L. latine 74.  >
À Vopiscus Fortunatus Plempius,
le 9 février 1657

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[Ms BIU Santé 2007, fo 52 ro | LAT | IMG]

Au très distingué M. Vopiscus Fortunatus Plempius, professeur royal de médecine à Louvain.

Très distingué Monsieur, [a][1]

J’ai enfin reçu votre dernière, écrite voilà 50 jours ; peu importe où elle aura été si longtemps arrêtée, car nous savons bien que tous les messagers ne sont pas des Ladas, [1][2] et nous éprouvons bien souvent leur paresseuse négligence. Je vous joins la liste des notes que j’avais jadis écrites sur la patrie de votre Avicenne ; je pense qu’à Louvain vous vous procurerez aisément tous les livres qui s’y trouvent. [2][3] Dieu fasse que votre traduction soit bientôt publiée car un médecin qui vit en Normandie, en la fleur de l’âge et dont le nom ne me vient pas à l’esprit, a aussi entrepris et achevé une nouvelle traduction de votre Arabe ; il est tout occupé maintenant à chercher un imprimeur qui en expédierait la publication à compte d’auteur ; [3][4] mais voilà bien le genre d’hommes qu’on ne trouve pas aisément en France, pas même à Lyon ou à Paris ; les raisons en sont la cherté des denrées, le prix accru du papier d’imprimerie, par la tyrannie des partisans, et enfin la guerre, ennemie des marchands, comme de toute la Nature. Nous souhaitons tous, autant que nous sommes de gens honnêtes et studieux, qu’elle cesse rapidement ; Dieu seul sait quand la paix viendra enfin.

[Ms BIU Santé 2007, fo 52 vo | LAT | IMG]

Nous avons ici les Selecta medica de M. Vander Linden, notre très brillant ami ; je ne doute pas que vous les ayez vus. Le livre est d’excellente impression et des meilleurs caractères. De fait, l’auteur ne s’amuse pas à des bagatelles et ne divague pas, comme font d’autres ; je le tiens même pour très cher car il vous y cite avec louange, tout comme moi, qui n’ai en rien mérité jusqu’ici un tel éloge. [4][5]

Je prolongerais volontiers ma lettre mais je n’en ai guère plus à vous dire pour le moment ; c’est pourquoi je m’arrête ici. Portez-vous bien, très distingué Monsieur, et aimez-moi, moi qui vous aime plus que tout.

Votre Guy Patin de tout cœur.

De Paris, ce vendredi 9e de février 1657.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Vopiscus Fortunatus Plempius, le 9 février 1657

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(Consulté le 16.10.2019)