Annexe : La circulation du sang expliquée à Mazarin

Note [9]

Cette description de la grande circulation (dite systémique) est exacte à un point près : nul n’avait alors démontré l’existence d’anastomoses (communications) qui, à la périphérie, font passer le sang des artères, descendu du cœur, dans les veines, pour qu’il y remonte. À nouveau, la notion de capillaires faisait défaut. Découverts en 1661 par Malpighi (v. note [19] de Thomas Diafoirus et sa thèse), ce sont les vaisseaux très fins (capillus, cheveu en latin) qui font passer le sang des artères dans les veines en lui permettant d’accomplir sa fonction nutritive : délivrer aux tissus les aliments qu’il transporte (oxygène, sucre, etc.) et en extraire les déchets (gaz carbonique, acide lactique, etc.).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : La circulation du sang expliquée à Mazarin, note 9.
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(Consulté le 18.04.2021)

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