À Charles Spon, le 7 février 1648
Note [20]

« selon la volonté de l’auteur. »

Cette deuxième édition du Sennertus parut en 1650 : Danielis Sennerti Vratislaviensis, Doctoris et Professoris Medicinæ in Academia Wittebergensi, Operum tomus primus [secundus, tertius]… Editio novissima ceteris omnibus auctior et correctior. Quantum vero reliquis locupletior sit, patet ex Monito Bibliopolarum post dedicatoriam Epistolam [Tome premier (second et troisième) des œuvres de Daniel Sennert de Breslau (v. note [6], lettre de Charles Spon, datée du 24 avril 1657), docteur et professeur de médecine en l’Université de Wittemberg… Nouvelle édition plus complète et plus exacte que toutes les autres. L’avertissement des libraires qui se trouve après l’épître dédicatoire montre combien elle est plus riche que les précédentes] (Lyon, Jean-Antoine ii Huguetan et Marc-Antoine Ravaud, 3 volumes in‑fo ; Medic@). Le privilège du roi (« Louis par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre »), daté du 21 novembre 1647, signé Le Menu, évoque les vicissitudes que connurent les éditeurs :

« Notre cher et bien-aimé Pierre Ravaud, marchand libraire de notre ville de Lyon, nous a très humblement fait remontrer qu’ayant ci-devant fait recueil en divers temps de toutes les œuvres de Daniel Sennertus, très fameux et renommé médecin, dont il recouvrait les copies avec des grands soins et frais pour en faire un corps et ouvrage complet, il aurait été frustré des fruits de son labeur par l’adresse de quelques libraires de notre ville de Paris qui auraient obtenu de nous, le 17e jour de mai de l’année 1641, sous le nom de Michel Soly, privilège de l’impression desdites œuvres pour le temps et espace de dix années, sur le point que l’exposant était prêt de le demander. Mais comme lesdits libraires ont ramassé confusément et sans ordre les pièces et traités dudit Sennertus, mis en lumière avec beaucoup de fautes, et la plupart mutilés <et> imparfaits, ils les auraient imprimés de même, et n’y ayant pas mis plusieurs autres traités <et> pièces que ledit exposant a recouvertes <sic pour recouvrées> avec de grands frais et dépens, et avec l’aide de plusieurs doctes personnages ; ce qui a mû ledit exposant de recourir à nous pour nous supplier très humblement lui vouloir accorder de nos lettres la permission d’imprimer lesdites œuvres augmentées et corrigées pour les débiter seulement après que le temps porté par lesdites lettres du privilège accordé auxdits libraires de Paris sera expiré ».

Le privilège était finalement accordé à Ravaud pour dix ans ; « Et ledit Pierre Ravaud a donné le susdit privilège à son fils, Marc-Antoine, qui est en compagnie avec Jean-Antoine Huguetan ». L’achevé d’imprimer est daté du 7 février 1650. Charles Spon a orné de deux vers le portrait de Daniel Sennert qui se trouve en première page :

Vin Meditrinæ medullam nosse ? Sennertum vide
Ora sic tulit, parem qui vix habet laude ingenii
.

[Veux-tu connaître le cœur de Meditrina (déesse qui résidait aux guérisons) ? Alors regarde Sennert, tel fut le visage de celui que peu ont égalé par la gloire du génie].

Seuls quelques rares traités de l’ouvrage sont munis de leur propre épître dédicatoire. Leur répartition est la suivante :

  • tome i, Epitome scientiæ naturalis [Abrégé de la science naturelle], Hypomnemata physica [Mémoires sur la physique], Methodus discendi Medicinam [Méthode pour enseigner la médecine], Institutiones medicæ [Institutions de médecine], De Origine animarum in brutis [L’Origine des élans vitaux chez les bêtes sauvages] ;

  • tome ii, De Febribus libri iv [Quatre livres sur les Fièvres], Practicæ liber i, ii et iii [Livres i, ii et iii de la Pratique] ;

  • tome iii, Practicæ liber iv et v [Livres iv et v de la Pratique], Tractatus de Arthritide [Traité sur la Goutte], Practicæ liber vi [Livre vi de la Pratique], Tractatus de Consensus et dissensu chymicorum cum Galenicis et Aristotelicis [L’Accord et le désaccord des chimistes avec les galénistes et les péripatéticiens] ; Institutiones Medicinæ [Institutions de médecine], Exoterica [Actes publics].

V. note [38], lettre 224, pour l’épître dédicatoire à Guy Patin.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 7 février 1648. Note 20

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(Consulté le 20.10.2020)

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