À Charles Spon, le 8 décembre 1671
Note [12]

« Vivant, on sert de pâture à l’Envie ; elle ne vous quitte qu’à votre mort » (Ovide Amours, livre i, xv, vers 39).

Une nouvelle édition de la Pharmacopée de Brice Bauderon, par François Verny, apothicaire de Lyon (v. note [3], lettre 726), était en préparation : La Pharmacopée de Bauderon, revue et exactement corrigée, en plus de treize cents endroits, des fautes qui s’étaient glissées dans les précédentes éditions. Et de nouveau augmentée de plusieurs remarques fort utiles, tant sur la thériaque, où il est amplement traité de ses substituts que sur d’autres compositions curieuses et nécessaires aux médecins, apothicaires, chirurgiens et autres. Avec la réponse à l’Apologie de M. Jean Zwelfer, médecin de Sa Majesté impériale ; et un examen des ingrédients de la confection d’alkermès qu’il a inventée et décrite dans sa Pharmacopée royale. Par François Verny, Maître Apothicaire juré en la Faculté de Médecine de Montpellier. Dernière édition (Lyon, Jean Girin et Barthélemy Rivière, 1672, 2 livres en un volume in‑4o ; édition strictement semblable à celle de 1663).

À la fin du second livre, la Réponse de François Verny… à l’Apologie de M. Jean Zwelfer… occupe les pages 341 à 401. Elle est suivie de la Réfutation de la nobilissime confection d’alkermès de M. J. Zwelfer (page 402), qui se termine sur ces mots encore furibonds (page 415) :

« Cher ami Zwelfer, pour la fin, je vous dirai avoir du déplaisir de ce que je me suis écarté contre vous, en des termes qui ne sont pas dans la bienséance parmi les gens d’honneur de notre profession. Ce n’est pas que par un juste ressentiment humain, je ne vous en eusse pu dire beaucoup au delà ; mais comme les injures et les invectives ne peuvent rien de notre démêlé, j’ai fait gloire de n’en dire pas davantage ; et encore, ç’a été en forçant mon inclination parce que vous avez excédé en cette matière, de manière que, joignant à mon naturel un mouvement de charité, il ne tiendra qu’à vous que tout le passé ne soit oublié. Sinon, en attendant votre réponse, je vous souhaite toute sorte de prospérité à Dieu. »

V. note [2], lettre 312, pour les attaques de Johann Zwelfer (mort à Vienne en 1668) contre Brice Bauderon.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 décembre 1671. Note 12

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(Consulté le 11.05.2021)

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