les mains d’un homme qui ne termine rien et remet tout de temps à temps), le troisième fils du comte de Montrevel, nommé le chevalier de M< ontrevel >., [41] attaqua hier M. de Candale, [42] fils unique de M. d’Épernon, comme il passait en carrosse et lui dit : La main à l’épée ! L’autre sortit du carrosse et se mit en état de se défendre. On les voulut séparer et empêcher de se battre, et entre autres, un gentilhomme qui se rencontra là. Inter illas moras[12] les domestiques de M. de Candale, dont la maison était là proche, y accoururent, qui assommèrent ce pauvre chevalier de Montrevel de plusieurs coups de croc et d’épée, qui néanmoins n’était pas encore mort hier à dix heures du soir. Pour M. de Candale, il n’est pas blessé. [13] Si j’avais vu le Grand Turc, le général des jésuites, le grand mufti et le grand kan de Tartarie se battre ainsi ensemble et s’entretuer à coups fourrés, [14] je tâcherais à me résoudre de n’en avoir aucune pitié. [43]

Le roi a envoyé des édits au Parlement pour trouver nouveaux moyens d’avoir de l’argent. Le premier, qui est des notifications, est furieux et horrible, il est en grand état de ne point passer. Un conseiller de la Grand’Chambre nommé M. de Sève [44] a ce matin parlé fort hardiment et a allégué des raisons, [15] lesquelles ont fort plu aux gens de bien, en taxant le luxe de la cour et les dépenses que font les grands partisans. Dieu veuille par sa sainte grâce conserver ce M. de Sève et inspirer à ses autres compagnons d’aussi bonnes pensées. On dit que si cet édit passait, qu’il serait plus dangereux que celui du papier que feu M. de Bellièvre, [45] premier président, fit avorter heureusement il y a deux ans. [16] Ah que nous aurons besoin par ci-après de cet excellent homme !

Voilà M. Du Prat [46] qui vient de sortir de céans, qui vous baise les mains. On dit qu’il est passé par la Suisse [47] 9 000 hommes que le roi d’Espagne envoie en Italie. Je pense qu’à la fin nous perdrons tout et je ne sais ce que nous deviendrons.

Ce vendredi 20e d’avril. Nouvelle est arrivée que l’empereur est mort, c’est le Mazarin qui en a reçu le premier la nouvelle et qui en a averti la reine. On dit ici que M. Guillemin [48] est allé à Turin [49] y voir la duchesse de Savoie, et même que l’on y a envoyé D’Aquin, mais qu’il la trouvera morte. Jugez par cet envoi si les princes ne se connaissent pas bien en bons médecins. La mort de l’empereur brouillera et troublera fort les intérêts de la Maison d’Autriche car il n’y a qu’un fils, [50] qui n’est pas couronné roi des Romains [51] et que l’on dit être encore bien jeune ; mais on dit une particularité de lui qui me plaît, c’est qu’il hait fort les jésuites, autant que les aimait défunt son frère aîné qui mourut l’an passé. [52] Je vois néanmoins des gens de deçà qui font les fins, et qui croient que ce que l’on dit de la mort de l’empereur est faux et controuvé, seulement pour faire passer des édits et avoir de l’argent. D’autres disent qu’il est vrai et que le roi [53] sera obligé de faire bientôt un voyage à Metz [54] à cause des affaires d’Allemagne. [17]

Il y a ici des lettres qui portent qu’il y a de la peste [55] à Bordeaux. Je souhaite fort que cette méchante bête demeure là et n’approche point de nous. Paris est déjà assez malheureux : nous avons ici des charlatans, des chimistes, [56] des moines, des jésuites, des courtisans, des partisans, etc. ; tout cela est pis que la peste.

