Annexe : Une mazarinade contre Théophraste Renaudot (1649)

Note [3]

L’auteur du Voyage est passé du vouvoiement au tutoiement de Théophraste Renaudot.

V. note [64], lettre 101, pour Le Nez pourri de Théophraste Renaudot… (1644), libelle infâme attribué à Guy Patin. Il avait en toutre une profonde aversion pour le fromage (v. note [4], lettre 261).

« Paysan » n’est pas à prendre ici au sens de « roturier qui habite dans les villages, qui cultive la terre et qui sert à tous les ménages de campagne [matériel agricole] » (Furetière) ; mais dans celui, moqueur et figuré, d’« homme grossier, rustique, incivil, malpropre » (ibid.), pour désigner les frondeurs (« révoltés ») parisiens.

La rue des Gravilliers existe toujours dans le Marais (iiie arrondissement de Paris), entre la rue du Temple et la rue Saint-Martin. Elle devait son nom aux nombreux ouvriers qui y fabriquaient la cendre gravelée (v. notule {a}, note [3], lettre 258), utilisée par les teinturiers et les blanchisseurs. Les émanations dégagées par cette activité chimique devaient en faire un lieu puant.

La suite du texte laisse entendre que le gazetier aurait quitté Paris clandestinement, enfermé dans un tonneau, pour se rendre à Compiègne (v. note [5], lettre 20) et y recevoir les instructions politiques du Grand Condé et de Mazarin ; v. note [4], lettre 175, pour le calendrier des séjours de la cour dans ce château pendant le printemps et l’été de 1649.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Une mazarinade contre Théophraste Renaudot (1649), note 3.
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(Consulté le 01.12.2022)

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