À Charles Spon, le 3 juin 1654

Note [21]

Francis Bacon, baron de Verulam (Londres 1561-ibid. 1626), philosophe et chancelier d’Angleterre, avait étudié le droit avant de mener une brillante carrière parlementaire jusqu’à sa disgrâce sur une accusation de vénalité en 1621. Dans son œuvre philosophique, il a particulièrement défendu la logique expérimentale et inductive : le fait et l’observation sont prééminents dans le progrès des sciences de la Nature par l’établissement des relations de cause à effet.

Dans cette veine, Bacon ne manqua pas de s’intéresser à la médecine, reconnaissant les mérites de la méthode hippocratique de description minutieuse des cas cliniques (Narrationes medicæ), recommandant l’étude des maladies sur le cadavre (Anatomia comparata), s’interrogeant sur l’authenticité des maladies incurables (Curatio morborum habitorum pro insanabilibus) ou sur l’opportunité d’abréger les souffrances des mourants (Euthanasia, v. note [8], lettre 332), etc. (Marquis in Panckoucke).

Ce que Guy Patin appelait un nouveau livre de Bacon pouvait alors être :


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 3 juin 1654, note 21.
Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0352&cln=21
(Consulté le 22.01.2020)

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