Je vous prie de me mander si vos libraires ont obtenu le privilège de l’histoire de M. de Tavannes ; [18][57] et en cas qu’ils ne l’obtiennent point, ne la vendront-ils jamais ? On s’en va imprimer à l’Imprimerie royale une histoire des chanceliers de France faite par M. Godefroy, [58] homme fort entendu dans l’histoire. [19]

Confirmation est arrivée de la mort de l’empereur. [59] Les lettres du pays portent qu’on lui a trouvé les entrailles bonnes [60] et que les médecins n’ont point connu son mal, qu’ils ont pris martre pour renard ; [20] je n’en doute nullement, je crois qu’il n’y a guère de bons médecins en ce pays-là, non plus qu’ailleurs : Apparent rari nantes in gurgite vasto, Illic et alibi venditur piper[21][61][62] La bonne femme Mme de Saumaise [63] est morte, elle fut hier enterrée à Charenton. [22] Je pense que vous avez reçu les 17 lettres des jansénistes, [64] on m’a aujourd’hui assuré que dans trois jours nous en aurons une 18e. On dit aussi qu’à Leyde [65] on les réimprime in‑12o chez les Elsevier, avec une préface de leur vrai auteur. [23]

Hier, M. le comte de Guiche, [66] fils aîné du maréchal de Gramont, [67] fut fiancé avec Mlle de Béthune, [68] fille de M. de Sully, [69] et petite fille de M. le chancelier. Ce M. de Sully est gendre de M. le chancelier : [70] fils du marquis de Rosny, [71] qui était fils du bonhomme M. de Sully, [24][72] surintendant des finances sous Henri iv[73] la charge duquel lui fut ôtée l’an 1611 par la persuasion des jésuites et à l’instance du P. Cotton. [74] C’est de lui qu’il faut entendre ce bel épigramme qui se lit inter Poemata Nic. Borbonii[75] qui a pour titre Gazophylax exauthoratus, dont voici les deux vers de la fin dont je me souviens :

Dii facite ut regni constet fortuna : labare
Non illam videam, non me desideret illa
[25]

Ce lundi 23e d’avril. On dit aujourd’hui que notre désordre augmente entre les Hollandais et nous, et que nos galères [76] avec les leurs ont eu un mauvais rencontre et dangereux choc sur la mer Méditerranée. M. le président de Thou s’est embarqué au Havre-de-Grâce il y a douze jours, et néanmoins nouvelle n’est point encore arrivée qu’il soit en Hollande ou qu’il ait eu audience ; mais on a de nouveau arrêté tous les effets des Hollandais par toute la France. [26]

On dit que la duchesse de Savoie se porte mieux, que M. le maréchal de Turenne [77] partira dans six jours, et le roi le 12e de mai. On s’en va ici imprimer un livre in‑4o qui sera des harangues récitées aux ouvertures du parlement par M. Cusset, avocat général au parlement de Dijon. [27][78][79] L’évêque d’Autun, nommé Dony d’Attichy, [80] neveu du maréchal de Marillac, [81] par ci-devant évêque de Riez [82] en Provence et auparavant moine ex ordine Minimorum Francisci de Paula[28] s’en va faire imprimer trois tomes in‑fode Vitis cardinalium doctrina et pietate illustrium[29] mais j’apprends que c’est à ses dépens et qu’il en paie l’impression, n’ayant pu trouver aucun libraire qui l’ait voulu entreprendre à ses dépens.

Le duc d’Orléans [83] a aujourd’hui gagné son procès contre Mme d’Aiguillon [84][85] et le duc de Richelieu [86] pour la terre de Champigny, [87] que le feu cardinal de Richelieu [88] a presque ruinée pour embellir sa maison, ou plutôt son palais de Richelieu. [30][89] M. Talon, [90] l’avocat général, y a fait merveilles et ses conclusions ont été confirmées par arrêt. Tout le monde en est bien aise. M. le duc d’Orléans est aujourd’hui parti d’ici, va coucher à Limours, [91] et demain à Orléans. [92] On doute encore ici de la mort de l’empereur. On dit ici que le prince de Conti [93] partira demain pour Turin, et M. de Turenne pour la frontière de Picardie. Ce sera M. d’Estrades [94] qui commandera en Italie. Et moi, je serai toute ma vie, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Patin.

De Paris, ce mardi 24e d’avril 1657.

