Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 7

Note [6]

Myrobalan ou myrobolan : « fruit gros comme une prune, qui nous est apporté des Indes. Il y en a de cinq espèces, qui sont tous un peu astringents et légèrement purgatifs, à peu près comme la rhubarbe. On les emploie avec succès dans plusieurs maladies » (Académie).

Littré DLF ajoute que :

Le mot figure dans le chapitre xiv, Comment Panurge raconte la manière comment il échappa de la main des Turcs, du Pantagruel de Rabelais :

« Et une jeune Corinthiace, {a} qui m’avait apporté un pot de myrobolans emblics, {b} confits à leur mode, laquelle regardait mon pauvre hère émoucheté, {c} comment il s’était retiré au feu, {d} car il ne m’allait plus que jusqu’aux genoux. » {e}


  1. « une prostituée de Corinthe ».

  2. Nom de l’une des variétés de myrobolans, réputée fortifiante et aphrodisiaque.

  3. « mon pauvre diable émoussé ».

  4. « comme s’il avait rétréci au feu ».

  5. Les commentaires que j’ai lus de ce passage ne se sont pas attardés sur l’énormité de sa paillardise, quand on donne à hère le sens de diable (ange malin) et, de là, celui, hermétique et grossier, de pénis.


Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 7, note 6.

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(Consulté le 27/05/2024)

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