De Thomas Bartholin, le 20 avril 1661
Note [2]

« pour un mauvais nœud, il faut bien sûr chercher un mauvais coin » ; malo nodo malus quærendus cuneus est un adage antique qu’a commenté Érasme (no 105) :

Eo licebit uti, quoties malum simili malitia retundimus. Sumptum a sectoribus roborum, qui siquando durior in ligno nodus inciderit, nolunt in eo periclitari securim, verum cuneum quempiam durum magis quam bonum inserunt. Congruit huic illud Sophoclus apud Plutarchum εν τω Περι της ευθυμιας : Πικραν Χολη κλυσουσι φαρμακω πικρω, id est Remedio amaro bilem amaram diluunt.

[À utiliser chaque fois que nous répliquons à un mal par un mal égal, il provient des coupeurs de chêne qui, lorsqu’un nœud plus dur les arrête dans le bois, ne veulent pas risquer leur hache sur lui ; mais ils y plantent alors un coin plus dur que bon. Sophocle dit la même chose, selon Plutarque, dans la Tranquillité de l’âme : « Amère potion guérira bile amère »].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – De Thomas Bartholin, le 20 avril 1661. Note 2

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(Consulté le 29.03.2020)

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