Cromwell [95] a refusé d’accepter la royauté, d’autant qu’elle ne lui a été offerte qu’avec diverses propositions et conditions auxquelles il ne veut pas se soumettre, et au-dessus desquelles il se voit aujourd’hui colloqué. Il attend un autre Parlement au mois de septembre prochain, dans lequel il prétend obtenir encore plus de crédit, et du rabais à tant de conditions. Notre M. Bouvard a eu plusieurs petites rechutes et ne peut revenir præ summa imbecillitate partium thoracicarum ; [31] à peine peut-il être entendu quand il parle. Il pleut rudement dum hæc scribo[32] on dit que c’est un temps d’or pour les biens de la terre. Vale et me, quod facis, amare perge[33]


1.

Pérou : « nom d’une province de l’Amérique riche en or et en argent ; il est passé en usage dans la langue en cette phrase : c’est un Pérou, en parlant d’une affaire fort lucrative où il y a à faire des gains inconnus » (Furetière). Le Pérou avait été conquis pour le compte de la Couronne d’Espagne en 1535 par Francisco Pizarro.

L’avant-dernier mot de la phrase, en, désigne la Hollande.

2.

Souhaité remplace ici reconnu, rayé par Guy Patin. Cromwell ne devint en effet jamais roi d’Angleterre (v. note [7], lettre 471).

3.

« par beaucoup qui le veulent ainsi, quand d’autres cependant protestent. »

4.

À la mort d’Auguste, premier empereur romain, en l’an 14 de notre ère (v. note [6], lettre 188), Tibère, son gendre et fils adoptif, lui succéda. Il sut habilement obtenir du sénat qu’il lui confiât la totalité des pouvoirs.

  • Tacite (Annales, livre i, chapitres xixiii) :

    « Sur quoi, les prières se tournèrent vers Tibère. Et lui se répandait en propos divers sur la grandeur de l’Empire et sa propre médiocrité : seul, disait-il, l’esprit du dieu Auguste était capable de soutenir une telle masse ; quant à lui, qui avait été appelé par Auguste à partager ses travaux, il avait appris par expérience à quel point était difficile et à quel point dépendait de la Fortune la charge de tout diriger. Aussi, dans une cité soutenue par tant d’illustres personnages, on ne devait pas tout confier à un seul ; plusieurs, associant leurs efforts, rempliraient plus aisément les fonctions de l’État. Il y avait, en un tel discours, plus de souci des convenances que de sincérité, et Tibère, même sur des choses qu’il ne cherchait pas à dissimuler, usait toujours, soit par nature, soit par habitude, de mots à double entente et obscurs ; et en cette circonstance, en raison de ses efforts pour envelopper profondément sa pensée, ses paroles étaient plus que jamais empreintes d’imprécision et d’ambiguïté. De leur côté les pères, n’ayant qu’une peur, qui était de paraître comprendre, se répandent en gémissements, en pleurs, en vœux, ils élèvent les mains vers les dieux, vers l’image d’Auguste, vers les genoux de Tibère lui-même […].
    À ce moment et comme le sénat s’abaissait aux plus humiliantes supplications, voici que Tibère déclara que s’il n’était pas capable d’assumer la totalité du gouvernement, il accepterait, quelle que fût la part qu’on lui en confierait, d’en prendre la direction. Alors Asinius Gallus dit : “ Je te pose la question, Cæsar, de quelle partie du gouvernement veux-tu que l’on te charge ? ” Déconcerté par cette question imprévue, il resta un moment silencieux, puis, reprenant ses esprits, il répondit qu’il n’était pas séant à sa propre modestie de choisir ou de refuser quoi que ce soit dans ce dont il prétendait être dispensé en totalité. Alors Gallus (qui avait deviné, au visage de Tibère, son mécontentement) répondit qu’il ne lui avait pas posé la question pour diviser ce qui ne pouvait être séparé, mais pour lui montrer que, de son propre aveu, le corps de l’État était un et devait être gouverné par un esprit unique. […]
    Lassé par la clameur générale et les supplications de tel ou tel, Tibère céda peu à peu, n’allant pas jusqu’à avouer qu’il acceptait le pouvoir, mais cessant de le refuser et de se faire prier. »

  • Suétone (Vies des douze Césars, Tibère, chapitre xxiv) :

