À Charles Spon, le 8 septembre 1654
Note [15]

Jean Vacherot, le médecin de Retz, échappa à ce funeste destin, mais eut droit à la vibrante admiration de Reveillé-Parise :

« Il y a plusieurs exemples dans l’histoire d’un pareil dévouement de la part des médecins. Aujourd’hui même, au moment où j’écris cette note (15 mars 1846), le docteur Conneau est détenu à Péronne, poursuivi par le procureur du roi pour avoir favorisé l’évasion du prince Louis Bonaparte, prisonnier au château de Ham depuis plusieurs années. » {a}


  1. En lecteur assidu des lettres de Guy Patin, Reveillé-Parise aurait aussi dû prendre le dévouement Jean Pecquet en exemple : médecin de Nicolas Fouquet, il l’accompagna dans sa prison en 1661 et y demeura aussi longtemps qu’on le lui permit (v. note [3], lettre 713).

Les docteurs de la Faculté s’assemblèrent en plein Collège [universo Collegio] le mercredi 9 septembre pour déplorer le sort réservé à leur collègue Jean Vacherot. On décida d’envoyer une délégation de neuf docteurs, dont Denis Guérin et François Guénault, pour solliciter la clémence du roi en sa faveur (Comment. F.M.P., tome xiv, fos 81‑82).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 septembre 1654. Note 15

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(Consulté le 25.10.2020)

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