Secrétaire d’État
Officier qui expédie par le commandement de son maître des lettres, des provisions, des brevets, et qui les rend authentiques par sa signature. Le roi a quatre secrétaires d’État, ou de ses commandements, qui ont souvent la qualité de ministres, qui expédient ses dépêches, ses lettres de cachet, ses brevets, et les arrêts du Conseil d’en haut, et les provisions qu’ils signent en commandement, qui gardent et signent les minutes des traités de paix, contrats de mariage et autres affaires importantes de la Couronne. Ce mot de secrétaire est un nom honorable que plusieurs ont pris au lieu de clercs et de scribes qu’ils avaient anciennement (Furetière).

Les quatre secrétaires d’État étaient respectivement chargés de la guerre, de la Maison du roi et Paris, des affaires étrangères et des affaires de la Religion prétendue réformée. Au moment de leur création, sous Henri ii en 1547, ils portaient le titre de conseillers du roi et secrétaires de ses commandements et finances, et ne prirent celui de secrétaires d’État qu’à partir de 1559. Ils n’avaient pas automatiquement rang de ministres, c’est-à-dire qu’ils n’étaient pas toujours membres du Conseil d’en haut, à l’exception du secrétaire d’État aux affaires étrangères, qui y avait toujours entrée, et qui en était le principal rapporteur. (DGS)