L. latine 284.  >
À Leonardus Ursinus, le 29 février 1664

[Ms BIU Santé no 2007, fo 166 ro | LAT | IMG]

Au très distingué M. Leonardus Ursinus, médecin à Leipzig et directeur du Jardin médicinal.

Très distingué Monsieur, [a][1]

J’ai reçu la vôtre par l’entremise de Christ. Frid. Janus, noble Allemand. Je vous en remercie tout particulièrement, ainsi que de ces thèses que vous m’avez promises par l’intermédiaire de l’excellent M. Volckamer. [2][3] Je sais maintenant exactement où est Michael Horn, [4] je lui ai récemment écrit par l’intermédiaire de Charles Spon, médecin de Lyon. [1][5] J’ai aussi reçu votre liste de certaines plantes rares que vous recherchez, j’en parlerai pour vous avec Denis Joncquet, [6] mon collègue et le directeur du Jardin royal, [7] duquel j’obtiendrai sans doute quelque chose. Je salue MM. Michael Horn et Gottfried Neuman, [8] ainsi que MM. les très distingués Michaelis, [2][9] en votre ville de Leipzig, et Victor Schneider [10] et Michael Sennert en l’Université de Wittemberg ; [3][11] mais surtout vous le tout premier. Vale, très distingué Monsieur, et aimez-moi.

De Paris, le 29e de février 1664. [4]

Vôtre de tout cœur, Guy Patin, etc.


1.

V. lettre du 28 février 1664 à Michael Heinrich Horn.

2.

Johann Michaelis (1606-1667), docteur en médecine de l’Université de Leipzig en 1631, y enseigna ensuite la philosophie puis la médecine. Il était depuis 1662 premier médecin de Frédéric Guillaume de Saxe-Altenbourg (1603-1669). Grand partisan de la chimiatrie, il composa des médicaments chimiques et publia plusieurs ouvrages sur cette matière (Éloy).

3.

V. note [15], lettre 752, pour Conrad Victor Schneider.

Docteur en médecine de l’Université de Wittemberg en 1650, Michael Sennert (Wittemberg 1615-1691), fils cadet de Daniel, né de son premier mariage avec Margaratha Schato, avait été nommé second professeur de médecine à Wittemberg en cette même année 1664 (puis en devint premier professeur en 1680). V. note [4], lettre 432, pour son frère aîné, Andreas, professeur d’hébreu de la même université (en 1638).

4.

Leonardus Ursinus ne lut jamais cette lettre : il était mort le 2 février précédent.

a.

Brouillon autographe d’une lettre que Guy Patin a écrite à Leonardus Ursinus, ms BIU Santé no 2007, fo 166 ro.

s.

Ms BIU Santé no 2007, fo 166 ro.

Cl. Viro D. Leon. Ursino, Medico Lips. et horti Medici Præfecto.

Accepti tuam, Vir Cl. per Christ. Frid. Ianum, nobilem Germanum : pro qua
gratias ago Tibi singulares, ut et pro Thesib. illis quas polliceris mihi per Virum
Optimum, D. Volcamerum. Nunc apprime scio ubinam sit Mich. Hornius, ad quem
nuper scripsi per Car. Sponium, Med. Lugd. Accepi quoque Indiculum tuum
quarundam stirpium rariorum, quas requiris : de quo pro Te agam cum Dionys.
Ionqueto
, Collega meo, et horti regij præfecto, à quo aliquid haud dubiè impe-
trabo. D. Mich. Hornium et Goth. Neuman saluto : ^ ut et Cl. Viros, D./ Michaelis, in vestra Lips./ et D. Victorem Schneidereum,/ Mich. Sennertum, in Acad. Witeberg, imprimis v. Teipsum. Vale
Vir Cl. et me ama. Parisijs, 29. Febr. 1664. Tuus ex animo Guido Patin, etc.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Leonardus Ursinus à Guy Patin, le 29 février 1664.
Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1317
(Consulté le 25.09.2021)

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