    « Quoiqu’il n’eût hésité ni à s’emparer de la puissance, ni à l’exercer ; quoiqu’il eût pris une garde, et par conséquent la force et les dehors de la souveraineté, il la refusa longtemps avec une insigne impudence : tantôt répondant à ses amis qui lui conseillaient d’accepter, “ Vous ne savez pas quel monstre est l’Empire ”, tantôt tenant en suspens, par ses réponses ambiguës et une hésitation astucieuse, le sénat qui le suppliait et qui s’était jeté à ses genoux. Quelques personnes perdirent patience et l’une d’elles s’écria dans la foule “ Qu’il accepte ou se désiste ”. Un autre lui dit en face “ Ordinairement ceux qui promettent sont lents à tenir leur promesse, mais vous, vous êtes long à promettre ce que vous avez déjà fait ”. Enfin il accepta l’Empire, comme malgré lui, en déplorant la misérable et lourde servitude qu’on lui imposait et en exprimant l’espoir qu’il s’en délivrerait un jour. Ses paroles expresses furent “ Jusqu’à ce que j’arrive au temps où il pourra vous paraître juste d’accorder quelque repos à ma vieillesse. ” »

5.

La duchesse de Savoie, Christine de France, Madame Royale, étant fille d’Henri iv, était belle-sœur d’Anne d’Autriche et tante de Louis xiv. La lettre de Guy Patin allait croiser celle de Charles Spon, écrite aussi le 24 avril, qui donnait, on l’a vu, des nouvelles plus rassurantes sur la santé de la duchesse.

6.

Léonora Galigaï, épouse de Concino Concini, marquis d’Ancre, fut arrêtée trois jours après le massacre de son mari, jugée sommairement, puis exécutée le 8 juillet 1617 (v. note [124], lettre 166).

7.

« et chez les ignorants ».

8.

« genre d’hommes qui trompe et qu’on trompe. »

9.

« Voilà déjà plus de cinq jours qu’il survit ; et même il vit encore et a atteint ce septième jour d’Hippocrate, au delà duquel la vie ne peut être prolongée. » Guy Patin a ajouté cette phrase et la suivante dans la marge, sans doute en deux temps. Il ne faut bien sûr pas conclure de la seconde que Patin a été emprisonné trois mois, mais simplement qu’il a mis trois mois à se remettre d’une visite au chevet d’un détenu.

10.

« je l’ai lu, ai eu du mal à le comprendre et ne l’ai pas trouvé bon. » V. note [27], lettre 477, pour Bonaventure Basset, postulant que le Collège des médecins de Lyon avait refusé d’admettre, trouvant mauvais le commentaire qu’il avait fait de l’aphorisme d’Hippocrate qu’on lui avait soumis pour connaître sa capacité médicale. Je n’ai pas trouvé trace du livret que Basset en avait fait imprimer pour revendiquer ses qualités.

11.

V. note [10], lettre 125, pour Michel Le Faucheur.

12.

« Sur ces entrefaites ».

13.

Le troisième fils de Ferdinand de La Baume, comte de Montrevel (1603-1678, ici Maurevers dans la graphie de Guy Patin) était François de La Baume, chevalier de Malte. Voici ce que la Grande Mademoiselle dans ses Mémoires (début du chapitre xxvi) a écrit au sujet de leur querelle avec le duc d’Épernon et son fils, M. de Candale :

