À Charles Spon, le 3 septembre 1649

Note [5]

« avec forte chaleur interne et parotides. »

On appelle aujourd’hui parotides les deux grosses glandes salivaires qui se trouvent de part et d’autre de la face, sous chacune des deux oreilles. Jadis, on se servait du mot parotide pour désigner le gonflement inflammatoire de la glande homonyme, ce qu’on appelle maintenant une parotidite. La parotidite bilatérale (alors appelée parotides) est caractéristique des oreillons, maladie infectieuse ordinairement bénigne, provoquée par un virus. La parotidite unilatérale (parotide) correspond à une infection bactérienne qui pouvait connaître une évolution fâcheuse avant l’invention des médicaments anti-infectieux modernes (antibiotiques).

V. note [4], lettre latine 293, pour la mémorable querelle entre Gerardus Leonardus Blasius et Nicolas Sténon, son élève, sur le mérite d’avoir le premier observé le canal excréteur de la glande parotide.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 3 septembre 1649, note 5.
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(Consulté le 13.12.2019)

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