L. latine 430.  >
À Sebastian Scheffer, le 17 juin 1667

[Ms BIU Santé 2007, fo 216 ro | LAT | IMG]

Au très distingué M. Sebastian Scheffer, docteur en médecine, à Francfort. [a][1]

J’ai récemment reçu votre lettre, soussignée par trois marchands de Bâle, [2] m’avisant que je vais recevoir un petit tonnelet qui contiendra quelques ouvrages. [1] Ils me demandent de payer 30 livres tournois pour ce baril ; ce que je ferai quand je l’aurai reçu en mains propres. Thomas Matthias Götze leur remettra la somme ; [3] mais puisque j’ignore tout à fait et ne comprends pas ce que peuvent être ces livres, ni qui me les envoie, ni pourquoi, je vous demande de vous enquérir de tout cela auprès de lui ; et en outre, ce qu’il voudrait pour son propre compte et pourquoi je me trouve devoir 30 livres dans cette affaire : est-ce le coût des livres dû au libraire, ce que je ne crois pas, ou alors au voiturier, pour le prix du port ? Vous trouverez aussi sous ce pli une lettre pour M. Pierre Mocquillon ; [4] je le salue, tout comme M. Johann Daniel Horst et son fils, [5][6] et M. Lotich. [7] Portez-vous bien, très distingué Monsieur, et aimez-moi.

De Paris, ce vendredi 17e de juin 1667.

Vôtre de tout cœur, Guy Patin.


1.

L’italique est en français dans le manuscrit.

V. note [3], lettre latine 379, pour la manière de rouler les feuilles des livres non reliées dans un tonneau, en vue de les garantir contre les aléas du transport.

a.

Brouillon autographe d’une lettre que Guy Patin a écrite à Sebastian Scheffer, Ms BIU Santé 2007, fo 216 ro.

s.

ms BIU Santé 2007, fo 216 ro.

Clar. viro D. Seb. Scheffero, Med. Doctori, Francof.

Nuper accepi Epistolam à trib. mercatorib. Basiliensibus subsignatam, per quam
doceor me brevi accepturum quendam modiolum, un petit tonnelet, in quo haben-
tur aliquot libri : pro quo modiolo petunt ut tradam libras triginta : quod faciam
quum mihi tradetur modiolums ipse quod acceperunt à Thoma Matthia Götz : sed
quoniam planè nescius sum, nec intelligo quinam sint isti libri, cur ad me mittantur,
nec à quo, rogo Te ut de ijs inquiras à dicto Thoma Mathhia Götz : quid sibi velit,
et qua de causa libelli triginta debeantur in eam rem : an Bibliopolæ pretium sit
librorum, quod non puto : an aurigæ ipsi, pro pretio vecturæ ? Hîc etiam invenies
Epistolam pro Petro Moquillon, quem saluto, cum D. Io. Dan. Horstio, ejúsq.filio, et
D. Lotichio. Vale Vir Cl. et me ama. Parisijs, die Ven. 17. Iunij, 1667.

Tuus ex animo, Guido Patin.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Sebastian Scheffer à Guy Patin, le 17 juin 1667.
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(Consulté le 27.05.2020)

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