Carabin, braguette
« Chevau-léger armé d’une petite arme à feu qui tire avec un rouet [ressort à clef]. Ces cavaliers qui faisaient autrefois des compagnies séparées, et quelquefois des régiments, servaient à la garde des officiers généraux, à se saisir des passages, à charger les premières troupes que l’ennemi faisait avancer et à les harceler dans leurs postes ; souvent aussi ils ne faisaient que lâcher leur coup et ils se retiraient. Il n’y en a plus guère que parmi les gardes du corps. On appelle figurément un carabin celui qui entre en quelque compagnie sans s’y arrêter longtemps, qui ne fait que tirer son coup et s’en va » (Furetière). « Celui qui hasarde volontiers un coup sans jamais s’engager réellement » (Littré DLF). Guy Patin qualifiait méchamment les jésuites de carabins sortis de la braguette du P. Ignace (Ignace de Loyola fondateur de la Compagnie de Jésus à Paris en 1534). La braguette (ou brayette) est « la fente d’un haut-de-chausse où les braies (linges qui couvrent les parties honteuses, comme caleçons, bas de chemises) sont contenues. Il y a peu de temps qu’on disait braguette ; et c’était une partie de l’habillement qui représentait un lieu propre à mettre les parties génitales. On les voit encore peintes dans les tableaux du siècle passé [xvie s.] » (Furetière).