À André Falconet, le 11 octobre 1658

Note [3]

Marcus Junius Brutus (vers 85-42 av. J.‑C.), noble romain républicain, fut avec Cassius (v. note [7], lettre 369) le principal organisateur du complot qui mena à l’assassinat de Jules César en 44 av. J.‑C. (Ides de mars) : c’est à lui que le dictateur adressa ses dernières et fameuses paroles, Και συ, τεκον [Même toi, mon enfant], Et tu, Brute [Même toi, Brutus], en latin.

La citation de Guy Patin provient de l’Histoire romaine (volume 6, livre 47, § 49) de Dion Cassius (v. note [35] du Borboniana 6 manuscrit) :

« Renonçant à sauver sa vie et croyant indigne de lui d’être pris, il {a} se réfugia lui aussi dans la mort. Après s’être écrié, comme Hercule “ Malheureuse vertu ! tu n’étais qu’un mot ; je te cultivais comme une réalité, et tu étais l’esclave de la Fortune ”, {b} il pria un de ceux qui se trouvaient avec lui de le tuer. »


  1. Brutus.

  2. εδουλευες Τυκη.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à André Falconet, le 11 octobre 1658, note 3.
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(Consulté le 06.12.2022)

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