L. 890.  >
À André Falconet,
le 22 novembre 1666

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Monsieur, [a][1]

Je vous avais mandé par ci-devant la mort de M. le maréchal d’Estrées, [2] qui est fausse car il vit encore ; mais il est si vieux que l’on croit qu’il n’ira plus guère loin. [1] Nous avons tout proche quatre mois de mauvais temps aussi dangereux aux vieillards qu’aux convalescents. Il y a ici un Italien qui dit avoir été mandé exprès pour un certain secret, qui est d’une terre composée qui échauffe incontinent une chambre, sans odeur et sans fumée. [3] Plusieurs ont été nommés pour en voir l’épreuve, dont il y a eu deux médecins, savoir M. Matthieu [4] et moi. MM. Blondel, Guénault, [5] Brayer [6] et Morisset [7] s’y sont aussi trouvés. Nous avons signé que ces boules de terre faisaient un feu beau et clair sans fumée et sans aucune mauvaise odeur. Il nous dit qu’il en donnera un cent pour 10 sols, chaque boule est plus grosse qu’une balle de tripot. [2][8][9] On a ordonné qu’on en chaufferait le four et que l’on nous donnera à chacun un des petits pains qui s’y cuira pour en tâter. J’y ai salué M. le premier président [10] et rien davantage, car il y avait plus de 300 personnes. Je suis, etc.

De Paris, ce 22e de novembre 1666.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 22 novembre 1666

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(Consulté le 08.08.2020)