Autres écrits : Traité de la Conservation de santé (Guy Patin, 1632) : Chapitre III
Note [24]

L’oïnomel était un autre nom du vin (oïnos en grec) miellé. V. note [11], lettre 63, pour l’hydromel (eau miellée, fermentée ou non).

Oxymel (vinaigre miellé) : « mélange de miel et de vinaigre. Il y a de deux sortes d’oxymel, le simple et le composé. L’oxymel simple est un mélange de deux parties de bon miel et d’une partie de vinaigre blanc, qu’on fait bouillir jusqu’en consistance de sirop. Il est propre pour détacher et pour inciser les flegmes [mucosités] qui sont attachés à la gorge et à la poitrine. L’oxymel composé ne diffère du simple qu’en ce que l’on ajoute au miel et au vinaigre la décoction des cinq racines apéritives majeures, et des semences d’ache, de persil et de fenouil. On s’en sert pour ouvrir les obstructions du foie et de la rate, et pour atténuer et déterger les humeurs crasses » (Trévoux).

L’apomel (ou apoméli) était une variété d’hydromel : « boisson douce faite avec des rayons de miel délayés et bouillis dans de l’eau » (ibid.).

Les Œuvres pharmaceutiques de Jean de Renou (Lyon, 1637, v. note [13] de la leçon sur le laudanum et l’opium) ont ainsi défini le sirop alexandrin, ou julep rosat (page 141) :

« On abuse aussi grandement du mot de julep {a} quand on l’approprie au sirop alexandrin (car le commun l’appelle julep rosat mal à propos), vu qu’il se cuit en la même consistance des sirops et se garde aussi longtemps qu’eux. Ledit julep rosat n’étant autre chose qu’une potion composée de deux parties d’eau rose {b} et une partie de sucre, le tout cuit en consistance de sirop ou quelque peu moins, si l’on désire l’employer sur-le-champ, {c} comme on fait des juleps communs que les médecins ordonnent communément, qui sont composés de trois parties d’eau et d’une partie de sucre ou de sirop. »


  1. V. note [7], lettre 135.

  2. V. note [29], lettre 242.

  3. « On s’en sert fort dans le flux de ventre, pour donner tout à la fois une légère astriction et une saveur agréable » (Thomas Corneille).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Traité de la Conservation de santé (Guy Patin, 1632) : Chapitre III. Note 24

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(Consulté le 24.11.2020)

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