Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 3 manuscrit
Note [24]

Nicolai Borbonii poëmatia exposita. Alienam operam et manum, qua sparsim iacentia tollerentur atque servarentus, nacta. Quibus accesserunt aliquot Præfationes, et Divi Cyrilli Archiepsicopi Alexandrini liber primus contra Iulianum Græce nunc primum editus e codice ms. eodem interprete.

[Poèmes délaissés de Nicolas de Bourbon. Les soins et la main d’un autre que lui {a} ont trouvé ceux qui étaient éparpillés çà et là, et les a sauvegardés. On y a ajouté quelques préfaces et le premier livre de saint Cyrille, archevêque d’Alexandrie, contre Julien, {b} pour la première fois édité en grec à partir d’un manuscrit et traduit en latin par le même auteur]. {c}


  1. Gabriel Juliot, ami de Bourbon.

  2. Cyrille, archevêque d’Alexandrie (au ve s.), est saint, docteur et Père de l’Église catholique. V. note [15], lettre 300, pour l’empereur romain Julien, dit l’Apostat.

  3. Paris, Robertus Sara, 1630, in‑12 en deux parties de 406 (Poésie et prose de Bourbon) et 159 pages (Appendix).

Ce distique est imprimé à la page 188 de la première partie :

« Epitaphium Henrici Magni.

Henrici parva hæc urna est, quem magna probarunt
Facta fuisse Deum, Fata fuisse Hominem.

G. Duvallius, Profess. Regius, et Doctor Medic. {a}

Version française.

Ci-gît le Grand Henri, dont les faits héroïques
Faisaient croire à chacun qu’il était immortel :
Mais la mort nous fait voir qu’il ne fut jamais tel,
Puisqu’en si peu de lieu reposent ses reliques.

Séb. Hardy Par. Receveur des tailles du Mans. » {b}


  1. « Guillaume Du Val, professeur royal et docteur en médecine » : v. note [10], lettre 73, pour Guillaume Du Val, professeur de philosophie au Collège de France et docteur régent de la Faculté de médecine de Paris.

  2. Sébastien Hardy, poète et traducteur natif de Paris (mort en 1650), devint plus tard conseiller à la Chambre des comptes. Il était le père de Claude Hardy (v. note [7], lettre latine 148). Sa plume était généreuse ; une traduction plus littérale du distique serait :

    « Cette petite urne est celle de Henri le Grand que ses hauts faits ont fait croire un dieu, mais la mort a montré qu’il n’était qu’un homme. »

    Hardy était aussi mathématicien : on lui attribue une Seconde Réfutation de la prétendue quadrature du cercle… Où il est démontré que le carré des huit neuvièmes du diamètre du cercle est plus grand que la figure des trente-deux côtés circonscrits (Paris, Robert Sara, 1641, in‑4o).


L’éloge de Matthias Corvinus Rex Pannoniæ [Matthias ier Corvin, roi de Hongrie] {a} figure, avec son portrait, aux pages 113‑115 des Elogia Virorum bellica virtute illustrium… [Éloges des hommes qui se sont illustrés par leur vertu guerrière…] de Paul Jove. {b} On y lit en effet exactement le même distique, attribué à Antonio Tebaldeo (Antonius Thebaldeus, poète italien natif de Ferare,1463-1537), avec remplacement de Henrici parva hæc urna est… par Corvini brevis hæc urna est… au début du premier vers.


  1. V. note [50] du Naudæana 2.

  2. Bâle, Petrus Perna, 1596, in‑fo de 258 pages ; v. note [2], lettre 533, pour Paul Jove.

Un « B » a été ajouté dans la marge devant le nom de Du Val. Il en figure dix semblables dans le manuscrit du Borboniana : ce sont, me semble-t-il, des repères ajoutés par l’éditeur du Borboniana imprimé (1751) pour marquer les passages à y insérer ; mais le présent article, sur le distique prêté à Nicolas Bourbon, fait exception à cette règle éditoriale (s’il s’agit bien de celle qui a été suivie).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 3 manuscrit. Note 24

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(Consulté le 26.06.2022)

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