L. 502.  >
À Charles Spon,
le 12 novembre 1657

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Monsieur, [a][1]

Le présent porteur est M. Monin, [2] du Dauphiné, [1] homme sage et discret, qui a ici étudié en médecine depuis quelques années et qui est fort honnête homme. Je suis bien aise qu’il ait l’honneur de vous connaître car en vérité, aussi mérite-t-il d’être connu de tous les honnêtes gens. Je vous prie de le voir de bon œil et de lui témoigner de l’affection puisqu’il le mérite.

Au reste, je vous supplie de me conserver en vos bonnes grâces, et de mademoiselle votre femme [3] que j’honorerai toute ma vie pour sa vertu et sa bonne humeur. Je la supplie d’avoir toujours un peu d’affection pour moi et de m’aimer la dixième partie d’autant que je l’honore pour son singulier mérite.

Je vous baise très humblement les mains et vous prie de croire que je suis et serai toute ma vie, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Patin.

De Paris, ce 12e de novembre 1657.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 12 novembre 1657

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(Consulté le 11.04.2021)