À Claude II Belin, le 27 octobre 1634
Note [15]

La France avait consolidé ses alliances avec la Suède et les princes allemands contre l’empereur, et commençait à s’engager directement dans la guerre de Trente Ans. Le 2 septembre, devant Nordlingen, les Impériaux avaient imposé une dure défaite aux coalisés protestants.

Urbain de Maillé, marquis de Brézé (Brézé, Maine-et-Loire, 1597-Milly-le-Meugon, même département, 13 février 1650), maréchal de France, était fils de Charles de Maillé, marquis de Brézé, et de Jacqueline de Théval. Gouverneur de Saumur, il avait pris part au siège de La Rochelle, fait les campagnes de Piémont en 1629 et en 1630, recevant alors le grade de maréchal de camp. Envoyé en 1632 comme ambassadeur auprès du roi de Suède, Gustave-Adolphe, le marquis de Maillé était devenu la même année maréchal de France. Nommé commandant de l’armée d’Allemagne en 1634, il prit Heidelberg et Spire, passa l’année suivante dans les Pays-Bas, remporta sur les Espagnols la victoire d’Avein, mais ne sut point en profiter. Ambassadeur en Hollande en 1636, il devint en même temps gouverneur d’Anjou, se signala ensuite en diverses rencontres dans le Roussillon et en Picardie, et obtint en 1642 la vice-royauté de Catalogne.

Le maréchal de Brézé était beau-frère du cardinal de Richelieu, ayant épousé en 1617 Nicole du Plessis, sœur du cardinal, qui devint folle et mourut en 1635. Deux enfants naquirent de leur union : Jean-Armand, duc de Fronsac et de Gaumont, marquis de Brézé, dit Maillé-Brézé, amiral de France, et Claire-Clémence de Maillé, duchesse de Fronsac et de Gaumont, qui épousa en 1641 le duc d’Enghien, le futur Grand Condé (G.D.U. xixe s.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 27 octobre 1634. Note 15

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(Consulté le 18.09.2019)

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