À Charles Spon, le 16 août 1654
Note [13]

« ce que je tiens pour impossible ».

Tithymale (Furetière) : « plante qui jette un suc blanc comme du lait et fort caustique, dont il y a plusieurs sortes. Dioscoride en met sept espèces […]. Tous les tithymales ont les mêmes propriétés, quoique différents en feuilles, en fleurs et en graine. Les apothicaires appellent tous les tithymales esula. L’espèce nommée cyparissias est la petite ésule, dont ils se servent pour toutes les autres ; et ce qu’ils appellent esula maior est une herbe que Dioscoride appelle pityusa, dont la graine ressemble à la lentille, de la racine de laquelle on fait le turbit. L’espurge [v. note [5], lettre 473] est aussi une espèce de tithymale, suivant quelques-uns. Le tithymale est une médecine de paysans qui dessèche tellement le corps qu’il amortit la puissance générative. On l’appelle autrement herbe à lait, en latin lactaria herba, lactuca caprina ou marina, ou esula et tithymalus ». Littré DLF fait de tithymale l’ancien nom de l’euphorbe cyprès.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 août 1654. Note 13

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(Consulté le 06.03.2021)

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