L. 537.  >
À Charles Spon,
le 20 septembre 1658

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Monsieur, [a][1]

Il y a longtemps que je n’ai point eu de vos nouvelles et en attends tous les jours, même avec impatience, car pour un ami comme vous, il faut s’en mettre en peine quand il n’en vient point de lettres. Je vous ai envoyé trois grandes lettres, et en ai céans une quatrième tantôt prête, sans que j’aie reçu aucune des vôtres ; et même, je crois que pourrez bien recevoir ma quatrième avant que celle-ci vous soit rendue par M. Riquier, [2] mon voisin, procureur en Parlement, lequel m’a promis de vous rendre visite étant à Lyon et d’y apprendre des nouvelles de votre santé. Vous m’obligerez de l’assurer que vous vous portez bien, comme il pourra vous donner quelques nouvelles et assurances de ma disposition, laquelle est tout à votre service. Je ne vous dis point ici de nouvelles, ma première qui vous sera rendue par la voie de la poste vous les dira toutes. Quand est-ce que l’on commencera l’édition du Cardan[3] combien aura-t-il de volumes ? Quand sera achevée l’Histoire de Savoie de M. de Guichenon [4] chez M. Barbier ? [1][5] On imprime ici quelque chose en l’honneur et pour la mémoire de feu notre bon ami M. Naudé, [6] je crois qu’il ne sera point malaisé de vous en envoyer une copie. Je vous baise les mains, et à votre très chère et très bonne femme, et suis de toute mon affection, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Patin.

De Paris, ce 20e de septembre 1658.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 20 septembre 1658

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(Consulté le 06.06.2020)