À Gilles Ménage, le 20 juillet 1651
Note [1]

Page 86, 10e ligne (au mot Ban) : « En effet, il se prend souvent en cette signification d’amende dans les lois des Lombards, comme l’a observé Pierre Pithou, liv. ii de ses Adversaires, chap. 20. »

Adversaria (nom neutre pluriel) est un faux ami latin car il n’est pas à prendre au sens d’adversaire, antagoniste ou contradicteur (adversarius, adjectif et substantif) ; mais de cahier qu’une personne a toujours devant les yeux (sous la main) et qu’on peut appeler brouillon, notes, registre ou main courante. Telle est l’acception qu’il convient en effet de donner au mot adversariorum dans les Petri Pithœi I.C. Adversariorum subsecivorum libri ii. Auctorum Veterum loci qui in iis libris aut explicantur aut emendantur, proxime indice notati sunt [Deux livres de notes occasionnelles de Pierre i Pithou, jurisconsulte (v. note [4], lettre 45). Citations des anciens auteurs que ces deux livres expliquent ou amendent, et dont les noms sont consignés dans l’index qui suit] (Paris, Jean Borellus, 1565, in‑4o).

Ménage n’a pas tenu compte de la faute que lui signalait Guy Patin : on la retrouve intacte dans son Dictionnaire de 1694.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Gilles Ménage, le 20 juillet 1651. Note 1

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(Consulté le 21.10.2019)

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