À Charles Spon, le 18 janvier 1658
Note [1]

La révolte de Naples (v. note [22], lettre 509) n’était pas une invention de Mazarin.

La Gazette, Ordinaire no 3 du 5 janvier 1658 (page 17) :

« De Naples, le 20 novembre 1657. Ces jours passés, Giulio Pezzola qui avait été envoyé contre Paolo Fioretti, chef des bandits, s’étant hasardé de le combattre, et dans le choc, longtemps opiniâtré, 160 des siens <furent> tués et quelques-uns faits prisonniers, dont peu s’en fallut qu’il n’accrût le nombre, sans que les bandits aient perdu en cette rencontre que deux des leurs. On ajoute que ledit Fioretti, en suite d’un tel avantage, s’est emparé de la tour de la Nonciate à 12 milles de cette ville après avoir taillé en pièces 150 Espagnols qui la gardaient, et que 300 chevaux avec 700 fantassins se sont retranchés en un endroit près de là où beaucoup d’autres les doivent joindre, mais on n’a pas la confirmation de cette dernière nouvelle. Cependant, notre vice-roi, appréhendant qu’ils aient de plus grands desseins, a envoyé à Pozzuolo une galère chargée de toutes sortes de munitions pour la conservation de cette place des plus importantes, et fait travailler aux fortifications de Baya ; tandis que, par son ordre, on visite la plupart des autres pour les mettre en bon état. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 18 janvier 1658. Note 1

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(Consulté le 16.07.2020)

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