À Charles Spon, le 19 octobre 1655
Note [2]

« sur la botanique ? »

Clavis Clavennæ, aperiens Naturæ thesaurum, eiusque gemmas depromens : vires scilicet plantarum in generali earundem Historia ex Dalecampio potissimum sumpta a Gulielmo Rovillio Lugduni semel edita, sparsim descriptas. Nunc collectas, et omnibus, ac singulis morbis ordine alphabetico attributas. Adeo fideliter, et accurate, ut eis tuto, etiam sine ipsa Historia, quilibet uti possit. Elaborata, per Iacobum Antonium Clavennam, Bellunensem philosophiæ, et S. theologiæ doctorem, prothonotarium apostolicum, atque Cathedralis Ecclesiæ Taruisinæ canonicum, ac decanum. Cum indicibus 1. Plantarum, et ex illis quamplurimarum multiplici nomine. 2. Plantarum cum morbis. 3. Morborum, et ex his multorum adhuc sub Græco vocabulo cum definitionibus, ex Io. Gorræo Parisiensi. 4. Morborum cum plantis… [La Clé de Clavenna, qui ouvre le trésor de la Nature et qui rend ses joyaux publics : les pouvoirs des plantes ont bien sûr été décrits ici et là dans leur Histoire générale, publiée une seule fois par Guillaume Rouillé (ou Roville, v. note [5], lettre de Charles Spon, datée du 5 mars 1658) de Lyon, qui l’a principalement prise de Jacques Daléchamps (v. note [2], lettre 75) ; les voici maintenant réunies dans l’ordre alphabétique et assignées à chacune de toutes les maladies, avec une fidélité et une précision telles que n’importe qui pourra y recourir en sûreté, même sans disposer de ladite Histoire. Établie par Jacopo Antonio Clavenna, natif de Belluno (Vénétie) docteur en philosophie et théologie sacrée, protonotaire apostolique (v. note [19] du Patiniana I‑3), et chanoine et doyen de la cathédrale de Trévise. Avec index 1. des Plantes et des noms multiples qu’on donne à un grand nombre d’entre elles, 2. des Plantes avec les maladies qui leur correspondent, 3. des Maladies avec les définitions de beaucoup d’entre elles, jusqu’à leur nom grec, tirées de Jean des Gorris de Paris, 4. des Maladies avec les plantes qui leur correspondent…] (Trévise, Hieronymus Righettinus, 1648, in‑fo de 1 062 pages). Ce dictionnaire est une compilation assez indigeste des citations que Daléchamps avait tirées des auteurs anciens (Pline, Dioscoride, Mésué, etc.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 19 octobre 1655. Note 2

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(Consulté le 17.05.2021)

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