À Christiaen Utenbogard, le 6 janvier 1663
Note [1]

L’aconit est une plante fort vénéneuse de la famille des renonculacées. « Les Anciens n’ont pas laissé de la faire servir de médecine contre la piqûre du scorpion, lequel s’amortit [s’engourdit] dès lors qu’il touche seulement l’aconit ; et qui au contraire, en touchant l’ellébore reprend sa première vigueur. L’aconit ne fait pas mourir quand il trouve quelque autre poison dans le corps, parce qu’alors il<s> se combat<tent>. La marque de ce poison est de faire venir les larmes aux yeux, de causer une grande pesanteur d’estomac et de faire péter souvent. Théophraste dit qu’on le prépare en sorte qu’il fait mourir seulement au bout d’un an ou de deux. Les flèches trempées dans son jus font des plaies mortelles » (Furetière).

La sensitive (Mimosa pudica, mimosa pudique) est originaire d’Amérique tropicale et doit son nom au fait qu’elle replie ses feuilles la nuit et quand on la touche.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Christiaen Utenbogard, le 6 janvier 1663. Note 1

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(Consulté le 28.01.2021)

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