À Charles Spon, le 8 décembre 1671, note 12.
Note [12]

« Vivant, on sert de pâture à l’Envie ; elle ne vous quitte qu’à votre mort » : Ovide Amours, livre i, xv, vers 39.

V. note [3], lettre 726, pour la réédition de la Pharmacopée de Brice Bauderon par François Verny (Lyon, 1672), qui était alors en préparation. À la fin du second livre, la Réponse de François Verny… à l’Apologie de M. Jean Zwelfer… occupe les pages 341 à 401. Elle est suivie de la Réfutation de la nobilissime confection d’alkermès de M. J. Zwelfer (page 402), {a} qui se termine sur ces mots encore furibonds (page 415) :

« Cher ami Zwelfer, pour la fin, je vous dirai avoir du déplaisir de ce que je me suis écarté contre vous, en des termes qui ne sont pas dans la bienséance parmi les gens d’honneur de notre profession. Ce n’est pas que par un juste ressentiment humain, je ne vous en eusse pu dire beaucoup au delà ; mais comme les injures et les invectives ne peuvent rien de notre démêlé, j’ai fait gloire de n’en dire pas davantage ; et encore, ç’a été en forçant mon inclination parce que vous avez excédé en cette matière, de manière que, joignant à mon naturel un mouvement de charité, il ne tiendra qu’à vous que tout le passé ne soit oublié. Sinon, en attendant votre réponse, je vous souhaite toute sorte de prospérité à Dieu. »


  1. V. notule {a}, note [48] de la Leçon sur le Laudanum et l’opium, pour la critique de Zwelfer sur la confection d’alkermès de Montpellier dans sa Pharmacopœa de 1657.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 décembre 1671, note 12.

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(Consulté le 04/10/2023)

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