« Il se passa une grande affaire pendant que Son Altesse Royale {a} était à Paris. Le comte de Montrevel, qui est lieutenant de roi en Bresse, eut quelque démêlé avec M. d’Épernon qui est gouverneur de Bresse et Bourgogne. Ce comte en avait toujours usé, du temps que M. le Prince était gouverneur de la province, comme il faisait alors. M. d’Épernon voulut en user autrement ; de sorte qu’ils en vinrent quasi aux mains. Le comte de Montrevel fit une assemblée de ses amis ; M. d’Épernon y envoya ses gardes et même y fit marcher du canon. On leur envoya ordre de la cour de s’y rendre pour accorder leurs différends. Comme ils y furent, au lieu de les terminer on n’y songea plus ; l’affaire demeura là et tira en longueur. Comme M. de Montrevel se sentit outragé, son fils, le chevalier, envoya le marquis du Garo parler à M. de Candale. Il y fut le matin et monta dans son carrosse avec lui, lui disant qu’il lui voulait parler. Comme ils furent tous deux seuls, du Garo lui dit qu’il était bien fâché d’avoir été obligé de se charger de cette commission, mais qu’il n’avait pu refuser son ami ; que le chevalier de Montrevel désirait qu’il lui donnât satisfaction des mauvais traitements que son père avait reçus de M. d’Épernon. M. de Candale lui répondit qu’il était très fâché de ce qui s’était passé entre leurs pères, qu’il avait beaucoup d’estime pour lui, qu’il ne donnait point de rendez-vous, mais qu’il allait tous les jours dans les rues. Comme du Garo n’était pas ami particulier de M. de Candale, on s’étonna de le voir avec lui, on en eut quelque soupçon. Tout le monde en parla et on n’y donna point ordre, non plus qu’à l’affaire qui causait tout le mal. Un jour que M. de Candale passait derrière l’hôtel de Guise, à une fontaine qui est vis-à-vis l’hôtel de Saint-Denis, le chevalier de Montrevel, accompagné seulement du chevalier de La Palisse, fit arrêter son carrosse et lui dit qu’il le voulait voir l’épée à la main. M. de Candale n’avait avec lui que Rambouillet, qui n’est point d’épée. Il se jeta à bas de son carrosse, sauta à son épée qu’un page tenait. Pendant tout cela, de petits pages et laquais de M. Candale coururent à son logis, qui était devant les Petits Capucins du Marais, qui est tout proche du lieu où le chevalier de Montrevel l’attaqua, et crièrent : “ On assassine Monsieur ! ” Il sortit des valets de toutes façons et un gentilhomme, nommé La Berte, qui donna un coup d’épée par derrière au chevalier de Montrevel. Les gens de l’hôtel de Guise sortirent ; de sorte que M. de Candale remonte dans son carrosse, et on porte le chevalier à l’hôtel de Guise. Son Altesse Royale alla voir M. de Candale. Monsieur {b} y voulut aller aussi, mais le roi le lui défendit. Tous les parents du chevalier de Montrevel furent au désespoir de l’état où il était. Son mal ne dura pas longtemps sans qu’il mourût. Ils publiaient partout que c’était un assassinat, firent décréter contre La Berte, que M. de Candale chassa, et fut au désespoir de cet accident. Ses ennemis ont dit qu’il devait empêcher que l’on ne le tuât, mais ceux qui l’auront connu ne croiront pas <qu’il ait eu aucune part en cette action> car c’était un garçon plein d’honneur et de douceur, et incapable d’une mauvaise action. M. de Guise, qui est ami intime du comte de Montrevel, se déchaîna au dernier point contre M. d’Épernon et contre M. de Candale, et en dit des choses fort fâcheuses ; ce qui obligea le roi de mettre un de ses gentilshommes ordinaires auprès de M. de Candale afin d’empêcher que personne lui portât aucune parole. Ce chapitre de duels me fait souvenir que l’on renouvela les édits des duels au retour du roi, en 1652, avec une rigueur la plus grande du monde. Et assurément c’était fort bien fait, et les lois divines nous le prescrivent aussi bien que celles de nos rois, et ceux qui les font observer exactement attirent sur eux la bénédiction de Dieu. Pour pouvoir les maintenir et qu’ils fussent de plus de durée qu’ils n’avaient été par le passé, on dressa des projets de peines imposées sur tous les sujets de plaintes que les gentilshommes pouvaient avoir les uns contre les autres, et pour leur donner satisfaction ; et même on proposa de faire signer que l’on ne se battrait plus. D’abord cette proposition fut tournée en ridicule parce qu’elle avait été faite par de certains dévots qui l’étaient assez, et qu’il n’y avait eu que des estropiés qui avaient signé. On disait : “ C’est parce qu’ils ne sont pas en état d’empêcher qu’on ne leur donne sur les oreilles ; c’est pourquoi ils ont trouvé cet expédient. ” Pourtant comme l’action était bonne de soi, elle trouva des partisans ; elle fut autorisée et elle a très bien réussi, car on se bat fort peu. »


  1. Gaston d’Orléans.

  2. Philippe d’Orléans.

14.

