À Nicolas Belin, le 26 décembre 1646
Note [1]

Robert Lyonnet : Brevis dissertatio de morbis hereditariis, auctore Roberto Lyonnet, Aniciensi, doctore medico et almæ Facultatis medicæ Valentinæ Decano, consiliario et medico Regio, qua probatur affectus morbosos quibuscum Ludovicus xiii Rex Galliæ et Navarræ christianissimus conflictatus est fuisse adventitios, non profectitios, non hereditarios [Brève dissertation sur les maladies héréditaires, par Robert Lyonnet, natif du Puy, docteur en médecine et doyen de la féconde Faculté de médecine de Valence, conseiller médecin du roi, où il est prouvé que les maladies dont Louis xiii, roi de France et de Navarre, a été affligé ont été fortuites, et non pas ataviques ni héréditaires] (Paris, Gaspard Meturas, 1647, in‑4o). Cet ouvrage, écrit sous l’inspiration de Charles i Bouvard, dont il fait l’apologie, et dont l’approbatur porte les signatures de Michel i de La Vigne, René Moreau, François Guénault et Guy Patin, contient un journal de la santé et de la dernière maladie de Louis xiii. Souhaitant rassurer Anne d’Autriche sur l’avenir du dauphin, Lyonnet y conteste l’hérédité des maladies. Il a entretenu des relations amicales avec Guy Patin et Charles Spon qui ont plusieurs fois parlé de lui dans leur correspondance.

Le ms BIU Santé 2190 conserve les copies de 33 lettres de Robert Lyonnet à Charles Spon. Envoyées du Puy, elles sont datées du 14 octobre 1646 au 3 avril 1659. Avant la parution de son traité, il en écrivait à Spon (24 octobre 1646, fo 326) :

« Je suis marri d’avoir appris que vous n’aviez reçu une des miennes qui était pour réponse à celle qu’il vous plut m’envoyer avec la thèse docte {a} et portrait de M. Patin. Par icelle je faisais mention d’un traité des maladies héréditaires que le sort a retenu d’être livré au public lorsqu’il était sur le point d’être achevé d’imprimer, dont ne restent que trois cahiers. »

Et après la parution (1er avril 1647, fos 346-349) :

« Je n’ai encore vu mon traité et crois qu’il s’est perdu par la voie du coche par laquelle il devait être remis à un marchand de votre bonne ville. Il a été vu par personnes de lettres dans Paris, avec approbation de la Faculté ; mais M. Vautier s’est persuadé, ou quelqu’un lui a fait entendre qu’il était offensé en certains passages. C’est ce qui a suscité un certain […], {b} lequel sous nom emprunté a tracé contre moi une invective, {c} mais principalement une effrontée imposture et plus que diabolique calomnie contre la réputation de M. Bouvard ; en quoi il a montré sa passion et découvert son ignorante malice. Si j’avais vu mes écrits depuis l’impression, il aurait déjà reçu ma réponse, bien que sa folie n’est <sic> digne de m’émouvoir. On ne peut pas toujours s’employer à chose sérieuse. Les ignorants et impertinents qui s’emploient à écrire sans jugement détournent les hommes de lettres de meilleure étude ; comme vous avez été distrait par ce beau Cantharus, {d} duquel par votre censure j’estime la valeur. Vous plaira m’en envoyer un exemplaire et me faire toujours la faveur de m’aimer, et croire que j’honore toujours votre mérite et m’estimerai glorieux d’être avoué, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur. »


  1. VUne thèse de Guy Patin, « L’homme n’est que maladie » (1643).

  2. Mots manquants par étourderie du copiste.

  3. V. note [1], lettre 142.

  4. V. note [56], lettre 348.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Nicolas Belin, le 26 décembre 1646. Note 1

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(Consulté le 20.01.2021)

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