Autres écrits : Commentaires de la Faculté rédigés par le doyen Guy Patin (1650-1652) : 2c. Novembre 1650-novembre 1651, Comptes de la Faculté de médecine le 26 janvier 1652

Note [20]

Cette rente marquait sans doute la solidarité et la reconnaissance de la Faculté (v. la fin de la note [14] supra) à l’égard de Pierre i Le Conte (v. note [6], lettre du 15 juin 1652), collègue que Guy Patin disait alors « presque octogénaire et innocent », c’est-à-dire dément sénile, et donc inapte à pratiquer la médecine et à en tirer les revenus nécessaires à une opulente existence. La Faculté l’aida ainsi jusqu’à sa mort (et même un peu au delà, v. note [23] des Comptes du 6 février 1653). Cette donation ne figurait pas dans les comptes des deux années précédentes (1648-1650) rendus par Jean Piètre.

Un détail intéressant est que Patin a ici qualifié Le Conte d’« Ancien » (Senior) ce qui en fait à coup sûr le père de l’autre membre de la Compagnie qui portait les mêmes nom et prénom que lui (Pierre ii, v. note [10], lettre 430) : si tel n’avait pas été le cas, Patin l’aurait plutôt désigné par son lieu de naissance (Cambrai en Flandre, Cameracensis).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Commentaires de la Faculté rédigés par le doyen Guy Patin (1650-1652) : 2c. Novembre 1650-novembre 1651, Comptes de la Faculté de médecine le 26 janvier 1652, note 20.
Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8184&cln=20
(Consulté le 24.11.2020)

Licence Creative Commons "Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.