À Charles Spon, le 20 mars 1649
Note [147]

Pierre Viole (1601-7 septembre 1667), seigneur de Guermantes, avait été reçu conseiller au Parlement de Paris en 1625, puis président (1642) en la quatrième des Enquêtes. Il était l’un des chefs des frondeurs, « offensé de n’avoir pas obtenu la charge de chancelier de la reine dont on l’avait flatté » (Popoff, no 2487). Il avait épousé en 1633 Marie Vallée, sœur de Jacques, sieur Des Barreaux (v. note [13], lettre 868), le poète libertin (Adam).

Retz (Mémoires, page 345) :

« Le président Viole était ami intimissime de Chavigny, qui était enragé contre le cardinal {a} parce qu’ayant été la principale cause de sa fortune auprès du cardinal de Richelieu, il en avait été cruellement joué dans les premiers jours de la régence, et comme ce président {b} fut un des premiers qui témoigna de la chaleur dans son Corps, l’on soupçonna qu’elle ne lui fût inspirée par Chavigny. […] Le président Viole avait toute sa vie été un homme de plaisir et de nulle application à son métier. »


  1. Mazarin.

  2. Viole.

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 20 mars 1649. Note 147

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0166&cln=147

(Consulté le 08.07.2020)

Licence Creative Commons