À Charles Spon, le 8 janvier 1649
Note [18]

« ce fichu premier médecin (chef des médecins de la cour) » ; les mots entre crochets sont ajoutés pour permettre la compréhension de la phrase. Jean ii Riolan a commenté l’expression comes archiatron dans ses Curieuses recherches sur les écoles en médecine de Paris et de Montpellier… (v. note [13], lettre 177 ; page 201) :

« Je confesse que c’était anciennement une belle dignité en la médecine d’être premier médecin des empereurs, il y a douze cents ans. Il était le chef de la science, toutes les controverses se rapportaient à lui pour en être le juge. Il avait la qualité de comte, comes archiatrorum. Il jouissait des droits honorifiques tels qu’ils sont décrits dans Cassiodore, mais il fallait que ce premier médecin fût savant, vertueux et judicieux puisqu’il y parvenait par l’âge et le temps de sa réception. Entre dix archiatres qu’ils étaient, savants et diligemment examinés avant qu’être reçus, le plus ancien portait la qualité de comte des archiatres. Cela se pratique en Espagne, où les médecins du roi sont tous savants, ayant été professeurs en médecine dans les fameuses universités, et selon le temps de leur réception, le plus ancien porte le titre de proto-medico ; lesquels premiers médecins, tous depuis cent ans, ont écrit très doctement en médecine, comme Valesius, Mercatus, Sanctacrux, La Sterna. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 janvier 1649. Note 18

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(Consulté le 19.10.2019)

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