À Charles Spon, le 24 mai 1650
Note [11]

Journal de la Fronde (volume i, fo 219 vo, mai 1650) :

« Le 16, la Grand’Chambre, l’Édit, et la Tournelle vérifièrent la déclaration du roi par laquelle Mme de Longueville, les ducs de Bouillon et de La Rochefoucauld, et le maréchal de Turenne, avec tous leurs fauteurs et adhérents, sont déclarés criminels de lèse-majesté, tous leurs biens confisqués, et enjoint à toutes personnes de leur courir sus. Il y eut une requête présentée en même temps au nom du duc de Bouillon, par laquelle il demandait à se justifier, après avoir exposé qu’il avait été contraint par la violence de ses ennemis de quitter la cour et se retirer en la vicomté de Turenne où il n’avait rien entrepris contre le service du roi, ayant au contraire fait des protestations de sa fidélité dans les villes où il avait passé. Sur cela, il fut ordonné seulement que la requête serait apportée au roi pour la voir. Messieurs des Enquêtes ont témoigné être très mal satisfaits de ce que ces trois chambres avaient délibéré là-dessus sans eux, et s’assemblèrent hier à la chambre Saint-Louis sans néanmoins y rien résoudre. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 24 mai 1650. Note 11

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(Consulté le 16.05.2021)

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