Coup fourré : « coup qu’on porte avec furie et sans se mettre en garde, qui en fait recevoir un autre en même temps » (Furetière).

15.

Aucun des de Sève dont Popoff a décrit la carrière n’a été conseiller à la Grand’Chambre du Parlement de Paris. Peut-être Guy Patin voulait-il parler ici de Jean Sevin, monté à la Grand’Chambre en 1645 (v. note [25], lettre 39).

16.

V. note [1], lettre 402.

17.

L’empereur Ferdinand iii était mort le 2 avril. Son fils aîné Ferdinand iv (v. note [7], lettre 318), roi de Hongrie et de Bohême en 1647, roi des Romains en 1653, était mort le 9 juillet 1654 (et non en 1656 comme écrivait ici Guy Patin, qui avait pourtant mentionné ce décès dans sa lettre du 4 août 1654, v. note [5], lettre 363). Le trône impérial n’était pas assuré à son cadet, Léopold-Ignace de Habsbourg, roi de Hongrie en juin 1655, car il n’était pas encore roi des Romains. Après de longues tractations, il allait être élu empereur à la place de son père pour régner sous le nom de Léopold ier (v. note [8], lettre 432).

Poussé par Mazarin, Louis xiv allait un moment avoir l’ambition d’être élu empereur (Goubert, pages 344‑345) :

« Pourtant souffrant et en pleine guerre contre l’Espagne, Mazarin rêva, aperçut puis accomplit une opération de grand style, mélange quasi somptueux de manœuvres, de promesses, de séduction et de corruption : rien de moins que l’impossible candidature à l’Empire du jeune Louis xiv, qu’il tourna en une opération diplomatico-politique – la constitution de la Ligue du Rhin. […]
La campagne de 1657 close, Mazarin mena son pupille à Metz pour passer l’automne et recevoir maintes visites des princes et seigneurs allemands, bons catholiques et rhénans. Il faisait répandre toutes sortes de bruits contradictoires à propos de la future élection. Ayant tâté le terrain et compris que les chances de Louis xiv étaient nulles, il chercha un candidat crédible et le trouva dans la lignée des Wittelsbach, séculaire rivale des Habsbourg : c’était l’électeur de Bavière, qui pourrait au moins monnayer son ralliement et celui de ses amis au jeune Léopold […]. Dans cette perspective, le cardinal régala de banquets, de bals, de vin, d’argent et de nombreux cadeaux les électeurs ecclésiastiques et de nombreux ducs, comtes et moindres seigneurs. Un à deux millions d’or généreusement dépensés n’empêchèrent pas l’élection de Léopold, mais aboutirent à des résultats positifs. Les uns tenaient aux promesses du nouvel empereur avant son élection, les autres à la constitution, juste un mois après, de la Ligue du Rhin. »

18.

V. note [5], lettre 467.

19.

Denis Godefroy (v. note [13], lettre 209) : Histoire des connétables, chanceliers et gardes des sceaux, maréchaux, amiraux, surintendants de la navigation et généraux des galères de France, des grands maîtres de la Maison du roi et des prévôts de Paris depuis leur origine ; avec leurs armes et blasons. Ouvrage commencé et mis au jour par Jean Le Féron, l’an 1555, revu et continué jusques à présent. Augmenté de diverses recherches et pièces curieuses non encore imprimées (Paris, Imprimerie royale, 1658, in‑fo).

20.

« On dit proverbialement prendre martre pour renard pour dire se tromper, prendre une chose pour l’autre » (Furetière).

21.

« On aperçoit quelques rares hommes nageant sur l’immense abîme [Virgile, Énéide, chant i, vers 118]. Ici comme ailleurs on vend du poivre [“ on trompe le monde ”, Horace, v. note [3], lettre 247] ».

22.

V. note [5], lettre 95, pour la veuve de Claude i Saumaise, née Anne Mercier.

23.

Dans ce tout premier recueil des Provinciales, Blaise Pascal demeurait caché derrière son pseudonyme de Louis de Montalte. La préface n’était pas de lui, mais de Pierre Nicole (v. note [3], lettre de Charles Spon, le 15 mars 1657).

