À Charles Spon, le 10 juin 1653
Note [24]

Le P. Juan Mariana, (v. note [30], lettre 307) est l’auteur de Historiæ de rebus Hispaniæ libir xxx. Cum indice copioso, et explicatione vocum obscuriorum [Trente livres sur les faits de l’histoire de l’Espagne. Avec un riche index et l’explication des mots obscurs] (Mayence, héritiers d’Andreas Wechel, 1605, 2 volumes in‑fo ; première édition à Tolède en 1592 avec les vingt premiers livres seulement).

Bayle sur l’Histoire de Mariana :

« Elle est divisée en xxx livres suivis d’un appendix. Les xx premiers furent imprimés à Tolède in‑fo l’an 1592. Il y ajouta les dix autres quelque temps après. Il la traduisit lui-même de latin en espagnol et publia cette version à Tolède l’an 1601. Elle a été réimprimée souvent. Il s’écarta quelquefois de l’original, tout comme s’il eût composé non pas une traduction, mais un nouveau livre. L’appendix ne contient qu’un petit sommaire de quelques événements depuis l’an 1515 jusqu’au temps qu’il fut fait car l’auteur ayant fini son grand ouvrage à la mort de Ferdinand d’Aragon en 1516, trouva mieux son compte à un simple indice historique depuis ce temps-là qu’à des narrations exactes, qu’il n’eût pu faire sans s’écarter de la bonne foi qu’il avait suivie ou sans offenser des personnes encore vivantes. C’est pourquoi il prit le parti le plus sûr et le plus honnête, et celui que les gens sages ont toujours le plus approuvé : il ne voulut point écrire sur les choses qui s’étaient passées de son temps ou un peu auparavant. »

V. note [26], lettre 312, pour une précédente allusion de Guy Patin aux « deux Avicenne » ; il a éclairci son propos à la fin de sa lettre du 27 juillet 1656 à Vopiscus Fortunatus Plempius.

Dans une note de son Histoire de la médecine (tome 2, page 308), Sprengel remarque :

« Quelques littérateurs espagnols ont soutenu qu’Avicenne n’était pas l’auteur du Canon, et que ce livre avait été composé par trente philosophes et médecins […]. J’ignore sur quelle autorité est fondée cette opinion ; je ne connais au moins aucun argument contre l’authenticité du Canon. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 10 juin 1653. Note 24

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(Consulté le 18.10.2019)

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