À Hugues de Salins, le 30 avril 1655
Note [12]

« sur les affections particulières qui sont dans Antonio Donato da Altomari ».

Médecin napolitain, Antonio Donato da Altomari (1520-1566) dut se réfugier à Rome en raison de calomnies ; il ne lui fallut rien moins que la protection du pape Paul iv pour oser reparaître à Naples où on le réintégra dans les places qu’il occupait autrefois. Son ouvrage le plus réputé est De medendis humani corporis malis, Ars medica [L’Art médical de remédier aux maladies du corps humain] qui a été publié pour la première fois à Naples, in‑4o, en 1553 (J. in Panckoucke).

Pietro Salio Diverso, médecin italien de la seconde moitié du xvie s., qui étudia à Naples sous Altomari et revint ensuite exercer à Faenza, sa ville natale, a commenté l’ouvrage de son maître dans son De Febre pestilenti tractatus et curationes quorundam particularium morborum, quorum tractatio ab ordinariis practicis non habetur, atque annotationes in Artem medicam de medendis humani corporis malis, a Donato Antonio ab Altomari, Neapolitano conditam, cum indice copioso [Traité sur la Fièvre pestilentielle et les traitements de certaines maladies particulières dont les pratiques ordinaires ne s’occupent pas, ainsi que des annotations sur l’Art médical de soigner les maladies du corps humain, établi par Antonio Donato da Altomari, de Naples, avec un riche index] (Bologne, Rossius, 1584, in‑4o ; Francfort, héritiers d’Andreas Wechel, 1586, in‑8o).

Diverso a aussi laissé des Commentaria in Hippocratis libros quatuor de Morbis luculentissima… Quibus non solum difficillima artis medicae capita explicantur, sed Hippocratis quoque obscuriora loca quam plurima ita enarrantur, ut, his delibatis, ad reliqua etiam eiusdem scripta facilis lectori pateat aditus… [Commentaires très lumineux des quatre livres d’Hippocrate des Maladies… où non seulement sont expliqués les chapitres les plus difficiles de l’art médical, mais aussi sont ainsi interprétés un grand nombre des passages les plus obscurs d’Hippocrate, de manière que, les ayant mis à part, un accès facile s’ouvre au lecteur sur le reste de ses écrits] (Francfort, 1602, in‑fo) (O. in Panckoucke).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 30 avril 1655. Note 12

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(Consulté le 20.09.2019)

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