À Johann Georg Volckamer, le 12 mars 1655
Transcription

ms BIU Santé 2007, fo 32 vo.

Monsieur,

J’ay enfin eu les fueilles auj. à trois heures apres midi, et
n’ay pû les avoir plustost, quelque diligence que j’y aye pû apporter.
Cette Dame est fine et adroite, et croy qu’elle ne manque pas de dessein.
Elle m’a dit qu’outre les six pistoles qu’elle avoit receu, il lui falloit
encore 27 lt. que je lui ay données : (nous avions compté 31 lt. je vous
rendray compte de vostre argent) et luy ay aussi donné 30. sols pour ses
Compagnons, et dix sols pour les crocheteurs. Aussitost j’ay envoyé
querir le Relieur, à qui j’en ay donnée deux cens, pour lesquels il est allé
travailler : il taschera de m’en rendre demain apres midi six vingt, sur
lesquels nous travaillons ceans à les corriger : ce qui se fera plus aisément,
d’autant qu’ils seront secs : en voila un que je vous envoye où j’ay corrigé
les fautes que vous m’aviez marquées. Dès que les 120. seront corrigez,
je vous les envoieray, afin que vous en donniez 109. au Bedeau, pour les
faire vistement distribuer : il espere me rendre les autres samedi, jus-
ques au nombre de 200 : et puis apres je lui en donneray deux cens au-
tres à relier, que nous corrigerons pareillement, et vous les envoyerai
afin d’en donner par ville à tous vos amis. Elle dit qu’elle vous ira voir
Lundi prochain, pour recevoir de vous quelque recompense que vous
lui avez promise : sur quoi vous adviserez.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Georg Volckamer, le 12 mars 1655. Note t

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(Consulté le 30.09.2020)

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