24.

Guy-Armand de Gramont (Paris 1637-Kreuznach, Rhénanie-Palatinat 1673), comte de Guiche (ou La Guiche), était le fils aîné du maréchal Antoine de Gramont (v. note [14], lettre 39). Brillant militaire, il participait alors à la dernière phase de la guerre franco-espagnole (1655-1659) et épousait Marguerite-Louise-Suzanne de Béthune (1642-1726). Le mariage ne fut pas heureux et le couple n’eut pas d’enfants. Le comte de Guiche fit partie de la bande libertine qui provoqua le scandale de Roissy en 1659 (v. note [3] lettre 562). Cela ne l’empêcha pas, la même année, de succéder à son père dans la charge de colonel des gardes françaises (G.D.U. xixe s. et R. et S. Pillorget). Guiche fut amant de Madame, Henrierre-Anne d’Angleterre et, dit-on, de Monsieur, Philippe d’Orléans, frère cadet de Louis xiv. La suite des lettres conte ses aventures et mésaventures de cour.

Mme de Sévigné (lettre 207, à Mme de Grignan, le 7 octobre 1671, tome i, page 361) :

« Le comte de Guiche est à la cour tout seul de son air et de sa manière, un héros de roman qui ne ressemble point au reste des hommes ; voilà ce qu’on me mande. »

La mère de la fiancée était née Charlotte Séguier, fille du chancelier ; son père était Maximilien iii-François de Béthune, duc de Sully (v. note [17], lettre 222), fils de Maximilien ii, marquis de Rosny, et petit-fils de Maximilien i de Béthune, baron de Rosny, duc de Sully, le ministre d’Henri iv.

25.

« Dieux, faites que la fortune du royaume se maintienne : que je ne la voie pas s’écrouler et qu’elle n’ait pas à déplorer ma perte. » Vers de Nicolas de Bourbon le jeune, tirés de ses Poemata [Poèmes latins], de celui qui est intitulé Gazophylax exauthoratus [le Trésor répudié] (on le trouve aussi dans le tome 5 des Mémoires ou Œconomies royales d’État, domestiques, politiques et militaires d’Henri le Grand, de Maximilien de Béthune, duc de Sully, v. note [4], lettre 208).

Dans les semaines suivant l’assassinat d’Henri iv (14 mai 1610), le duc d’Épernon, Concini, Vualdini le nonce du pape, l’ambassadeur d’Espagne et le P. Pierre Cotton (v. note [9], lettre 128), s.j., confesseur du feu roi, devinrent les principaux conseillers de Marie de Médicis. Sully, le vieux ministre, fut mis à l’écart : la reine régente le congédia le 16 janvier 1611 et dissipa sans tarder en prodigalités le trésor conservé à la Bastille.

Dans ses Mémoires… (volume viii, chapitre xxi), Sully (qui s’y exprimait à la deuxième personne, par la bouche de son entourage) a résumé l’état des choses en ces termes :

« Toutes vos remontrances furent vaines, de quelque belle raison qu’elles pussent être accompagnées […], vous commençâtes à prendre mauvaise opinion de la forme du gouvernement à venir et à croire que l’on s’allait jeter dans des desseins tout contraires aux règles, ordres et maximes du feu roi ; car à votre retour, vous dîtes à Madame votre femme, comme à l’oreille, mais néanmoins si haut que nous le pûmes bien entendre : “ Ma mie, nous allons tomber dans la faction contraire à celle de France, et sous l’entière domination espagnole et des jésuites ; partant, c’est aux bons Français à penser à eux, et surtout aux huguenots, car ni les uns ni les autres ne demeureront plus guère en repos. ” »

Sully et Henri iv représentaient une époque idéale dont Guy Patin avait la nostalgie.

26.

La Gazette a suivi de près les événements de Hollande.

