Annexe : Deux lettres de Guy Patin à ses fils
Note [23]

R. et S. Pillorget (ii, page 905) se sont, entre autres, servis de cette phrase pour étayer leur propos circonspect sur Guy Patin : « il est difficile de dire si l’on peut le ranger dans la catégorie des “ libertins érudits ”. »

En dépit de ce passage, certains n’ont pourtant pas hésité à classer Patin parmi les libertins du xviie s. ; à leur décharge, il n’est pas rigoureusement établi qu’il soit bien de lui. Patin, cependant, si c’était bien lui qui écrivait, était ici fidèle à la ligne morale générale de ses lettres : son dégoût des bigots et des superstitieux ne l’a pas placé du côté des impies et des libertins. François-Tommy Perrens (Les Libertins en France au xviie s., Paris, Léon Chailley, 1896, in‑8o, page 129) a conclu son analyse sur l’athéisme de Guy Patin par ce sage jugement :

« Guy Patin confine donc au libertinage plus qu’il n’est un libertin. Voyons en lui un éclaireur, un tirailleur, qui fait trembler les vitres sans les casser jamais ou plutôt, qui ne casse que les petites, prudemment, après s’être assuré que cela ne tire à conséquence ni pour lui, ni pour l’Église établie. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Deux lettres de Guy Patin à ses fils. Note 23

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8003&cln=23

(Consulté le 14.10.2019)

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