Autres écrits : Ana de Guy Patin :
L’Esprit de Guy Patin (1709),
Faux Patiniana II-2
Note [24]

L’épitaphe stoïque de Ferdinand Nunnez (Hernan Nuñez) conclut son éloge, qu’Antoine Teissier (v. la fin de la note [23] supra) dit avoir emprunté à L’Histoire universelle de Jacques-Auguste i de Thou, mais que je n’y ai pas trouvée :

« Pour ce qui était des mœurs, il était pieux, et véritable en ses discours ; mais il était railleur, et censurait vivement tous les autres. Au reste, il méprisait le faste et la gloire. Il ne se maria point, et ne but jamais de vin. Sa table était sobre, mais honnête, et il y recevait avec joie ses amis et ses disciples. Il mourut âgé de plus de 80 ans {a} et légua sa bibliothèque à son École, et ses biens aux pauvres. Il fut enterré dans une chapelle basse de l’église de Sainte-Suzanne, auprès de la porte par où on va à la rivière de Tormes ; et l’on ne mit sur son tombeau, comme il l’avait ordonné, que ces quatre paroles : La mort est le plus grand bien de la vie. »


  1. À Salamanque.

Étant donné les soupçons qui pèsent sur l’authenticité de cet article, il serait téméraire d’attribuer à Guy Patin les réflexions sceptiques, voire libertines, et les deux citations latines qui commentent l’épitaphe :

  • « Le masque tombe, le vrai visage apparaît » (Lucrèce, La Nature des choses, livre iii, vers 58) ;

  • « La mort seule force d’avouer combien peu vaut le corps des hommes » (Juvénal, Satire x, vers 172‑173).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
L’Esprit de Guy Patin (1709),
Faux Patiniana II-2. Note 24

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(Consulté le 27.06.2022)

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