  • Ordinaire no 48 du 21 avril 1657 (pages 381‑382) :

    « D’Amsterdam, le 16 avril 1657. Toutes les lettres de Gênes, de Livourne, et même celles de Barcelone, nous décrivent désavantageusement la surprise que le vice-amiral Michel Ruyter, qui commande nos vaisseaux de guerre dans la mer Méditerranée, a faite de deux navires français, que ceux qui lui ont sonné ses principales instructions sont bien empêchés à justifier cette entreprise ; laquelle, outre l’interruption infaillible de tout le commerce, nous attirera de fâcheuses affaires si les États généraux n’y apportent bientôt le remède. Car nous apprenons déjà que Sa Majesté très-chrétienne, indignée de cette action, a fait arrêter les vaisseaux de nos marchands dans tous les ports de France et que notre ambassadeur qui est à Paris, {a} en ayant été faire ses plaintes et même voulu défendre ce vice-amiral sur la contravention qu’il prétendait avoir été faite par quelques vaisseaux français, Sadite Majesté lui avait répondu, avec non moins de justice que de vigueur, que si aucuns de ses sujets avaient manqué à leur devoir, il n’appartenait qu’à elle seule de les châtier, comme elle espérait aussi que les États lui feraient raison d’un si étrange procédé que celui dudit vice-amiral, ne pouvant croire qu’il se soit gouverné en cette occasion par l’ordre de ses supérieurs »


    1. Boreel van Duinbeke, v. note [34], lettre 477.

  • Ordinaire no 51 du 28 avril 1657 (pages 403‑404) :

    « D’Amsterdam, le 19 avril. Les États généraux ayant eu nouvelles que tous les vaisseaux hollandais avaient été arrêtés en France, en ont envoyé avertir les marchands de cette nation, pour se garantir du même inconvénient, et ordre à leur ambassadeur qui est à Paris de continuer ses instances auprès de Sa Majesté très-chrétienne pour la liberté de ces vaisseaux, et de l’assurer qu’ils avaient résolu de lui faire raison de ces deux navires surpris par le vice-amiral Miche Ruyter ; de quoi ils paraissent si peu informés qu’ils en ont écrit aux amirautés pour apprendre le détail de cette action, qui n’est approuvée que de fort peu de personnes, et de laquelle on ne doute point que la généralité n’accorde une entière satisfaction, plutôt que de porter l’affaire à de plus grandes extrémités ; malgré les empêchements de l’ambassadeur d’Espagne, lequel espérant profiter de ces commencements de division, met en usage tous les artifices dont les Espagnols ont accoutumé de se servir en pareille occasion. »

  • L’Ordinaire no 54 du 5 mai (page 429) allait annoncer l’arrivée par mer du président de Thou en Hollande le 21 avril, son entrée le lendemain à Rotterdam

    « où il se trouva une foule incroyable de peuple, chacun témoignant une joie extraordinaire de sa venue, dans l’espérance qu’il persuadera si bien les États généraux de faire raison au roi son maître, sur l’entreprise de notre vice-amiral Ruyter, que nous verrons bientôt le rétablissement du commerce, dont l’interruption a déjà causé de très grands dommages à ces Provinces ».

27.

Pierre Cusset (dont Guy Patin a ici déformé le nom en Carré) : Recueil choisi de harangues, remontrances, panégyriques, oraisons funèbres, plaidoyers, et autres actions publiques les plus curieuses de ce temps (Paris, G. de Luyne, 1657, in‑4o).

28.

« de l’Ordre des minimes de François de Paule ».

29.

« sur les Vies des cardinaux illustres en doctrine et en piété » ; v. note [1], lettre 203, pour cet ouvrage de Louis Dony d’Attichy, qui ne parut qu’en 1660.

30.

V. note [15], lettre 477, pour la terre de Champigny qui se situe à six kilomètres au nord de la ville de Richelieu (v. note [30], lettre 237).

31.

« en raison d’une extrême faiblesse des parties thoraciques ».

32.

« tandis que j’écris ces lignes ».

33.

« Portez-vous bien, et continuez de m’aimer comme vous faites. »

a.

Ms BnF no 9357, fos 249‑250 ; Reveillé-Parise no cccv (tome ii, pages 298‑302) ; Prévot & Jestaz no 28 (Pléiade, pages 504‑510).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Charles Spon à Guy Patin, le 24 avril 1657.
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(Consulté le 25.11.2020)

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