À Charles Spon, le 20 juin 1653

Note [11]

Louis Gorin de Saint-Amour (v. note [24], lettre 312) a relaté dans son Journal (vi, chapitre 29, pages 542‑546) une assemblée des curés de Paris le lundi 9 juin 1653 « touchant une certaine bulle du 5 février 1649, obtenue sans doute par surprise et tenue cachée durant quatre ans, qui se trouve concédée aux églises des jésuites et à toutes autres églises étrangères qu’il leur plaira, de certaines communions, qu’elles appellent générales, à faire dans lesdites églises […] le troisième dimanche de chaque mois, en laquelle les communiants garderont indulgence plénière qu’ils pourront appliquer aux âmes de Purgatoire ». L’assemblée décida de députer à Rome pour supplier le pape de révoquer cette bulle. Quatre curés furent nommés pour aller parler au nonce, « et fut ajouté que s’il n’y était apporté remède par Sa Sainteté, il serait interjeté appel comme d’abus au Parlement de l’exécution de ladite bulle, et que les curés seraient contraints de prêcher publiquement contre les abus et pernicieuses conséquences d’icelle ». La rencontre eut lieu le mardi 10 juin. Le lendemain ils reçurent avis du roi, par l’intermédiaire du chancelier, de ne plus se mêler de cette affaire (Jestaz).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 20 juin 1653, note 11.
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(Consulté le 19.01.2021)

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